mercredi 30 octobre 2013

PETIT POINT A DATE SUR LA TOXICITE DES COSMETIQUES

On a déjà parlé toxico des cosméto sur ce blog. Par exemple ici, ou , , ou encore . Certains de ces posts datent un peu, même si je mets des "edits" quand les choses ont un peu évolué. Et si on faisait un petit point à date ?

Pour cela, je ne vais pas m’embêter et vous inviter à lire un article du magazine ELLE sur la question (avec zoom sur les "perturbateurs endocriniens", sujet à la mode) : Beauté sans risque : que contiennent nos cosmétique ?


Pour une fois, je suis presque à 100% d'accord avec ce qu'il est écrit dans un article de presse à ce sujet (!!). 

Un article bien documenté, et à peu près objectif même si on sent une certaine pression des "grandes marques" (... les annonceurs qui font vivre le magazine). Dommage en effet qu'il y ait ce maladroit "Peut-on faire confiance aux grandes marques ?  - Mais bien sûr !!" qui au final décrédibilise un peu l'objectivité de l'article alors que sur le fond, oui, on peut faire confiance aux marques distribuées légalement en Europe, grandes ou petites, notamment pour les raisons indiquées dans l'article... (je n'inclue pas les escrocs de toutes sortes, ça peut arriver aussi, comme partout)

Je vous laisse donc lire l'article de ELLE et je me ferais un plaisir d'échanger avec vous sur ce sujet ô combien complexe si vous avez envie de le commenter !

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lundi 28 octobre 2013

J'AI ENFIN TROUVE MA ROUTINE CAPILLAIRE IDEALE !

En matière de soin capillaire, j'ai à peu près tout testé. Notamment le low poo, le sans sulfate, le shampooing sec, les bains d'huile ou l'abandon de l'après-shampooing. Des expériences très intéressantes, bénéfiques, sauf qu'à long terme, aucune de ces routines ne me convient parfaitement. J'ai donc créé ma propre routine capillaire, un mix des  méthodes précitées, qui du coup me convient parfaitement, et qui pourra peut-être vous inspirer à votre tour !

Mon diagnostic capillaire pour info :

  • Cheveux fins mais assez nombreux, ondulés, assez secs, difficiles à démêler, parfois colorés en ton sur ton.
  • Cuir chevelu normal, a tendance à "transpirer" (ce que je prenais pour un cuir chevelu gras pendant longtemps avant que l'on me démontre le contraire, remember ;)).

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MA ROUTINE CAPILLAIRE IDEALE
  • 1 fois sur 3 : nettoyage "classique" shampooing + après-shampooing ou masque.
  • 1 fois sur 3 : nettoyage "low poo" après-shampooing seul
  • 1 fois sur 3 : nettoyage "bain d'huile" bain d'huile + shampooing
  • Et pour gagner une journée entre deux lavages de tête (et accessoirement donner un peu de volume) : shampooing sec.
(à quelque chose près, je ne sais pas être aussi rigoureuse au quotidien)  

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Les petites explications de texte :

Low poo :
méthode inspirée du "low poo" ("no shampoo" = sans shampooing), une routine capillaire destinée au cheveux secs – notamment frisés et crépus, avec laquelle on ne se lave les cheveux qu'avec de l'après-shampooing.
L'après-shampooing contient une base lavante qui suffit amplement si on n'a pas le cuir chevelu gras (ce qui est souvent le cas pour les cheveux bouclés à crépus) et est bien plus douce que celle des shampooings donc plus respectueuse des fibres fragilisées. 
Dans mon cas, je ne peux pas faire du 100% low poo, car je secrète quand même du sébum, et je vis dans un environnement pollué qui nécessite de temps en temps un nettoyage plus "décapant". D'où le "low poo" = le no poo light, où on alterne no poo et shampooing/après-shampooing classique
Attention : si vous souhaitez adopter cette méthode, il faut choisir des produits de préférence sans silicone, sinon vous risquez d'avoir la fibre "triste" et mal nettoyée. 
Pour plus de détails, relire l'article "No poo, quesaco ?"

Bain d'huile :
méthode bien connue là aussi des cheveux secs, qui consiste à appliquer sur les longueurs une huile – si possible végétale (de la simple huile d'olive suffit), la laisser poser au moins 20 minutes - idéalement 3/4 d'heure / 1 heure, puis de l'éliminer avec un shampooing. Inutile ensute d'appliquer un après-shampooing, la fibre capillaire a déjà été suffisamment nourrie. Pour plus de détails, relire mon article "Comment j'ai réussi à ma passer d'après-shampooing".


Le choix des produits :

  • Les plus naturels possible pour l'huile et le shampooing, un peu plus conventionnels pour l'après-shampooing ou le masque car on peut avoir besoin d'une onctuosité et d'un lissage des écailles du cheveu que les après-shampooings naturels ont souvent du mal à donner.
  • Si possible sans "sulfates" pour plus de douceur ("sodium lauryl sulfate" et autres noms comprenant "sulfate" dans la liste d'ingrédients). Mais aujourd'hui on peut trouver des shampooings vraiment doux malgré la présence de tensioactifs sulfatés.
  • Si possible sans silicone pour ne pas alourdir la fibre et aplatir encore plus les cheveux, ou alors juste un petit tout peu dans l'après-shampooing ou le masque dans la routine "classique" - en routine Low Poo, il vaut vraiment mieux les éviter.


Ce que j'utilise en ce moment : 
(liste non idéale mais qui me convient)
(et qui changera tout le temps car je ne suis pas fidèle)
(et vous verrez qu'entre la parfaite théorie et la pratique... ;))

  • L'Huile Secret de Beauté de Leonor Greyl, qui sent tellement bon les vacances et dont la forme spray est si pratique...
  • Le Shampooing Restructure de Jacques Dessange, que j'ai utilisé sur mes cheveux abimés juste après l'été, et qui affiche un bon rapport qualité / prix (je suppose qu'il contenait des tensioactifs sulfatés voire des silicones, mais je ne l'ai plus pour vérifier, mea culpa...).
  • Le shampooing Mineral Botanic de Ahava, qui a pris la relève du Dessange, et dont la base lavante est de l'amonium laureth sulfate qui mais qui est suffisamment bien formulé pour ne pas dessécher la fibre capillaire. [EDIT : ahem, on me signale en commentaire que ce n'est pas un shampooing mais un gel-douche !! Effectivement. Je ne sais pas à quoi est due la confusion, je l'utilise en shampooing depuis 2 semaines environ et ça se passe très bien ! ;)]
  • L'après-shampooing Color Care de Dove qui doit être bourré de silicones, mais je viens de le jeter donc là non plus je ne peux vérifier sa compo - quoiqu'il en soit, mes cheveux aiment toujours autant les produits Dove, silicones compris. J'entends les puristes du No Poo hurler derrière leur écran ;).
  • Le masque Rare Mélange Soin Profond de Ojon qui contient lui aussi des silicones mais qui est d'une onctuosité, d'une sensorialité, et d'une efficacité incomparables. On n'utilise pas de masque trop riches comme celui-ci pour un no poo, moi je l'utilise 1 à 2 fois par mois après le shampooing en ayant la main légère (attention, l'ouverture du tube est très large, ça sort vite !).
  • Le Tonique Vivifiant de Leonor Greyl, produit "bonus" que j'utilise en ce moment pour limiter la chute automnale, qui est censé s'appliquer après le shampooing, sans rinçage, mais que pour ma part j'applique avant, sur les racines, en même temps que l'huile qui elle est posée sur les longueurs, et que je laisse poser 20-30 minutes. 


Et comme je viens de terminer l'huile de Leonor Greyl, je suis passée sur... tenez-vous bien... L'Huile Anti-Cellulite de Le Petit Marseillais ! En bain d'huile sur les cheveux, oui !! Pourquoi ? Parce que comme je le disais plus haut, n'importe quelle huile quasi 100% végétale (en l’occurrence sans silicones ou dérivés pétrochimique type paraffine / vaseline) peut faire l'affaire et que celle-ci ne m'avait pas du tout convaincue dans sa fonction première (ni au niveau sensoriel, ni au niveau efficacité), du coup, au lieu de la jeter ou la laisser moisir sur son étagère où elle attendait depuis 1 an, je l'ai recyclée en huile capillaire. Et non, je ne vais pas mincir du cuir chevelu (ou du cerveau), ne vous inquiétez pas pour moi ;).


Ah et mon shampooing sec, c'est celui de la gamme Timotei Pure (dont on aurait souhaité que la communication soit moins green-washing), et il est vraiment très bien, je le préfère au classique Klorane car il laisse les cheveux moins poudrés. J'ai aussi un (fameux) Batiste qui m'attend pour prendre la suite, je vous dirai ce que j'en pense.

Je sais que beaucoup d'entre vous ont déjà testé voire adopté l'une et/ou l'autre de ces méthodes, d'une part car vous être très pointus en cosméto ;), d'autre part parce que j'en ai déjà parlé sur ce blog et que certains d'entre vous m'ont déjà dit avoir adopté le Low Poo ou le bain d'huile sans après-shampooing, par exemple. Donc j'attends vos retours d'expérience en commentaire ! 


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jeudi 24 octobre 2013

[INTERVIEW] ENTREZ DANS L'UNIVERS SHISEIDO...

Cela ne vous aura pas échappé. J’adoooooore Shiseido. Pour tout : l’innovation, la finesse des textures, l’efficacité, la précision des couleurs, le raffinement des emballages, les publicités parfois avant-gardistes… et pour son univers, son histoire, que je trouve incroyablement riches et "aspirationnels". 
 
Il y a quelques temps, j’ai rencontré Guillaume Cappon, Directeur de la Communication Europe de la marque (edit : Guillaume n'est plus à ce post aujourd'hui), qui m’a raconté tout un tas d’histoires passionnantes sur Shiseido, ses origines, sa philosophie, son esprit d’entreprise, ses innovations. J’en partage aujourd’hui l’essentiel avec vous, je suis sûre que vous allez apprendre des choses que vous ne soupçonniez même pas…



Guillaume, quel est ton parcours professionnel personnel ?

J'ai toujours voulu travailler dans l'univers du luxe, parce qu'il y a une vraie patte créative, un rôle de l'image important. Très rapidement j'ai eu diverses expériences dans la mode, la beauté, la haute joaillerie, et une vision 360° de la communication - de la conception à la création, jusqu’à la production et la médiatisation des contenus.J’ai commencé chez Chanel, puis chez son agence média CIA, j’ai ensuite travaillé pour Chalhoub, n°1 du luxe au Moyen-Orient, ce qui m’a permis d'avoir un souffle nouveau, de quitter la France parfois trop sclérosée à mon goût, de rencontrer des personnes de toutes nationalités et cultures, de visiter des marchés assez incroyables… Puis j'ai eu envie de revenir en France, à l'émulation parisienne, à sa créativité, son histoire, et j'ai rejoint Shiseido pour m’occuper de la communication et des relations presse pour l'Europe.

Quel est ton rôle chez Shiseido ?

On m'a donné carte blanche pour créer le département, c'était un challenge incroyable ! Il me fallait d'abord constituer l'équipe, puis apporter des outils de communication, créer de la valeur pour l'ensemble des marchés Européens, du Moyen-Orient et de L'Afrique (35 pays). Je suis également en charge du web pour l'Europe, sur 16 marchés, avec un gros chantier actuellement pour la refonte du site et l'ouverture d'un e-commerce.


Peux-tu nous raconter l’Histoire de Shiseido en quelques dates-clés ?

La marque est née en 1872. Elle a une dimension recherche & développement extrêmement forte, c'était d’ailleurs au départ la première pharmacie de type occidental au Japon, dans le quartier Ginza de Tokyo. Une véritable fusion entre la science occidentale et l'esthétisme oriental. Il yavait déjà à l'époque, il y a plus de 140 ans, une volonté de faire bouger les lignes. Ce que nous continuons à faire aujourd'hui…
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Le fils du fondateur a fait beaucoup pour la philosophie et l’essor de la marque. Il était passionné d'art contemporain, photographe, et a parcouru l'Europe et les Etats-Unis. Il est revenu avec des idées qui n'étaient implantées qu'en Europe à l'époque. 

De ses observations sont nées par exemple la Fukuhara Toothpaste, ou la lotion Eudermine. Et depuis, ses successeurs ont continué à innover, inventer de nouveaux produits, de nouveaux gestes… C’est dans l’ADN de Shiseido.


La Fukuhara Toothpaste est la première pâte dentifrice japonaise. Elle a été créée en 1888. Les dentifrices n’existaient pas jusqu’alors au Japon et elle s'est vite imposée comme un nouveau geste d'hygiène essentiel.


La lotion Eudermine a été créée quelques années plus tard, sur un principe pharmaceutique inspiré de ce qu'il se faisait dans les drugstores européens à l’époque - au Japon, les lotions n'étaient à l'époque qu'à base d’extraits végétaux. C’était une lotion aux vertus hydratantes, à usage mixte dès le départ, la première étape du soin du visage. « The red lotion » était d’ailleurs le premier produit cosmétique de la marque, et c’est d’elle qu’est né le rouge emblématique Shiseido. Aujourd’hui, toutes les routines de soin asiatique intègrent une étape lotion. En Europe, c'est plus compliqué, il faut expliquer Eudermine, dire qu'elle sert à préparer la peau à une réception optimale de l'étape soin (= crème) et permettre aux principes actifs de pénétrer de façon plus profonde. La lotion est indissociable pour Shiseido de la crème, peu importe le type de peau.



Dans les années 20, Shiseido a mis au point la première Rainbow Face Powder, une poudre visage composée de plusieurs teintes (vert + mauve + jaune…) dont la somme optique donne une couleur chair, et qui permet de gommer les imperfections colorielles de la peau : le vert contre les rougeurs, par exemple.


Autre produit emblématique de la marque : le Fond de Teint Compact Solaire. Il est sorti en 1993, il fête ses 20 ans cette année. Il a été formulé pour résister à la transpiration et la chaleur, et contient une protection solaire. Il est n°1 en Europe. Cette année nous avons choisi pour le représenter un visuel très ludique inspiré d'une ancienne publicité dédiée à son ancêtre le "Beauty Cake".




Et au niveau communication et publicité ?

Shiseido n’a pas innové que dans les produits, mais aussi dans la manière de communiquer, et même parfois au niveau social.



La place de l’Art est très importante, par exemple, et cela se ressent sur nos publicités depuis le début. Ce qu’on sait moins ici en Europe, c’est que Shiseido a aussi ouvert des musées au Japon, de véritables musées, notamment en Art Contemporain.


 

Un exemple d’innovation dans la communication : dans les années 70, Shiseido a été la première marque japonaise à faire poser une femme pour une publicité. Shootée sur une plage de Hawaï, un mannequin japonais en bikini et bronzée - c’était une vraie rupture avec les publicités et les codes de l'époque. Cette campagne de communication a connu un énorme succès, l'affiche était même dépouillée par des hommes ! Le modèle est toujours mannequin pour Shiseido, pour la ligne peaux matures, et elle est devenue une véritable star au Japon.


Shiseido a également participé à l’émancipation de la femme. En 1985, un loi importante sur la sécurité sociale des femmes et l'égalité hommes / femmes au travail est votée (NDLR : et non le doit de vote des femmes comme je l'avais indiqué précédemment ;)). Une femme du comité de direction Shiseido a alors créé pour elles la gamme Bioperformance, en 1988, pour les accompagner dans leur nouveau style de vie : facilité d'utilisation, premier monoproduit jour/nuit de l'industrie cosmétique, réelle efficacité avec l’incorporation d’acide hyaluronique d’origine biotechnologique – à l’époque il était extrait de la crête de coq… Bioperformance est aujourd’hui la gamme de référence de Shiseido : il se vend 1 produit toutes les secondes dans le monde, et elle est n°1 dans certains pays, en Italie et Allemagne notamment.


 

Shiseido, en France, n’est connu pour être "que" une marque de soin haut de gamme. Mais qu’en est-il en réalité ?

Shiseido est un groupe avec 26 marques : des cosmétiques haut de gamme (ceux que vous connaissez) ou beaucoup plus accessibles (vendus en supermarché), de l'acide hyaluronique (que l'on vend à 400 entreprises à travers le monde, et même pour la chirurgie oculaire), du riz, des boissons au collagène, des restaurants, des traiteurs (Shiseido Parlour est le Hédiard local), des musées.... C'est une véritable institution au Japon, l'entreprise fait partie de la culture japonaise quotidienne, c'est une marque "lifestyle".


Peux-tu nous parler de la Recherche Shiseido, des spécificités technique de ses formules ?

La Recherche Shiseido, c'est plus de 1000 chercheurs, plus de 10 centres de recherche, plus de 2 400 brevets déposés, des partenariats avec des universités comme la Harvard Medical School pour la recherche sur les cellules souche... Nous avons des équipes de formulateurs dans différents pays, et grâce au programme de recherche Shiseido, ils passent d'un centre à un autre tous les 3 à 5 ans, ce qui est très enrichissant pour eux, et stimule l’innovation.

Au niveau de la formulation, nous avons notamment une technique d'émulsification brevetée qui donne des textures poids plume jamais très riches mais suffisamment confortables. Ces textures sont inimitables, et c'est ce qui fait aussi le succès de nos produits. Dans nos constructions de gamme, on propose toujours des alternatives de textures : crème et "émulsion", c'est à dire un fluide plus léger. Les pays du nord préfèrent les textures crèmes, ceux du sud les fluides.


Quelle est la spécificité de la communication Shiseido ?

Shiseido, c'est une véritable pépite en termes de communication, parce que son histoire est déjà un très beau terreau : on peut réinventer le passé, le remettre au goût du jour, c'est une quête sans fin et sans limite pour nous. On se sert au maximum de nos archives.


Nous essayons toujours d'essayer d'insuffler quelque chose de nouveau, voire un peu futuriste pour la marque. Par exemple, pour la campagne sur notre nouvelle gamme Ibuki, on est allé chercher une technologie qui permet d'avoir une interaction numérique entre le souffle et une vidéo. C'est la première fois d’ailleurs que Shiseido Europe créé une campagne de A à Z : casting, discours, mécanique, tournage... Notre équipe a la chance d’avoir une vraie marge de manœuvre, ce qui est assez rare au sein d’une marque de luxe dont les univers sont souvent très chartés, figés, voire ancrés.


Comment se passent les relations avec le siège japonais ?

Travailler avec le Japon, c'est extrêmement enrichissant. Ils ont une approche totalement différente de la nôtre, une notion du temps particulière : les choses sont plus lentes, analysées, il y a une culture du consensus. J'ai appris par exemple que les japonais, avant de prendre une décision, vont tous se consulter, analyser tout dans les moindres détails, et une fois la décision prise, ils ne reviennent pas dessus. En France, on a tendance à se décider hyper-rapidement et on réoriente la stratégie après !

Le siège est aussi à l'écoute des spécificités européennes. Chaque année, nous recevons par exemple à Paris un « talent », un jeune japonais qui vient apprendre le métier en Europe.


Pour conclure, quelle est l’ambiance dans vos locaux parisiens ?

Nous sommes tous des passionnés. On apprend tous les jours, ne serait-ce que sur la marque, car elle a une richesse qu'on ne trouve nulle part tailleurs. C'est sans fin, on peut tirer pas mal de ficelles, rebondir... On sent vraiment la passion dans les équipes, il y a un très fort attachement à la marque, un véritable dépassement de soi - à l'image de celui des japonais, de la dévotion qu'ils peuvent avoir pour leur entreprise. Ce qui contribue très probablement à son succès. On ne s'ennuie jamais chez Shiseido !
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mercredi 23 octobre 2013

BEAUTÉS DU MONDE #16 : RIA TEMPLER, BALINAISE

Ma première interview Beauté du Monde était consacrée à Aget, de Bali, une jeune femme de condition plutôt modeste, qui avait une routine beauté minimaliste. Aujourd'hui, nous partons à la rencontre d'une autre Balinaise, très différente, et à la routine beauté élaborée, mais avec des produits toujours aussi naturels. Ria Templer a 25 ans, vit à Denpasar, capitale et plus grande ville de l'île, et elle est Responsable Marketing chez Utama Spice, une marque cosmétique locale spécialisée dans l'aromathérapie. Elle est très pointue en beauté et nous livre quelques recettes-maison simples et efficaces !


Qu'est-ce qu'une belle femme pour toi ?

Une femme indépendante, intelligente, en bonne santé, heureuse et qui a confiance en elle.


Quelle personnalité symbolise le mieux la beauté pour toi ? 

J'aime Diane Von Fustenberg, elle représente pour moi la Beauté car elle encourage les femmes à être belles, puissantes et sexy. 


Quelle est ta routine beauté ? 

Je me lave le visage matin et soir avec le savon Utama Spice’s Antiseptic soap suivi le soir du beurre de cacao Cocoa Love Butter de la même marque, et le matin d'huile vierge de coco et d'un lait visage et corps Rose Allure pour une hydratation tout en légèreté. 

 La salle de bains de Ria Templer

2 fois par semaine, j'exfolie mon visage avec le gommage Utama Spice Green Leaf Face Scrub mélangé avec un peu de savon liquide antiseptique. Après l'exfoliation, j'applique du vinaigre de cidre qui semble éliminer mes points noirs comme par magie ! Je le rince avec de l'eau puis avec mon savon antiseptique, et ensuite j'applique le masque Temu-temu Face Mask de Utama Spice, que je laisse poser jusqu'à ce qu'il sèche, puis que je rince à l'eau fraîche pour refermer les pores. Ensuite, j'hydrate avec le beurre de cacao Utama Spice additionné d'huile essentielle pure de patchouli qui est un petit miracle pour éliminer les imperfections cutanées et les petits boutons ! Cette huile essentielle marche aussi très bien sur les petites coupures et égratignures - à appliquer directement sur la blessure.


1 fois par semaine, pour l'exfoliation du corps, je mélange dans un pot le gommage Body Scrub Green Leaf de Utama Spice avec de l'argile, j'ajoute de l'huile de coco jusqu'à ce qu'elle recouvre la préparation, j’additionne parfois le tout de quelques gouttes d'huile essentielle. Je me nettoie le corps avec un savon, puis je le gomme avec cette mixture, et je rince soigneusement. J'ai un style de vie très chargé, cette astuce me permet de gagner du temps car je n'ai pas besoin d'hydrater mon corps après ce gommage-maison !
 

Ma routine capillaire consiste à appliquer l'huile capillaire Utama Spice ou alors une huile de coco pure 1 fois par semaine, que je laisse poser quelques heures, et quand je suis à la plage ou à la piscine, je la garde toute la journée pour protéger mes cheveux contre les éléments. Je la rince ensuite avec un shampooing bébé sans parabène. Sinon j'essaye d'aller chez le coiffeur toutes les 6 semaines, comme me l'a conseillé mon ancienne coiffeuse à Londres (chez Headmasters) qui faisait un travail incroyable sur mes cheveux.


J'utilise le déodorant Crystal quotidiennement mais quand il fait vraiment très chaud ou que je stresse, je transpire quand même, donc je me suis concocté un spray parfumant avec de l'huile essentielle de géranium dans un mix d'alcool (vodka) et d'eau, que j'utilise pour combattre les mauvaises odeurs corporelles. 
 

J'utilise rarement du maquillage, seulement pour les évènements et soirées particulières. J'ai travaillé chez Harrods où je devais porter du maquillage tous les jours et je me suis rendu compte que ça ne convenait pas à ma peau, elle avait l'air en moins bonne santé. 

 
Enfin, j'ai une collection de parfums comme Daisy et Gardinia de Marc Jacobs (que j'adore), Bulgari, Tommy Girls, Hippy Chick Moschino, The One de Gucci...


As-tu des recettes de beauté à partager avec nous ?

Toujours utiliser des produits cosmétiques naturels, cela fait une différence fondamentale par rapport aux produits synthétiques. (pour ses recettes beauté maison, voir les conseils de Ria Templer juste au-dessus)


Qu'est-ce qui est le plus important pour toi : ta peau, tes cheveux, ton corps, ton maquillage ?

Ils sont tous importants pour moi. Pour maintenir un corps en bonne santé, vous devez aussi manger correctement, faire régulièrement de l'exercice, et ça se reflètera automatiquement sur votre peau et vos cheveux. 

Le maquillage, quant à lui, est là seulement pour magnifier vos atouts, pas pour masquer vos faiblesses. Je pense d'ailleurs personnellement que si vous avez une peau saine, votre maquillage sera plus efficace.


Quelles sont tes marques préférées ?

Utama Spice et Naked Naturals pour l'hygiène et le soin, Benefit et Mac pour le makeup.


Où achètes-tu tes produits de beauté ?

Je les achète essentiellement chez Utama Spice, mais aussi à la Guardian Pharmacy. Pour le maquillage, en général à n'importe quel comptoir duty free.

Guardian Pharmacy

Utama Spice

Duty Free, Bali

Retrouvez les 15 première interviews Beautés du Monde ici.
Merci à Elodie de Pure Beauté pour la mise en relation. 
Pour suivre le tour du monde de la Beauté d'Elodie et Manu, c'est par ici.
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lundi 21 octobre 2013

ENTRE LES MAINS DE MASSATO

Massato est l'un des coiffeurs les plus reconnus de la Capitale. Voire du Monde. D'ailleurs, si ce n'est pas une preuve, ça : on ne connait pas son nom de famille, c'est juste "Massato", comme Marilyn, ou Johnny.

Sur son site web, on peut lire : "Génial coupeur au caractère de rêve, bourré d’idées et toujours de bon poil, Massato reçoit toutes les femmes dans son salon perso entre deux rendez-vous avec des stars ou des top models. Son arme pour attirer à lui toutes ces femmes ? Massato définit d’un coup d’œil le style juste en harmonie avec la silhouette et l’air du temps, et il aime que l’on sorte de chez lui avec une touche moderne."

Pour avoir approché quelques grands noms de la coiffure sympathiques mais un peu egocentriques, vivant parfois dans un monde parallèle au nôtre, je peux confirmer la simplicité et la bonne humeur de ce Monsieur. Enfin, à première vue, bien sûr, je ne l'ai croisé qu'une petite heure. Question culturelle, probablement - il est japonais.

J'avais été invitée par l'agence de presse de Massato à venir découvrir ses 2 nouveaux produits - un shampooing et un après-shampooing Bio, et, si je le souhaitais, à bénéficier d'une coupe et/ou une couleur. EVIDEMMENT QUE JE LE SOUHAITAIS. J'ai sauté sur l'occasion, j'aurais annulé tout autre rendez-vous pour aller à celui-ci.

Ce que je n'avais pas prévu, c'est que je passerai entre les mains du Maître lui-même.
Whaou. Moi qui suis une grande fan de ses avant-après (version Nouveau Look pour une Nouvelle Vie, pardon pour mes références télévisuelles - mais tiens, voilà encore la preuve que notre coiffeur japonais n'est pas snob), j'ai perdu mes moyens pendant quelques secondes, puis j'ai suivi Massato dans son espace personnel.


Après avoir discuté de ce que je souhaitais et m'avoir envoyé au shampooing, il s'est mis à couper, couper, couper, très minutieusement, bien plus longtemps qu'un coiffeur lambda. Il retouchait la longueur d'une mèche deci, delà, regardait le résultat, ajustait d'un millimètre...

Il faut dire que mes cheveux ne sont pas faciles à mettre en forme, ils sont très fins. Comme de la soie. Donc sans volume, et sans forme. Gros challenge.

Une fois la coupe terminée, Massato m'a complimenté sur ma couleur (du Casting Crème Gloss de l'Oréal Paris - nuance Miel Ambré si je me souviens bien), et m'a donné quelques astuces dont une assez inattendue.
  • Pour structurer des cheveux fins, il faut d'abord une bonne coupe (je confirme, la mienne tombe aujourd'hui parfaitement bien, j'ai sans aucun doute plus de volume), ne pas hésiter à utiliser du shampooing sec pour les volumiser un peu (je confirme aussi, je fais ça régulièrement depuis des années), se sécher la tête en bas et passer un nuage de laque avant de relever la tête (ça c'est le truc que j'oublie toujours de faire...).
  • Pour leur donner de la matière et de la tenue, vous pouvez aussi - tenez-vous bien - sprayer sur votre chevelure un mélange 50% Coca Cola / 50% eau !
  • Pour les cheveux "mousseux" et frisottant comme les siens, il faut à peine rincer l'après-shampooing : il restera alors sur la fibre capillaire un léger film de produit, qui la disciplinera.

J'avais aussi une astuce pour les cheveux gras mais là, voyez-vous, elle m'échappe... Si je m'en souviens, je ferai un édit. ;)

Ah, vous voudriez peut-être voir La Coupe ? 
La voilà. :)


(le RAL, c'est un Moxie de Bare Minerals)

Et les nouveautés Bio, alors ?

Le shampooing est divin. Il sent fort la lavande - effet 2 en 1 nettoyage de tête + dégagement des narines ;), il lave parfaitement sans dessécher mes cheveux secs, il laisse la fibre crissante sous les doigts, signe qu'elle est parfaitement propre, enfin bref, j'aime j'aime j'aime. Il coûte 30€, quand même...

Je suis moins fan de l'après-shampooing : comme souvent dans le Bio, il manque de "matière", à peine appliqué il disparaît, alors que j'aurais aimé qu'il enveloppe onctueusement mes cheveux, du coup j'ai tendance à en remettre - à trop en mettre, et je ne suis pas sensoriellement satisfaite. Ceci dit, une fois rincés et séchés, mes cheveux sont doux et brillants, il fait donc bien son job. Là aussi, 30€.

(ce tissu n'est pas repassé, certes, mais je vous signale qu'il vient du Japon 
- notez le perfectionnisme de la mise en scène ! ;))


Si vous aussi vous voulez tenter l'expérience Massato, sachez qu'un shampoing / co€,upe / modelage vous coûtera 100€ ou 380€ si c'est le Samouraï du cheveu lui-même qui s'occupe de vous, ou 80€ la coupe sur cheveux secs (spécialité de la Maison), un peu moins cher pour les hommes, et pour connaître les autres tarifs (coloration, lissage japonais...), je vous invite à aller sur www.massato-paris.fr !

Vous aussi vous rêveriez de vous faire relooker par un artiste coiffeur ?
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vendredi 18 octobre 2013

LE RELOOKING DE ELANCYL

Elancyl, c'est la marque de cosmétiques minceur du groupe Pierre Fabre (Avène, Furterer, Ducray...). Très pointue pour élaborer des crèmes mangent-capitons, et qui depuis peu souhaite se diversifier au-delà de la silhouette. 

Ils en ont profité pour revoir un peu leur charte graphique, moderniser les lignes de leurs emballages.

Réussi ou non ? Voici le avant et le après, on attend vos réactions en commentaire !

AVANT

 
APRÈS


(cliquez sur les images pour les agrandir)

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jeudi 17 octobre 2013

LA FILLE QUI REDECOUVRAIT LES CRAYONS KHOL...

Je tiens un blog appelé (dé)maquillages, mais je ne me maquille pas énormément (NDLR : au cas où vous n'auriez pas saisi le jeu de mot, c'est un blog qui "démaquille" l'industrie de la beauté, qui va voir ce qu'il y a derrière le "maquillage" marketing et publicitaire - je le précise car parfois on me demande si je parle d'autre chose que de maquillage voire de démaquillage (!!) sur mon blog). Il y a cependant un geste que je fais très souvent : un trait de crayon à la racine des cils supérieurs.

 (comment ça il serait temps que j'hydrate ma main ??)

J'ai découvert le crayon khôl assez récemment en fait, il y a peut-être 3 ou 4 ans, et j'ai vite adopté ce geste car il est tout simple, rapide, quasi inratable, et change complètement le regard. Même si vous avez une sale tête, un petit coup de crayon et hop, vos cils paraissent plus fournis, on vous prendrait même presque pour une vraie fille.

Avant, je n'utilisais que des crayons noirs - pas téméraire, la So. Et puis un jour de folie incroyable, j'ai eu envie d'essayer le marron.

Le marron, quoi. MARRON. Quelle idée.

Eh bien j'aurais dû m'y mettre avant ! Car c'est très subtil, très naturel - on ne dirait même pas que vous avez appliqué un fard, et ça intensifie vraiment le regard. Si vous l'estompez, la couleur se fond dans les cils et on croirait juste que la Nature vous a gâtée - l'artifice est indécelable. Une belle alternative au noir qui peut durcir un peu le regard si on n'a pas la main légère (ou l'art de l'estompe - moi j'utilise un pinceau biseauté de chez L'Oréal Paris pour info). 

Celui que j'utilise est le Stylo Regard Waterproof de Yves Rocher. 6,50€ : pourquoi payer plus ?

J'ai aussi découvert le noir pailleté. Un crayon Arcancil livré avec une Little Box il y a bien 1 an de cela. Puis un Rimmel, le Scandeleyes, qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Et j'ADORE. Je le mets très souvent ("le" parce que j'ai donné l'Arcancil, ça ferait doublon sinon, d'autant plus que la durée de vie de ces petites choses avoisine les... 2-3 ans au moins, à raison d'applications très régulières). 

Là, on est dans l'inverse du marron discret, c’est intense, ça briiiiille, MAIS si vous vous limitez à un trait fin au-dessus de la frange de cils, ça reste relativement sobre, en tous cas très portable en journée lambda - on ne vous regardera pas de travers si vous sortez les poubelles avec, par exemple. Et si vous vous ratez un peu, le rattrapage par estompage est assez facile. En résumé : il est simple d'utilisation, il maquille en 2 temps 3 mouvements, il est chic mais pas carnaval, il tient toute la journée... le crayon noir pailleté est donc indispensable.


Par contre, je n'aime pas les eyeliner, les vrais, les liquides et les feutres. Ça ne me va pas, ça me fait prendre 10 ans, mon regard perd en pétillance, et en plus je ne sais pas les appliquer.

Et vous, vous êtes crayon khôl, eyeliner ou rien de tout ?

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mardi 15 octobre 2013

TOI AUSSI ENTAME TA MUE DES PIEDS AVEC 'BABY FOOT' !

Il y a de cela presque un an, j'avais eu dans une My Little Box spéciale Monoprix un exemplaire du fameux Baby Foot, non, pas le jeu avec des footballeurs en bois de nos années lycée, le masque-chaussette qui te redonne des pieds de bébé. Je l'avais mis de côté en attendant le mois de septembre, pour un traitement de choc anti-petons-cornés après l'été.


L'été a un peu duré, je n'ai donc chaussé les fameuses chaussettes qu'il y a une quinzaine de jours.

Comment ça marche ? C'est tout simple : ce sont des chaussettes en plastoc moche dont l'intérieur est recouvert d'une crème ultra-dosée en acides lactique et glycolique, ces fameux AHAs (alpha-hydroxy acids) dont je vous ai déjà parlé tellement ils sont efficaces (notamment dans la Lotion Kératolytique de Lierac Prescription). On les met pendant 1 heure, on rince, on attend, et quelques jours après, ça pèle. Et il ne faut rien appliquer sur les pieds le temps du traitement (une dizaine de jours).

J'ai donc mis ces chaussettes, j'ai bien fait attention à ce que le produit ne coule pas en les fermant hermétiquement avec un (mara)bout de ficelle, j'ai bien réparti le produit sur l'ensemble des petons, j'ai prix un magazine (Stylist, j'aime beaucoup, et vous ?), j'ai attendu.


Au fur et à mesure, une légère sensation de picotement a commencé à se faire sentir. Au bout de 45 minutes, ça piquait un peu trop à mon goût, et comme je tiens à l'intégrité de mes pieds, j'ai  enlevé les chaussettes.

5 jours après, mes pieds ont commencé à peler. Mais à peler grave. J'avais été prévenue mais quand même, c'est impressionnant : des lambeaux entiers de peau qui se détachent de vos talons, qui atteignent parfois 2 cm², c'est limite flippant. Bien sûr, vous en semez un peu partout dans l'appartement et sous la couette le temps de la mue (une petite semaine), donc je vous conseille de ne pas quitter vos chaussettes. Sauf sous la douche. Et évitez la piscine, ça sera sympa pour les autres.


Vendredi dernier, j'étais chez Anne Sémonin, mon institut préféré, pour découvrir leur nouveau soin-gommage-massage-corps, et Fanny n'a bien sûr pas oublié les pieds, ce qui a permis de détacher les dernières peaux mortes. Vous pouvez le faire chez vous avec un exfoliant, bien sûr, l'étape institut n'est pas obligatoire ;).

J'ai ensuite décidé de continuer de chouchouter mes pieds en appliquant religieusement le nouveau Baume du Randonneur pour les Pieds de Le Couvent des Minimes, "à base de 9 plantes qui nourrissent, adoucissent et apaisent", qui est vraiment réparateur mais attention, tellement gras que je vous conseille plutôt de le mettre le soir et sous des chaussettes.
Résultat final ?

Des petons de bébés. Promesse tenue. L’excédent de couche cornée sous les pieds  - notamment au niveau des talons - a disparu, les petites callosités au niveau du frottement des brides de sandales aussi, la peau est liiiiiiiisse, affinée, douce.

Petit bémol : le dessus des pieds n'a pas du tout pelé, c'est dommage. Ça n'a l'air de ne marcher que sous le pied - vous me direz que c'est là qu'on en a surtout besoin, et vous aurez raison...

Baby Foot est une exclu Monoprix, coûte 19,99€, et vaut le coup pour une utilisation occasionnelle (avant et après l'été, par exemple). Et si vous êtes débrouillard, vous pourrez trouver des versions moins chères, notamment sur des sites web asiatiques car ce genre de produit est un must have là-bas - le Baby Foot étant n°1 au Japon donc une valeur sûre, et même en France, chez une marque plutôt pharma dont le nom m'échappe, si quelqu'un a l'info, je suis preneuse !

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samedi 12 octobre 2013

DECRYPTAGE : LES MARQUES DE DISTRIBUTEURS VALENT-ELLES LE COUP (EN BEAUTE) ?

Vous connaissez "l'effet marque" : quand la marque est connue, et reconnue, notamment parce qu'elle dépense plein de sous dans de la publicité, c'est rassurant, on lui fait confiance. Il y a un petit côté méthode Coué, ou "pensée magique", là-dedans. On se dit qu'elle ne serait pas si connue que ça, et aussi couronnée de succès, si ses produits étaient déceptifs.

Ce n'est pas faux.

A l'inverse, on regarde souvent la (les) marque(s) de distributeur (MDD) avec méfiance. Avec ces clichés en tête : c'est moins cher qu'une "grande marque" (pas de beaucoup mais quand même) donc pas aussi qualitatif, ce ne sont pas des spécialistes - d'ailleurs ils sous-traitent, les packs souvent moyennement attractifs, les produits ne doivent pas convenir aux peaux sensibles, et/ou ne peuvent être aussi efficaces que ceux qui passent à la télé...  Et par-dessus tout ça, ça ne fait pas rêver (c'est important la part de rêve, en cosmétique).



Pourtant, elles cartonnent, ces MDD de la beauté : chez Leclerc, elles s'appellent Inell Beauty (pour le soin) ou Siliss (pour l'épilation), chez Carrefour, c'est Les Cosmétique Design Paris, chez Monoprix, c'est Monoprix ou - et on le sait moins, Miss Helen (pour le maquillage), chez Intermarché, c'est Labell Paris (pour le maquillage), chez Sephora, c'est Sephora, chez Marionnaud, Marionnaud, chez Leader Price, Leader Price... Vous avez tous et toutes déjà acheté un de leurs produits, j'en mettrais ma main à couper. Sauf si vous êtes trop snob. Ou flippé pour les mauvaises raisons listées dans le paragraphe précédent.



"Pour les mauvaises raisons", oui.

Car quitte à briser un peu le rêve... la plupart du temps, les formules MDD ne sont pas moins bonnes que celles des marques.

Les marques aussi sous-traitent une bonne partie, voire la quasi-totalité de la fabrication de leurs produits cosmétiques ! Chez les mêmes sous- traitants que les MDD : les mêmes laboratoires (les mêmes cerveaux), les mêmes façonniers (= usines de fabrication et d'emballage). Ils ont les mêmes fournisseurs d'emballage, les mêmes fournisseurs de matières premières (ce sont d'ailleurs souvent eux qui créent la véritable innovation, que les marques s'attribuent ensuite). Et ils répondent aux mêmes exigences de la législation, notamment en terme d'innocuité.



Concernant les vernis, par exemple, des produits qui sont forcément sous-traités car leur fabrication répond à un certain nombre de normes drastiques (à cause des solvants, toussa), je crois qu'il y a 2 usines de fabrication pour toute la France. Deux. Vous me direz qu'on n'est pas obligé de fabriquer en France, qu'il existe des sous-traitant ailleurs, mais la plupart des vernis français sont fabriqués en France.



Les formulateurs avec lesquels je bosse travaillent autant pour des MDD que pour des marques "pharmaceutiques", de niche ou de luxe. Je rigole parfois en voyant que telle ou telle grande marque annonce la découverte d'un actif incroyable qui en fait est proposé à tout le monde par un fournisseur d'actifs puis renommé et remarketé par la marque elle-même (je précise que ça arrive quand même que de grandes marques développent leurs propres actifs), ou propose un emballage innovant que mon fournisseur de packs m'a présenté quelques mois auparavant (pourquoi croyez-vous que l'on voit partout en ce moment les eyeliner avec un gros manche recourbé ? ;)).


La différence se fait dans le budget consacré à la formule, me direz-vous. Oui, les grandes marques, avec leurs gros volumes qui leur permettent par économie d'échelle d'avoir des tarifs plus intéressants, sont capables de proposer des formules a priori plus pointues (note à qui se reconnaîtra : j'ai bien écrit "a priori" aujourd'hui).

Sauf que la plupart du temps, ils mettent la différence de coût... dans la publicité ! Et dans les jolis emballages qui vont avec. Donc au final, ce n'est pas moins cher. Et le produit de marque n'est pas meilleur. (j'ai dit "la plupart du temps", pas "tout le temps")

Au final, y a t'il une réelle différence entre la qualité, la tolérance cutanée et l'efficacité des grandes marques (de grandes surface) et celles des MDD ? Aujourd'hui, non. Ou peu.
Bon, ok, L'Oréal est par exemple très très fort en capillaire, notamment en coloration, donc a souvent une longueur d'avance sur les autres et la MDD en particulier dans ce domaine. Ou oui, ok, on peut trouver une certaine différence sur du soin à valeur ajoutée (anti-âge, minceur, innovations toutes fraîches...) car les bons actifs à bonne dose coûtent cher et il est probable que les anti-âge Leader Price à 3 francs 6 sous ne soient pas à la hauteur. Ok, oui, aussi, pour celles et ceux qui se soucient de la naturalité des produits, il faut y mettre un peu plus le prix car c'est bien connu, ce qui coûte le moins cher en cosméto, c'est l'eau et les dérivés pétrochimiques (la Crème Nivea en étant une bonne illustration - zut, mauvais exemple, c'est une marque, j'aurais dû vous donner un produit de MDD ;)).

 

Là où les MDD investissent moins que les marques, c'est en marketing. Les produits donnent souvent "moins envie". Mais elle le font probablement plus ou moins exprès (... pour que le bénéfice prix soit instantanément perceptible par leur cible ?). Et quand elles essayent de marketiser leurs gammes, ça ne marche pas toujours (je n'ai pas entendu que des bons échos sur l’accueil de la ligne "haut de gamme" Les Cosmétiques de Carrefour, par exemple). Ceci dit, de gros efforts en matière de désirabilité ont été faits ces dernières années par les MDD, je vous laisse juger par vous-même avec les quelques visuels qui illustrent ce billet.



Bref, je parle, je parle, mais votre temps est précieux, passons au point suivant : mon expérience personnelle.

Personnellement, je n'achète quasiment que de la MDD. Je vous jure que c'est vrai. Bon, en réalité, je n'en achète presque plus car je suis très gâtée par mon travail et mon blog en matière de produits de beauté, mais quand je dois acheter un produit cosmétique, je prends du Monoprix ou (pour les produits de base) du Leader Price (chez Franprix). Parce que ce sont les deux enseignes qui sont proches de chez moi. Sinon, je prendrais du Leclerc, ou de l'Intermarché, même pas peur.



Par exemple, en ce moment, j’utilise un bain dissolvant Inell (Leclerc) à 3,70€ qui n'a franchement rien à envier à ses grands frères à 8€ ou plus, des bandes de cire froide Siliss (toujours Leclerc) qui sont les seules avec lesquelles j'arrive à retirer des poils (je ne sais manier que la cire chaude, habituellement), une crème dépilatoire Leader Price, un gommage visage Nocibé et des vernis Marionnaud. Par contre, je n'achèterai pas des shampooings MDD (mes cheveux ont un problème "spécifique", ils sont secs et difficiles à démêler) ni de crème anti-âge (pour les raisons évoquées plus haut). Et j'hésiterais beaucoup sur une coloration capillaire ou du fond de teint.



En résumé : 
  • Pour les produits d'hygiène et/ou à faible valeur ajoutée (shampooings, gels douche, crèmes corps ou main, crèmes hydratantes, exfoliants, démaquillants, produits dépilatoires, dissolvants, vernis, écrans solaires...), foncez sur la MDD.
  • Pour les produits spécifiques sur lesquels vous avez une attente particulière (antirides, amincissants, produits peaux très sensibles, fonds de teint de bonne tenue, colorations capillaires...), tapez plutôt dans les grandes marques, vous serez assuré d'avoir un minimum de qualité - ceci dit, les 60 Millions de Consommateurs et autres Que Choisir démontrent régulièrement que les MDD sont celles qui proposent parfois les produits les plus efficaces !
  • Pour les produits "naturels" et éthiques, n'allez pas en grande surface, quelle idée, franchement ?? ;)
  • Pour les produits "dermatologiques", parce que votre peau ne supporte rien, misez sur les formules plutôt synthétiques (oui, les dérivés du pétrole sont très bien tolérés par la peau) que vous piocherez parmi les marques "dermato" de grande surface et/ou en pharmacie.
  • Pour les produits "qui font rêver"... piochez dans les marques qui vous font rêver. Même si c'est Monoprix ou Carrefour. ;)

Alors, je vous ai un peu éclairés sur les MDD ?
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