vendredi 13 mars 2009
MA NOUVELLE ENTREPRISE...
Ma nouvelle entreprise... connait aussi la crise. Mais cette fois, comme le roseau, elle plie (légèrement), mais ne risque pas de casser (ou alors on est tous dans la mouise !!!). Et "elle" a bien voulu m'embaucher quand même pour quelques mois.
Petit flashback.
J'ai commencé ce blog il y a un peu plus d'un mois suite à la liquidation judiciaire de ma boîte, car tout d'un coup, j'avais du temps (DU TEMPS !) pour partager mon expérience sur le monde de la cosmétique (voir mon 1er billet).
Aujourd'hui, j'en ai beaucoup moins (et tant mieux, dirait ma mère).
Mais j'ai pris goût à la rédaction de ce blog. Vraiment. J'aurais même dû commencer avant...
Alors, je continue.
Avec peut-être un peu moins de billets... Ou peut-être pas. On verra bien.
Rendez-vous donc très vite sur (dé)maquillages pour de nouveaux décryptages beauté !

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dimanche 8 mars 2009
GARANCIA : UNE LIGNE COSMETIQUE ENSORCELANTE
Savéria Coste, fondatrice de Garancia, a écrit en 4 ans la genèse de l’une des aventures cosmétiques les plus prometteuses de ces prochaines années. Ses produits, comme le Pschitt Magique ou le Philtre Légendaire & Centenaire, sont déjà cultes : il suffit de faire un tour sur les forums de discussion pour s’en rendre compte. J’ai souhaité en savoir plus sur le parcours de cette jeune femme, véritable concentré d’énergie, et sur la manière dont elle a construit sa marque. Interview.Tu as créé Garancia en 2005. Quel a été ton parcours ?
Je suis la 4ème génération de pharmaciens de la famille. Durant mes études de pharmacie, il y a maintenant 20 ans, ma mère a créé une officine complètement atypique à l'époque, avec une surface de vente dédiée à la beauté qui représentait plus de 80% de la taille de l'officine. J’ai développé cet Espace Soins avec passion et les clientes venaient de loin pour bénéficier de mes conseils ! Je me souviens avoir même ramené des produits de beauté d'Angleterre que je trouvais innovants pour les revendre chez moi. Ensuite, j’ai commencé ma vie professionnelle chez L’Oréal, puis chez Oenobiol où j’ai contribué activement au développement du chiffre d’affaire et à la notoriété de la marque, et enfin au Laboratoire des Granions. En 2004, j’ai eu la chance de rencontrer des chercheurs spécialisés dans la stabilisation d’enzymes, ce qui a été le déclic pour lancer mon premier produit, le Pschitt Magique. La création de Garancia est le fruit de rencontres et d’un petit peu de chance. Mais jamais je ne me serais lancée dans un métier différent du mien : j’avais un réseau dans le monde cosmétique, qui m’a tout de suite fait confiance.
Quel est le positionnement de ta marque ?
Mes produits sont pensés comme des formules magiques, qui allient ingrédients naturels (parfois Bio) et actifs high-tech issus des dernières avancées en recherche cosmétologique. Je tiens à proposer des produits différents de ce qui existe déjà, c’est donc l’innovation et l’efficacité qui inspirent mes produits, pas le marché. Ma plus grande joie, c’est lorsque je reçois des courriers de consommatrices qui me disent que les produits Garancia sont magiques, qu’elles n’ont jamais eu de tels résultats. Je lis toutes les lettres que l’on nous adresse. Et nous avons 98% de satisfaction clients !
Comment se développe Garancia aujourd’hui ?
Nous avons une croissance à 2 chiffres chaque année et la gamme Garancia est distribuée dans 16 pays : en France en pharmacies et chez Séphora, un peu partout en Europe chez Séphora, et également au Moyen-Orient. C’est notre 2ème produit, l’Abracadabaume, qui a véritablement propulsé la marque.
Comment se différencier dans un univers aussi concurrentiel ?
La différenciation se fait essentiellement sur l’innovation. C’est grâce à cela que Sephora est venu me chercher, que les journalistes parlent de la marque, que les consommatrices remarquent les produits et restent fidèles.
Sur le terrain, c’est plus difficile d’exister car pour avoir de la visibilité en magasin, il faut négocier avec les centrales d’achat et nous n’avons pas autant de moyens que les grandes marques. Nous nous concentrons sur les animations et les formations des vendeuses - d’autant plus que celles-ci changent régulièrement de point de vente (il y a pas mal de turn over).
La différenciation passe aussi par les emballages. J’ai choisi des packagings très différents de ce qu’il existe habituellement en cosmétique. Je voulais me faire plaisir et je les ai faits à mon image, tout en contraste : du noir pour évoquer le luxe et la magie, du vert anis pour le naturel.
Nous commençons également à faire un peu de publicité dans la presse féminine et comptons développer notre communication sur Internet.
Comment se passe le développement d’un nouveau produit ?
Nous faisons beaucoup de veille scientifique et concurrentielle, nous travaillons main dans la main avec des chercheurs du monde entier, chacun spécialisé dans un domaine particulier. Et lorsque je trouve des actifs vraiment innovants, je créé mes propres formules, qui sont uniques. Je les fait tester à mon entourage mais j’en suis le principal cobaye ! Tant que ça ne me convient pas parfaitement, je recommence.
Quels conseils donnerais-tu à ceux qui souhaitent lancer leur propre marque de cosmétiques ?
Avant de se lancer, il faut bien connaître le milieu, le marché. Etre scientifique me semble le minimum pour savoir innover et sélectionner les bons actifs. En effet, il faut savoir faire la part des choses entre la multitude d'actifs qui existent et qui revendiquent des promesses les plus attractives les unes que les autres. Il faut également être persévérant et avoir un peu de chance.... Mon logo est d’ailleurs un clin d’œil à ma bonne étoile !
Comment arrives-tu à concilier vie professionnelle et vie personnelle ?
C'est sûr que créer son entreprise prend beaucoup de temps, mais préserver cet équilibre entre vie professionnelle et familiale est très important pour moi et ma famille. J'ai 2 enfants de 7 et 9 ans et je veux être proche d'eux le plus souvent possible. Le week-end, je travaille le matin très tôt pour pouvoir profiter d'eux toute la journée. J'essaie de rentrer tous les soirs à 19h30 et une fois par semaine à 18h30. Lorsque je rentre tard le soir, c'est mon mari qui s'occupe de leur faire faire les devoirs. Je prends une semaine de vacances avec eux à Noël et à Pâques et un mois pendant les grandes vacances. En fait, grâce au téléphone portable, à l’ordinateur, au Blackberry, on n'est plus obligé de travailler de son bureau. C'est vraiment une révolution ! J'ai des ordinateurs dans tous les lieux où je me déplace avec mes enfants et je peux ainsi suivre mon business tout en étant présente et rester plus longtemps que prévu si nécessaire. Je pense qu'ainsi, mes enfants me voient plus souvent, ils profitent de ma présence (je ne suis pas absente et ça c'est important pour eux) et je partage tous les moments de joie avec eux.
Quels sont les produits de beauté que tu utilises au quotidien ?
J'aime beaucoup le Lait Anti-Desséchement de Lierac, le Teint Singulier d'Yves Saint-Laurent , l'eau démaquillante Créaline H2O de Bioderma et la Terracotta de Guerlain (je ne sors jamais sans).
Comment penses-tu que la cosmétique va évoluer dans les années à venir ?
Une part plus importante de naturel tout d’abord : les marques vont faire plus attention à ce qu’elles mettent dans leur produits. Plus d’efficacité, par exemple via l’utilisation de peptides qui sont les actifs cosmétiques les plus prometteurs. Les consommateurs sont de plus en plus informés et exigeants, seuls les produits avec un bon rapport qualité / prix continueront d’exister.
°°°
BON PLAN : durant tout le mois de mars, 1 bandeau de soin offert pour l'achat de 2 Pschitt Magique Nouvelle Peau (en pharmacie et parapharmacie, pour les points de ventes participant à l'opération)

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vendredi 6 mars 2009
LA COSMETIQUE BIO SELON "ENVOYE SPECIAL"
Hier, vous vous en doutez, j’ai regardé Envoyé Spécial : « Les cosmétiques Bio : le bonheur est-il dans le pot? ». Et pour une fois, j’ai trouvé cette enquête bien faite et plutôt en adéquation avec la réalité.Bien sûr, le développement des produits Bio (+35% par an depuis 4 ans) est une excellente nouvelle pour la planète. Mais pour des raisons techniques, économiques et marketing, tout n’est pas encore totalement rose dans ce monde de la beauté verte. Et le reportage de France 2 l’a bien montré.
Petit résumé critique pour ceux qui auraient raté l’enquête :
- Oui, jusque fin 2008, les parabènes et le phenoxyethanol étaient bien autorisés par l’organisme de certification Ecocert, à condition qu’ils ne soient pas ajoutés par le fabricant dans la formule, mais apportés par les matières premières. Cette dérogation avait été mise en place au moment de la création du label car il y a quelques années, quasiment tous les ingrédients étaient protégés avec ces conservateurs. Il fallait donc accorder un peu de temps aux fournisseurs pour trouver une solution alternative, ce qui n’a pas été une mince affaire, croyez-moi ! A noter, donc : le temps d’écouler les stocks fabriqués jusqu’en décembre dernier, vous risquez encore de tomber sur des parabènes dans vos cosmétiques Bio, sans que ce soit forcément indiqué sur l’étiquetage.
- Non, il n’est pas facile de substituer ces conservateurs si décriés. Les candidats à leur remplacement sont moins efficaces et pas forcément très bons pour la peau : alcool (desséchant, irritant), acides sorbique et benzoïque (efficaces à ph… acide), huiles essentielles (parfois allergisantes), extraits végétaux suspectés d’être libérateurs de formol hautement toxique (lonicera japonica)… Et lorsqu’on se passe de conservateur, les crèmes deviennent de véritables bouillons de culture : eh oui, les bactéries sont très friandes de ces eaux florales et de ces extraits de plantes ultra-nutritifs ! Aujourd’hui, la solution la plus saine et la plus simple pour conserver efficacement les produits Bio est le conditionnement en flacon airless. Mais c’est malheureusement assez compliqué à mettre en œuvre, surtout pour les petites marques.
- Non, les produits naturels ne sont pas plus doux pour la peau que les produits conventionnels. N’oublions pas que les poisons les plus dangereux ont été enfantés par la nature (curare, toxine botulique, venins…). Les huiles essentielles ont des propriétés extraordinaires, mais mal dosées, peuvent être ultra-irritantes et allergisantes ; elles traversent la peau et on les retrouve même dans les urines. Les compositions des extraits végétaux diffèrent légèrement en fonction des années et des lieux de récoltes et il est donc difficile de garantir une même qualité d’un lot à l’autre. D’ailleurs, les produits pour peaux atopiques et sensibles sont composés en grande partie d’ingrédients de synthèse dont on maîtrise parfaitement l’innocuité.
- Oui, il faut bien faire attention aux étiquetages pour déceler les méchants Bio-opportunistes. « A l’extrait de lavande Bio » ne signifie pas que le produit est Bio ou naturel, cela peut tout à fait être un produit majoritairement synthétique avec 0,5% d’extrait Bio. « Sans parabène ajouté » signifie qu’il peut y en avoir à l’état de traces, apportés par les matières premières qui composent la crème. Vos meilleurs alliés pour s’y retrouver : les labels (Ecocert, BDIH, Soil Association…).

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jeudi 5 mars 2009
COSMETOTEXTILE 2.0.
On connaissait les collants amincissants ou hydratants, les tee-shirts parfumés, les chaussettes antibactériennes… Voici la nouvelle génération de cosmétotextiles : ceux que vous réalisez vous-même, sur-mesure !
Grâce à Ahrt Cosmetic's, une gamme de 3 lotions aux propriétés cosmétiques : vous imprégnez votre vêtement de l’une de ces potions magiques (par trempage ou en remplaçant votre adoucissant en machine), et le tour est joué ! Résultat : des chaussettes rafraîchissantes, un leggings amincissant, une culotte hydratante…
Le procédé, fruit de 3 années de recherche, consiste en l’encapsulation d’un actif cosmétique dans une enveloppe en silicone. L’enveloppe se fractionne peu à peu avec le frottement du vêtement sur a peau, libérant progressivement l’actif. Les capsules résistent à 4 lavages. Ensuite, rebelote pour une opération trempage. Et ça ne marche que pour les vêtements bien serrés, évidemment, pas sur un baggy…
Ce type de procédé existait déjà pour imprégner les tissus de lotion insecticide (Insect Ecran de Cooper - je l’ai utilisé récemment pour un voyage en zone à paludisme, et ça m’a semblé efficace).
Comptez 18 € quand même les 200 mL - une crème conventionnelle reste donc nettement plus économique… Disponible sur www.ahrt-cosmetics.com et bientôt en en grande distribution, magasins spécialisés et parapharmacie.
Source : Fashion Mag

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lundi 2 mars 2009
ROSAME : DES COSMETIQUES POUR NOS GRANDS-MERES !
Cette nouvelle marque est différente. Rosâme répond à un besoin qui n’est pas encore comblé aujourd’hui : des produits cosmétiques pour les personnes âgées. Qui, à partir d’un certain âge, n’en ont plus rien à faire des derniers actifs antirides à la mode (c’est trop tard !!!), mais qui, surtout, ont besoin de produits simples, sûrs, efficaces, faciles d’utilisation. De bons basiques, sans fioriture.
A l’origine de cette initiative : la pétillante Delphine Chomat. Après quelques années dans le commerce de matières premières cosmétiques, pendant lesquelles elle a parcouru les laboratoires de nombreuses marques françaises, Delphine s’est lancée dans l’aventure l'été dernier. Vous ne connaissez certainement pas encore Rosâme - sauf si vous fréquentez assidûment les maisons de retraite. Mais laissez le temps à cette jolie marque de s’installer, et je crois qu’on en entendra bientôt reparler !
A l’origine de cette initiative : la pétillante Delphine Chomat. Après quelques années dans le commerce de matières premières cosmétiques, pendant lesquelles elle a parcouru les laboratoires de nombreuses marques françaises, Delphine s’est lancée dans l’aventure l'été dernier. Vous ne connaissez certainement pas encore Rosâme - sauf si vous fréquentez assidûment les maisons de retraite. Mais laissez le temps à cette jolie marque de s’installer, et je crois qu’on en entendra bientôt reparler !
Un de mes amis, directeur de maison de retraite, m’a poussée à me lancer. Il avait noté un véritable manque en matière de produits d’hygiène pour ses patients. Les cosmétiques n’arrivent pas jusqu’à eux. Quand les familles ne leur achètent pas les produits indispensables (gel douche, shampooing, crème hydratante), les aides-soignants les dépannent en piquant dans la trousse de toilette du voisin ou vont au Carrefour du coin et ramènent les produits les plus bas de gamme, non adaptés à la peau fragile des seniors. Il y a parfois des boutiques dans les maisons de retraite, mais elles restent souvent mal structurées.
Quel est le positionnement de ta marque ?
DC : J’ai conçu Rosâme comme un véritable service : pas besoin de se déplacer, les produits viennent jusqu’aux personnes âgées. La peau des seniors a la même problématique que celle des enfants : il lui faut des produits sûrs, doux, qui se rincent bien, ne piquent pas les yeux, et dont l’utilisation est ultra-simple (un code couleur par type de produit, des indications bien lisibles, des pompes faciles à actionner…). Les produits Rosâme sont 100% made in France. Ils ont des formules courtes qui privilégient les ingrédients naturels, avec des tensio-actifs doux, et ne contiennent pas de parabènes. Ils ne sont évidemment pas testés sur animaux.
Comment s’est passé le développement de la gamme ?
Je travaille avec la société Kosmeto, qui fait du « clé en main ». Je leur ai fait un brief sur les produits que je souhaitais développer en leur précisant la cible, le budget (le prix public doit rester accessible : de 6,50 € à 15 €), le type de textures (riches mais transparentes), le type de flacons (ergonomiques, avec du plastique et des encres recyclables, sans suremballage), etc… J’ai fait tester toutes les formules qu’ils m’ont proposées sur le terrain, en maison de retraite mais aussi à mon entourage, et nous avons sélectionné les meilleurs produits. J’ai ensuite fait appel à Kabilaï, une agence de communication qui s’est occupée du logo, de la charte graphique et des brochures, et à Nilobstat pour créer mon site Internet.
Où peut-on se procurer les produits Rosâme ?
Dans quelques maisons de retraite, notamment en Touraine. Et surtout sur Internet : www.rosame.com.
Quels sont les produits cosmétiques que tu utilises personnellement ? J’ai une préférence pour les produits bio, mais pas n’importe lesquels. Je veux du glamour, comme Patyka (j’adore leur gel douche à la mandarine et leur crème de jour), Cattier (qui a aussi un très bon rapport qualité/prix). Et je viens de découvrir Kibio.
Comment penses-tu que la cosmétique va évoluer dans les années à venir ?
Je ne crois pas que l’industrie sera beaucoup touchée par la crise. Celle-ci se traduira plutôt par un déplacement des positionnements des produits : plus de simplicité, plus d’évidence, moins de sophistication. Les marques qui risquent d’en souffrir, voire de disparaître, sont celles qui sont opportunistes et manquent d’authenticité (celles qui surfent sur la mode du bio par exemple). Et je pense que tout le monde va devoir se mettre un peu au naturel et au bio, et ce n’est pas un mal !
Que peut-on te souhaiter pour les mois à venir ?
Quel est le positionnement de ta marque ?
DC : J’ai conçu Rosâme comme un véritable service : pas besoin de se déplacer, les produits viennent jusqu’aux personnes âgées. La peau des seniors a la même problématique que celle des enfants : il lui faut des produits sûrs, doux, qui se rincent bien, ne piquent pas les yeux, et dont l’utilisation est ultra-simple (un code couleur par type de produit, des indications bien lisibles, des pompes faciles à actionner…). Les produits Rosâme sont 100% made in France. Ils ont des formules courtes qui privilégient les ingrédients naturels, avec des tensio-actifs doux, et ne contiennent pas de parabènes. Ils ne sont évidemment pas testés sur animaux.
Comment s’est passé le développement de la gamme ?
Je travaille avec la société Kosmeto, qui fait du « clé en main ». Je leur ai fait un brief sur les produits que je souhaitais développer en leur précisant la cible, le budget (le prix public doit rester accessible : de 6,50 € à 15 €), le type de textures (riches mais transparentes), le type de flacons (ergonomiques, avec du plastique et des encres recyclables, sans suremballage), etc… J’ai fait tester toutes les formules qu’ils m’ont proposées sur le terrain, en maison de retraite mais aussi à mon entourage, et nous avons sélectionné les meilleurs produits. J’ai ensuite fait appel à Kabilaï, une agence de communication qui s’est occupée du logo, de la charte graphique et des brochures, et à Nilobstat pour créer mon site Internet.
Où peut-on se procurer les produits Rosâme ?
Dans quelques maisons de retraite, notamment en Touraine. Et surtout sur Internet : www.rosame.com.
Quels sont les produits cosmétiques que tu utilises personnellement ? J’ai une préférence pour les produits bio, mais pas n’importe lesquels. Je veux du glamour, comme Patyka (j’adore leur gel douche à la mandarine et leur crème de jour), Cattier (qui a aussi un très bon rapport qualité/prix). Et je viens de découvrir Kibio.
Comment penses-tu que la cosmétique va évoluer dans les années à venir ?
Je ne crois pas que l’industrie sera beaucoup touchée par la crise. Celle-ci se traduira plutôt par un déplacement des positionnements des produits : plus de simplicité, plus d’évidence, moins de sophistication. Les marques qui risquent d’en souffrir, voire de disparaître, sont celles qui sont opportunistes et manquent d’authenticité (celles qui surfent sur la mode du bio par exemple). Et je pense que tout le monde va devoir se mettre un peu au naturel et au bio, et ce n’est pas un mal !
Que peut-on te souhaiter pour les mois à venir ?
L’objectif pour 2009 est pour moi de faire beaucoup de terrain, de trouver des nouveaux partenaires, de mieux implanter ma gamme. La communication viendra dans un deuxième temps. Et j’aimerais également partager mon expérience de créatrice d’entreprise avec des femmes qui souhaitent se lancer. Pour leur éviter certains écueils que j’ai moi-même rencontrés, notamment en tant que femme. Pourquoi pas sous forme de conférences ?
Contact : Delphine Chomat - contact@cyprille.com

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