samedi 12 octobre 2013

DECRYPTAGE : LES MARQUES DE DISTRIBUTEURS VALENT-ELLES LE COUP (EN BEAUTE) ?

Vous connaissez "l'effet marque" : quand la marque est connue, et reconnue, notamment parce qu'elle dépense plein de sous dans de la publicité, c'est rassurant, on lui fait confiance. Il y a un petit côté méthode Coué, ou "pensée magique", là-dedans. On se dit qu'elle ne serait pas si connue que ça, et aussi couronnée de succès, si ses produits étaient déceptifs.

Ce n'est pas faux.

A l'inverse, on regarde souvent la (les) marque(s) de distributeur (MDD) avec méfiance. Avec ces clichés en tête : c'est moins cher qu'une "grande marque" (pas de beaucoup mais quand même) donc pas aussi qualitatif, ce ne sont pas des spécialistes - d'ailleurs ils sous-traitent, les packs souvent moyennement attractifs, les produits ne doivent pas convenir aux peaux sensibles, et/ou ne peuvent être aussi efficaces que ceux qui passent à la télé...  Et par-dessus tout ça, ça ne fait pas rêver (c'est important la part de rêve, en cosmétique).



Pourtant, elles cartonnent, ces MDD de la beauté : chez Leclerc, elles s'appellent Inell Beauty (pour le soin) ou Siliss (pour l'épilation), chez Carrefour, c'est Les Cosmétique Design Paris, chez Monoprix, c'est Monoprix ou - et on le sait moins, Miss Helen (pour le maquillage), chez Intermarché, c'est Labell Paris (pour le maquillage), chez Sephora, c'est Sephora, chez Marionnaud, Marionnaud, chez Leader Price, Leader Price... Vous avez tous et toutes déjà acheté un de leurs produits, j'en mettrais ma main à couper. Sauf si vous êtes trop snob. Ou flippé pour les mauvaises raisons listées dans le paragraphe précédent.



"Pour les mauvaises raisons", oui.

Car quitte à briser un peu le rêve... la plupart du temps, les formules MDD ne sont pas moins bonnes que celles des marques.

Les marques aussi sous-traitent une bonne partie, voire la quasi-totalité de la fabrication de leurs produits cosmétiques ! Chez les mêmes sous- traitants que les MDD : les mêmes laboratoires (les mêmes cerveaux), les mêmes façonniers (= usines de fabrication et d'emballage). Ils ont les mêmes fournisseurs d'emballage, les mêmes fournisseurs de matières premières (ce sont d'ailleurs souvent eux qui créent la véritable innovation, que les marques s'attribuent ensuite). Et ils répondent aux mêmes exigences de la législation, notamment en terme d'innocuité.



Concernant les vernis, par exemple, des produits qui sont forcément sous-traités car leur fabrication répond à un certain nombre de normes drastiques (à cause des solvants, toussa), je crois qu'il y a 2 usines de fabrication pour toute la France. Deux. Vous me direz qu'on n'est pas obligé de fabriquer en France, qu'il existe des sous-traitant ailleurs, mais la plupart des vernis français sont fabriqués en France.



Les formulateurs avec lesquels je bosse travaillent autant pour des MDD que pour des marques "pharmaceutiques", de niche ou de luxe. Je rigole parfois en voyant que telle ou telle grande marque annonce la découverte d'un actif incroyable qui en fait est proposé à tout le monde par un fournisseur d'actifs puis renommé et remarketé par la marque elle-même (je précise que ça arrive quand même que de grandes marques développent leurs propres actifs), ou propose un emballage innovant que mon fournisseur de packs m'a présenté quelques mois auparavant (pourquoi croyez-vous que l'on voit partout en ce moment les eyeliner avec un gros manche recourbé ? ;)).


La différence se fait dans le budget consacré à la formule, me direz-vous. Oui, les grandes marques, avec leurs gros volumes qui leur permettent par économie d'échelle d'avoir des tarifs plus intéressants, sont capables de proposer des formules a priori plus pointues (note à qui se reconnaîtra : j'ai bien écrit "a priori" aujourd'hui).

Sauf que la plupart du temps, ils mettent la différence de coût... dans la publicité ! Et dans les jolis emballages qui vont avec. Donc au final, ce n'est pas moins cher. Et le produit de marque n'est pas meilleur. (j'ai dit "la plupart du temps", pas "tout le temps")

Au final, y a t'il une réelle différence entre la qualité, la tolérance cutanée et l'efficacité des grandes marques (de grandes surface) et celles des MDD ? Aujourd'hui, non. Ou peu.
Bon, ok, L'Oréal est par exemple très très fort en capillaire, notamment en coloration, donc a souvent une longueur d'avance sur les autres et la MDD en particulier dans ce domaine. Ou oui, ok, on peut trouver une certaine différence sur du soin à valeur ajoutée (anti-âge, minceur, innovations toutes fraîches...) car les bons actifs à bonne dose coûtent cher et il est probable que les anti-âge Leader Price à 3 francs 6 sous ne soient pas à la hauteur. Ok, oui, aussi, pour celles et ceux qui se soucient de la naturalité des produits, il faut y mettre un peu plus le prix car c'est bien connu, ce qui coûte le moins cher en cosméto, c'est l'eau et les dérivés pétrochimiques (la Crème Nivea en étant une bonne illustration - zut, mauvais exemple, c'est une marque, j'aurais dû vous donner un produit de MDD ;)).

 

Là où les MDD investissent moins que les marques, c'est en marketing. Les produits donnent souvent "moins envie". Mais elle le font probablement plus ou moins exprès (... pour que le bénéfice prix soit instantanément perceptible par leur cible ?). Et quand elles essayent de marketiser leurs gammes, ça ne marche pas toujours (je n'ai pas entendu que des bons échos sur l’accueil de la ligne "haut de gamme" Les Cosmétiques de Carrefour, par exemple). Ceci dit, de gros efforts en matière de désirabilité ont été faits ces dernières années par les MDD, je vous laisse juger par vous-même avec les quelques visuels qui illustrent ce billet.



Bref, je parle, je parle, mais votre temps est précieux, passons au point suivant : mon expérience personnelle.

Personnellement, je n'achète quasiment que de la MDD. Je vous jure que c'est vrai. Bon, en réalité, je n'en achète presque plus car je suis très gâtée par mon travail et mon blog en matière de produits de beauté, mais quand je dois acheter un produit cosmétique, je prends du Monoprix ou (pour les produits de base) du Leader Price (chez Franprix). Parce que ce sont les deux enseignes qui sont proches de chez moi. Sinon, je prendrais du Leclerc, ou de l'Intermarché, même pas peur.



Par exemple, en ce moment, j’utilise un bain dissolvant Inell (Leclerc) à 3,70€ qui n'a franchement rien à envier à ses grands frères à 8€ ou plus, des bandes de cire froide Siliss (toujours Leclerc) qui sont les seules avec lesquelles j'arrive à retirer des poils (je ne sais manier que la cire chaude, habituellement), une crème dépilatoire Leader Price, un gommage visage Nocibé et des vernis Marionnaud. Par contre, je n'achèterai pas des shampooings MDD (mes cheveux ont un problème "spécifique", ils sont secs et difficiles à démêler) ni de crème anti-âge (pour les raisons évoquées plus haut). Et j'hésiterais beaucoup sur une coloration capillaire ou du fond de teint.



En résumé : 
  • Pour les produits d'hygiène et/ou à faible valeur ajoutée (shampooings, gels douche, crèmes corps ou main, crèmes hydratantes, exfoliants, démaquillants, produits dépilatoires, dissolvants, vernis, écrans solaires...), foncez sur la MDD.
  • Pour les produits spécifiques sur lesquels vous avez une attente particulière (antirides, amincissants, produits peaux très sensibles, fonds de teint de bonne tenue, colorations capillaires...), tapez plutôt dans les grandes marques, vous serez assuré d'avoir un minimum de qualité - ceci dit, les 60 Millions de Consommateurs et autres Que Choisir démontrent régulièrement que les MDD sont celles qui proposent parfois les produits les plus efficaces !
  • Pour les produits "naturels" et éthiques, n'allez pas en grande surface, quelle idée, franchement ?? ;)
  • Pour les produits "dermatologiques", parce que votre peau ne supporte rien, misez sur les formules plutôt synthétiques (oui, les dérivés du pétrole sont très bien tolérés par la peau) que vous piocherez parmi les marques "dermato" de grande surface et/ou en pharmacie.
  • Pour les produits "qui font rêver"... piochez dans les marques qui vous font rêver. Même si c'est Monoprix ou Carrefour. ;)

Alors, je vous ai un peu éclairés sur les MDD ?
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jeudi 10 octobre 2013

QUAND LE BUDDHA BAR SE MET AU SPA... CA FAIT RÊVER !

L'autre jour, je reçois une invitation du Buddha Bar pour venir découvrir la nouvelle carte de cocktails. Rien à voir avec la beauté et le bien-être, je réponds donc à l'attachée de presse que ça n'entre pas dans la thématique de mon blog et qu'en conséquence merci pour la proposition mais non. Ce à quoi elle m'écrit "Le groupe Buddha-Bar a également des spas (dans notre nouvel hôtel parisien) et dans le monde et une ligne de produits de beauté (en vente dans les spas et en ligne).".


Ah bon ?

Première nouvelle pour moi.

(vous saviez, vous ?)
Du coup, ça m'intéresse. D'autant plus que le Buddha Bar est quand même un lieu magnifique, très réputé, et je soupçonnais que le spa et les produits de soins associés devaient être plutôt pas mal.

Je suis donc allée siroter la dernière collection de cocktails du Buddha Bar (concoctés par une des rares barmaids (= femmes) du milieu, Marine Chabaud, des recettes à base d'huile essentielle d'ylang ylang, de fruit du dragon, de rhum japonais... très originales, pas forcément données - de 17 à 22€ environ, mais pas excessifs vu le prestige du lieu), en compagnie de mon amie Alexa (qui en a bien profité, hein, Alex ? ;)), et j'ai discuté avec l'attachée de presse de la partie beauté / bien-être de la marque (je dis "marque" car outre le bar originel des Champs-Elysées, ils ont aujourd'hui plusieurs bars dans le monde, des hôtels, des play-lists - musique d'ambiance, des spas et produits de beauté, donc, et d'autres produits divers et variés - accessoires, vêtements, art de la table...).

Le spa et la marque de produits cosmétiques du Bouddha Bar s'appellent B. Attitude (notez le jeu de mot - non, vous ne voyez pas ? prononcez-le à haute voix... voilà ;)).
"Le concept B/Attitude s’inspire de l’Ayurvéda tibétain et des vertus holistiques et intemporelles des couleurs, des chakras et des pierres sacrées. Basé sur l’équilibre des énergies et l’harmonie du corps-esprit, B/Attitude est une fusion de traditions ancestrales, des bienfaits de la nature et d’expériences sensorielles." 

Ça donne plutôt envie... mais... ça fait un peu "marketing" à première vue, non ? ;)

Allez, quelques photos pour vous faire rêver...






Si on creuse un peu, on apprend que les produits sont formulés à partir "d’extraits de plantes et de fleurs rares et récoltées à la main sur les sommets de l’Himalaya". Principalement issus de producteurs responsables en Indonésie ou dans l’Himalaya (ça, ça me plaît). Que toutes les formules B/Attitude sont "naturelles et biodégradables" (je n'ai pas vu les produits ou les listes d'ingrédients, je ne peux pas vous dire ce que signifie "naturel" ici).

La ligne est composé des essentiels d'une gamme cosmétique distribuée en spa, c'est à dire démaquillant et masque visage, hydratants visage et corps, exfoliants visage et corps, ainsi qu'une huile pour le corps, du savon noir et du rhassoul. Tout pour se faire du bien, et se faire belle quand on n'a pas de problèmes de peau spécifiques.


Les prix ? De 12 à 45€ pour les produits, de 70€ les 25 minutes à 160-185€ les 80 minutes (argh) pour les soins et massages dans des lieux plus que sublimes, comme avez pu le constater. Il y a des spas Bouddha Bar à Evian et Paris

Alors, tenté(e)s ? Moi je crois que j'ai trouvé ce que je mettrai sur ma liste au Père Noël ;).

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mardi 8 octobre 2013

LA TENDANCE "FLAGSHIPS"

Un "flagship", ou "flagship store", savez-vous ce que c'est ?

Je vous mets la définition du "dico du marketing" : Magasin de grande surface dédié à une marque et proposant une gamme très large des produits de l'entreprise en question (et exclusivement). Ce magasin se veut la vitrine de la marque à laquelle il est dédié ; il symbolise la matérialisation de son territoire, de sa mission, de son image, de ses valeurs, mais aussi une revendication tangible de sa notoriété.

En français, cela signifie "vaisseau amiral", ou "magasin porte-drapeau". Yves Rocher, L'Occitane ou The Body Shop sont sur un mode de distribution "flagships", par exemple. Sauf que dans ce cas, on ne dit pas vraiment "flagship"... On dit surtout "flagship" quand ce magasin dédié à la marque est assez exceptionnel, par exemple un Apple-Store alors que les produits Apple sont vendus essentiellement par ailleurs.

Depuis quelques années et encore plus ces derniers mois, la tendance flagship en cosmétique est à son apogée. Probablement parce que les marques ont besoin de renforcer leur image, leur notoriété, mais aussi leur relation clientèle, leur "complicité" avec les clients et l'affect / la fidélité qui en découlent, également pour la fameuse et essentielle (aujourd'hui indispensable ?) "expérience achat" qu'il peuvent maîtriser à 360° dans un magasin en propre alors qu'en distribution classique c'est beaucoup moins facile, probablement parfois aussi pour en profiter pour réaliser des tests grandeur nature de nouveaux produits / services comme dans des magasins "pilote"... Probablement pour d'autres raisons... 

Qu'est-ce que l'on trouve dans le flagship d'une marque de beauté ? Plus de conseil. Des services. Des animations spécifiques. Des éditions limitées, des exclusivités et des avant-premières. Du contenu associé à la marque et son histoire. Par exemple des cours de maquillage. Des auto-diagnostics sur tablettes numériques pour trouver son parfum. Des vitrines avec de vieux produits des tout débuts de la marque. Des espaces épilation de sourcils. Des mini-massages gratuits. Des "open bars" à vernis...

L'un des premiers flagships beauté qui m'a marquée en France est celui de Natura Brasil. Une marque qui cartonne en Amérique du Sud via la vente à domicile (zéro magasin là-bas), mais qui a du un minimum s'adapter au marché français, d'où cette très jolie boutique de Saint Germain des Prés (où je vous déconseille d'aller si vous êtes d'humeur dépensière mais devez faire des économies, car tout donne envie ;)).


Je pense aussi aux flagships Melvita. Le tout premier, à Aubenas en Ardèche (terre natale de la marque), était plutôt une sorte de magasin d'usine, accolé à un entrepôt de l'entreprise, en pleine zone commerciale. Depuis, il y en a eu deux "vrais" autres, à Paris, rue de Rennes et rue Montorgueil. Des boutiques doublées d'un spa. Une tentative de L'Occitane, nouveau propriétaire de la marque depuis 2-3 ans, de reproduire le business model qui lui a si bien réussi, mais qui ne semble pour l'instant pas aussi bien prendre avec la marque Bio ardéchoise...


Plus récemment, il y a eu Bourjois, qui a frappé fort pour ses 150 ans en ouvrant une boutique du côté du boulevard Haussmann. 150 ans, une boutique, un symbole. Je ne sais pas si cette boutique a vocation à être juste un "pop-up store" pour l'anniversaire de la marque ou amenée à rester plus durablement...

 

Et Caudalie, qui après New York, a ouvert un magasin dans le Marais, au coeur de Paris.


Ah et j'oubliais Etat Pur, la marque de "sur-mesure" développée par le laboratoire Bioderma/Esthederm. Vendue uniquement sur le web, si je me souviens bien, à l'exception d'un flagship (là encore parisien...) pour expliquer le concept, faire découvrir les produits (dur dur de ne faire que de la vente en ligne, je vous en avais touché un mot il y a quelques temps au sujet de Pur-Inside, marque vendue exclusivement sur le ouèb dont je n'ai d'ailleurs plus entendu parlé depuis...).


Même les marques de luxe s'y mettent : Chanel a ouvert cet été sa première boutique entièrement consacrée aux cosmétiques et aux parfums, dans la très chic rue Saint Honoré, et Dior en a fait de même, dans la même rue, sauf que sa boutique beauté est éphémère, elle (... peut-être devrais-je faire un post sur les "pop-up stores", tiens ;)).

 
 

Ma boutique flagship préférée ? Elle est elle aussi, tiens tiens, rue Saint Honoré. Je l'ai visitée, je l'adore. C'est l'endroit SOS parfait pour les cadeaux de dernière minute, ou quand on n'a pas trop d'idées. On s'y sent bien. On dirait une bonbonnière. Elle a même un mini-musée consacré à la marque à l'étage.   C'est la boutique Roger & Gallet. On y trouve tous les parfums et dérivés (savons, gels douche, crèmes main et corps...) de la marque, on peut choisir ses emballages cadeau et même son papier de soie (trop trop jolis - notamment une sorte de toile de Jouy revue par R&G - et gratuits), et tout cela dès une quinzaine d'euros.


J'oublie certainement quelques flagships beauté dans mon inventaire, je m'attend de toutes façons à ce que ce post soit très vite obsolète car il y en aura probablement prochainement d'autres flagships beauté (on ouvre les paris ? à votre avis, ce sera qui ?? ;)), et j'aimerais bien avoir votre sentiment à vous, beautystas, sur cette tendance de fond : êtes-vous attirés par tous ces flagships ? Avez-vous envie d'y jeter un oeil ? D'y passer des heures  ? Les avez-vous déjà expérimentés ? On attend vos commentaires !

PS : si vous voulez gagner des kits de vernis Rare Nails (sublimes les vernis, je vous l'ai déjà dit :)), c'est chez Les Papotages de Nana

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mercredi 2 octobre 2013

FEELIGOLD : DES PATCHS ELECTRIQUES MAGIQUES ?

Lors du dernier salon Beyond Beauty, je suis tombée sur un produit qui m'a interpelée : Feeligold. Des patchs qui créent un micro-courant électrique au sein même de la peau, permettant ainsi - nous dit le fabricant - de traiter les marques du temps - rides, ridules, perte de fermeté, voire les cernes et les poches.
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Une technologie française, cocorico, qui a l'air assez délirante voire pas très sérieuse à première vue, mais qui d'un point de vue biologique est assez crédible. Car sans entrer dans le détail, il y a effectivement des micro-courants électriques dans le corps humain, qui participent à son bon fonctionnement. Et certaines études ont montré que les fibroblastes, ces cellules qui synthétisent les molécules qui permettent de conserver une peau élastique et rebondie (collagène, élastine, acide hyaluronique et tout le toutim), peuvent être stimulés par des micro-courants.

Les patchs Feeligold sont présentés comme les "premiers patchs de régénération cellulaire par électro-stimulation" et ont fait l'objet de 12 brevets.


Je vous explique comment ça marche. Enfin, j'essaye.

Sur chaque patch se trouvent des électrodes en or et en oxyde de zinc de quelques dizaines de microns d’épaisseur (on ne les sent pas). Au contact avec la peau, via un "gel conducteur" (la peau conduit un peu l'électricité mais il faut lui donner un coup de pouce), ces électrodes génèrent un champ électrique de faible intensité qui induit un micro-courant sous-cutané provoquant une accélération de la régénération cellulaire, notamment une stimulation des fibroblastes donc une synthèse accrue de collagène et ses copains.

Tout le monde a suivi ?

J'avais ces patchs depuis 3 semaines mais j'avais envie de les essayer à un moment où j'avais vraiment une sale tête, pour mieux voir l'avant / après. Ce moment est arrivé, car lundi, sans vous raconter ma vie, j'ai eu 2 très mauvaises nouvelles, le genre qui vous font pleurer une partie de la journée, vous filent un mal de crâne carabiné, vous empêchent de bien dormir, et vous vous réveillez le lendemain le visage bouffi et marqué de ridules qui n'existaient pas la veille.


Hier soir, j'ai donc bien suivi le mode d'emploi des Feeligold (qui n'est pas ultra-clair car sur l'emballage des patchs ce n'est pas le même que sur le site Internet) :
  • j'ai parfaitement nettoyé mon visage (avec la Mousse Nettoyante Douce de Nuhanciam et la brosse Clarisonic),
  • j'ai appliqué le patch de gel conducteur sur le patch "électrique",
  • j'ai posé le tout sous les yeux,
  • j'ai patienté 45 minutes,
  • j'ai changé les patchs de place et les ai mis sur le front pour rebelote 45 minutes.

La "pile" se décharge en 1h30 environ et n'est pas réutilisable, et il faut minimum 30 minutes de traitement par zone - j'aurais aussi pu faire 30 min sur le contour de l’œil + 30 min sur le front + 30 min sur les sillons nasogéniens mais ces derniers n'existent pas encore chez moi.


Dans la pochette alu, les patchs de gel conducteur, dessous les patchs avec électrodes d'or et oxyde de zinc.

Dès l'application, on sent qu'il se passe quelque chose. Ça picote ou ça "chaufotte" - mais très légèrement, c'est presque indécelable, rien de désagréable. C'est indéniable cependant : quand on touche les patchs, ils sont plus chauds que le reste du visage.

Ai-je eu un nouveau visage après 1h30 de traitement ? Euh... Les ridules sont vaguement repulpées, mais c'est probablement dû à l'effet occlusif des patchs qui ont empêché l'eau de sortir pendant 45 minutes. Et c'est tout. Pas de différence notoire non plus au niveau de l'intensité des cernes. Donc on va dire non. Pas d'effet immédiat.

C'est normal, ceci dit : d'après le fabricant, il faut appliquer les patchs 1 fois par semaine pendant au moins 4 semaines pour voir un effet. Si mes fibroblastes ont vraiment été stimulés (?), ils ne peuvent pas fabriquer du collagène et ses amis en 1h30, on est dans la vraie vie, pas dans un film de science-fiction. Il leur fait du temps. Il faut les restimuler, régulièrement.

Du coup, difficile de vous dire si ça marche ou pas après 4 applications.
Je suis assez convaincue par le principe, et si je regarde les résultats cliniques, ils sont très bons mais n'ont pas l'air meilleurs qu'avec une très bonne crème antirides, même si Feeligold nous a affiché la photo avant / après du "meilleur répondant" de l'étude qui oui, est assez bluffant.

Et le prix ? Je n'arrive pas à remettre la main dessus, il me semble que c'est une trentaine d'euros, mais est-ce pour 1 seule paire ou 4 paires de patchs (1 mois) ? Si quelqu'un a l'info, je suis preneuse.

Au final, j'ai envie de dire que c'est une très bonne idée, vraiment innovante, prometteuse, mais perfectible. De bons résultats mais rien de révolutionnaire pour le moment. A suivre...




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lundi 30 septembre 2013

VIS MA VIE DE JET-BLOGUEUSE

Je fais régulièrement honneur aux "soirées blogs". Essentiellement parce que ça me fait découvrir les gens derrières les marques, les coulisses, et c'est ce qui me plaît dans le monde de la Beauté. Également car ce sont la plupart du temps des moments plutôt  sympathiques que je passe avec des blogueuses que je finis par pas trop mal connaître à force de les croiser. Et puis pour les petits fours aussi ;). Et les découvertes de nouveaux lieux parisiens. Et les nouveautés à tester. 

La semaine dernière a été chargée en évènements blogs. Je n'accepte pas toutes les invitations parce que j'ai aussi une vie en-dehors du blog, mais ceux-ci étaient +/- incontournables. A tel point qu'entre ça et ma vie professionnelle, je n'ai pas eu une seconde à moi ces derniers jours. Voyez plutôt...

Lundi, j'avais rendez-vous chez Massato pour découvrir ses nouveaux shampooing et après-shampooing Bio, et surtout (!!!), pour me faire couper les cheveux. Si tu ne connais pas Massato, tu n'es pas digne de ce blog. Si tu regardes Cristina Cordulia à la télévision, tu n'as pas pu le louper, il intervient régulièrement dans "Nouveau Look Pour Une Nouvelle Vie". Je vous en reparlerai vite, car l'expérience fût plutôt intéressante, d'autant plus que je suis un peu fan du talent de ce Monsieur, voyez-vous.
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(oui, c'est la coupe après, mais en vrai elle est mieux, là ça tombe comme un soufflé ;))

Juste après, direction la cérémonie des Victoires de la Beauté. Un des rendez-vous de l'année entre professionnels de la cosmétique, d'ailleurs j'y allais parfois avant d'être blogueuse, sauf que maintenant c'est beaucoup moins long (et moins chiant, n'ayons pas peu des mots) qu'il y a encore 2-3 ans, et en plus on a le droit à un pestacle après la cérémonie, cette année c'était Bérangère Krief, vous savez, le "plan cul régulier" de Bref. Qui imite Cristina Cordula à la perfection. Tiens donc, encore elle. Ah et j'étais assise à côté de Kaki, qui a été relookée il y a un an par... Voilà, oui. Drôles de coïncidences. Je n'aurais pas été étonnée d'entendre "Ma chériiiiiiie !" au coin de la rue en rentrant chez moi, mais non ;).


Mardi, à nouveau une soirée blogs, mais cette fois-ci j'étais de l'autre côté de la barrière. J'étais chargée de l’organisation du lancement blogs de Rare Nails, une marque de vernis British qu vient d'arriver en France et propose des kits "do it yourself" de 3 vernis (hyper quali les vernis) et des accessoires pour customiser ses ongles selon ses goûts (et Dieu sait qu'il y en a pour tous les goûts dans le nail art !!). Ca se passait chez Nano, la nouvelle "cantine" designée par Ora Ïto et je crois que les filles ont A-DO-RE. Vous devriez entendre parler de cette marque très bientôt sur la Blogosphère, sinon ça voudrait dire que j'ai mal fait mon boulot ;). Ou que les vernis sont nazes, mais comme ce n'est pas le cas...




Mercredi, direction La Cigale pour les Make-Up Masters 2013, le concours de Sephora du meilleur maquilleur de l'année. Chaque maquilleur salarié de Sephora peut participer, il passe plusieurs étapes de sélection, puis les 6 finalistes "montent" à Paris et s'affronter sur scène, sur une thématique (là c'était "Paris, Ville Lumière, la nuit"), et le gagnant (ou la gagnante car cette année il n'y avait que des filles) est désigné par un jury de 10 professionnels. Cet évènement est le plus gros évènement annuel "interne" de Sephora (le "team building", toussa, ça vous parle ?), les salariés sont hyper impliqués, et chaque année il est sponsorisé par une marque de makeup - Yves Saint Laurent pour cette édition 2013. La maquilleuse qui a gagné officie au Sephora des Champs-Elysées (les autres étaient de La Défense ou de province - que veut dire maquillage "parisien", d'ailleurs ? vaste débat, mais moi qui le suis sur 4 générations du côté de ma mère, je trouvais que son makeup était effectivement le plus parisien de tous), et puis surtout elle avait une grande aisance sur scène, et une tchatche que les autres devaient lui envier (pas facile cet exercice, ça doit être très intimidant). Et vous savez comment on reconnaît une non-salariée de Sephora ou YSL à un tel évènement ? C'est la seule à ne pas être vêtue intégralement de noir. Elle n'a pas le dress code maison. Elle est en robe rouille, comme moi, ou verte, comme Chris. ;)


Jeudi, pfiou, jeudi, je n'en pouvais déjà plus, mais je ne pouvais pas louver l'inauguration de La Petite Boutique, qui propose tout près de la Place de la République tout un tas de bijoux et accessoires et surtout des jolies choses customisées par Natacha Birds, des mugs, des carnets, des T-shirts, des bijoux (...), enfin bref, de quoi vous sauver si vous devez faire un cadeau de dernière minute à une copine. Si vous ne connaissez pas encore Natacha, vous connaissez déjà son style, c'est elle qui a créé mon avatar de profil sur fond rose, celui-là même que j'ai récupéré pour créer ma bannière de blog, oui, là, juste au-dessus, et je ne suis pas la seule, de nombreuses autres blogueuses utilisent aussi leur avatar Natacha Birds sur leurs réseaux sociaux. Natacha, je l'ai rencontrée il y a plus d'un an sur les recommandations de quelques followeuses Twitter à qui j'avais demandé conseil car je cherchais une illustratrice pour croquer en live des blogueuses lors d'une soirée blogs Talika (le résultat ici). Depuis, la cote Natacha a explosé, et je suis absolument ravie pour elle. :)


Vendredi, j'avais prévu d'aller profiter de (probablement) la dernière terrasse de l'année, mais voilà, urgence pro, j'ai passé ma soirée en réunion. Jusqu'à 21h30. :/ Du coup, samedi soir, j'ai annulé une soirée entre amis car j'avais besoin de DORMIR. Heureusement, cette semaine était un peu exceptionnelle et c'est rarement comme ça, mais dans les jours à venir, c'est clair, je vais lever le pied sur les évènements blogs...

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