dimanche 6 décembre 2009

DES PLANTES D’APPARTEMENT POUR PROTEGER NOTRE PEAU ?


Vous ne le saviez certainement pas : l’ozone est mauvais pour la peau. Enfin pas tout à fait. Il est salvateur pour notre épiderme (et notre vie) là-haut dans la stratosphère grâce à son pouvoir anti-UV, mais quand il s’infiltre dans nos intérieurs, il se montre beaucoup moins sympa car il est générateur de radicaux libres. Et les radicaux libres, vous le savez, c’est synonyme d’inflammation, de dégâts sur l’ADN, d’accélération du vieillissement cutané…

Heureusement, les chercheurs de l’université de Penn State aux USA viennent de découvrir un bouclier anti-ozone 100% naturel : les plantes d’appartement ! Et oui, grâce à la phytomédiation, c'est-à-dire leur capacité à survivre dans des environnement hyperpollués en filtrant les molécules néfastes pour elles.

L’étude a consisté à comparer, dans deux pièces contenant 10 fois plus d’ozone que la normale, comment évoluait ce taux d’ozone dans le temps : une des pièces comportait des plantes d’intérieur communes (langue de belle-mère, plante araignée, lierre du diable – j’adore les noms !) et l’autre rien du tout.

>>> Résultat : il a fallu 75 minutes pour que le taux d’ozone tombe à la concentration cible de 3% dans la pièce vide, contre 3 minutes dans la pièce avec plantes (25 fois plus rapidement !).


Les chercheurs pensent également
que les plantes d’intérieur pourraient purifier l’air de certaines bactéries et moisissures.
Bref, c'est t
out bénéf' pour notre santé et notre peau !!! (enfin, faut pas pousser : ne vous attendez quand même pas à rajeunir juste en faisant une razzia chez Truffaut…).


LES PLANTES BELLE PEAU :


> Anti-pollution : fleur de lune, dattier nain, lierre, areca, aloe vera, fougère, ficus…
> Anti-tabac : plante araignée, dragonnier, lierre du diable, langue de belle-mère
> Anti-ondes électromagnétiques : cactus cierge, fleur de lune
> Anti-air sec : philodendron
> Antistress : papyrus (chouette, j’en ai deux !)


samedi 5 décembre 2009

IL EST PAS TOP MON PORTRAIT PAR CALAMITY JANE ?

...
Réalisé en live, sans filet, à la soirée Noël en Beauté de Chris d'Ego. Merci à l'artiste, Calamity Jane. Quel talent !!!

jeudi 3 décembre 2009

NATURA BRASIL : UNE BELLE LEÇON DE DEVELOPPEMENT DURABLE



Je vous ai déjà parlé de Natura Brasil (ici).
Je ne suis pas la seule d’ailleurs, car si cette marque est encore peu connue en France, c’est un peu le L’Oréal de l’Amérique du Sud. Ce qui m’a le plus frappé lorsque j’ai rencontré Perrine Prévost, Responsable Communication, c’est la dimension durable de l’entreprise. Et ce, dès le début (1969), avant même que le terme « développement durable » n’existe ou que les autorités diverses et variées ne s’y intéressent. A l’époque où tout cela n’était encore qu’un rêve délirant de quelques hippies sous substances illicites.



Le développement durable, rappelons-le, ce n’est pas juste une question d’environnement. C’est aussi une question économique et sociale. L’idée qui résume bien le concept, c’est : « Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs »*. Ou : « Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants ». Mais aussi « Agir local, penser global. » (Etc… Je m’arrête là, je ne vais pas vous faire un cours sur le DD mais juste vous montrer comment on peut l’appliquer au quotidien dans une entreprise).

Revenons donc à Natura et sa politique de DD – enfin, ce que j’en ai retenu...

1 / POLITIQUE ENVIRONNEMENTALE

> L’éco-conception :
Natura Brasil a un service entier dédié à l’éco-conception : 15 personnes qui travaillent à plein temps pour diminuer l’impact des produits sur l’environnement (packagings, formules, reclyclage…).

> Le « degré de végétalisation » :
Les produits Natura ne sont pas certifiés bio, une notion propre aux pays développés, inadaptée à l’Amérique du Sud actuelle, et qui n’existait pas il y a 40 ans à la création de la marque.
Chez Natura, les ingrédients naturels sont évidemment privilégiés, mais les scientifiques ont choisit de ne pas se passer d’ingrédients de synthèse lorsqu’ils estiment que ceux-ci n’ont pas encore d’alternative naturelle fiable, comme les conservateurs, ou certains ingrédients permettant d’améliorer la sensorialité (textures, parfums). N’oublions pas que la notion de plaisir est au sein-même du mantra de Natura : « Bem Estar Bem » (bien-être bien).
En revanche, Natura s’engage à progresser chaque année en végétalisation. Les ingénieurs de recherche reçoivent d’ailleurs un bonus chaque fois qu’ils arrivent à mettre plus de naturel dans une formule.

> Le recyclage :
Lorsque cela est adapté, les produits sont proposés sous forme de recharges bien moins impactantes sur l’environnement que les emballages classiques.
Et ce n’est pas juste une question marketing : le personnel de Natura, des ingénieurs packaging aux conseillères de vente en passant par le personnel marketing du siège, sont primés sur la proportion de recharges vendues ! Ils ont donc tout intérêt à promouvoir ce type d’emballages, même si ils sont un peu moins lucratifs… Les ventes de recharges représentent d’ailleurs déjà 20% du CA.
Par ailleurs, Natura incite ses consommateurs à ramener les produits usagés : auprès des conseillères au Brésil et, pour l’instant, au magasin parisien Natura en France.

> Le tableau environnemental :
Petite nouveauté à la demande de la filiale française : sur les emballages, Natura indique maintenant le pourcentage des produits naturels utilisés dans les formules et le pourcentage de matériaux recyclés ou recyclables utilisés pour les packs.

2 / POLITIQUE ECONOMIQUE & SOCIALE

> Le commerce équitable :
Depuis sa création, Natura travaille main dans la main, sans intermédiaire, avec les communautés brésiliennes qui récoltent les plantes utilisée dans ses produits. Elle agit pour que ce soit pour eux un véritable vecteur de développement économique, social et environnemental.
Par exemple, la marque fait en sorte qu’il y ait des programmes d’éducation pour les femmes et les enfants, et que ceux-ci vivent et travaillent (pas les enfants !) dans des conditions d’hygiène correctes.

> La valorisation et la rétribution du savoir des communautés :
Natura ne souhaite pas « piller » le savoir traditionnel des communautés avec lesquelles elle travaille. Celles-ci sont rétribuées pour leurs connaissances sur les ingrédients que Natura incorpore dans ses gammes : un pourcentage leur est reversé à chaque fois qu’un produit utilisant un de ces ingrédients est vendu.

> Une action sociale forte :
Natura est un acteur social très engagé, notamment au Brésil. Par exemple, l’intégrité des bénéfices de la ligne Crer Para Ver (croire pour voir) est reversée au Brésil à des associations qui œuvrent pour l’alphabétisation et en France à La Voix de l’Enfant (il ne s’agit pas de cosmétique mais de mugs, cartes de vœux, boîtes cadeau…).
Et le Movimento Natura (mouvement Natura) permet à des femmes d’avoir plus de reconnaissance sociale.
… Même au sein de l’entreprise :
Car, tenez-vous bien, les salariés reçoivent une prime de fin d’année en fonction du « climat » de travail de l’année écoulée!

> Un travail de fond avec les institutions :
Natura participe activement à un groupe de travail avec le gouvernement brésilien pour établir une loi qui obligerait toutes les entreprises à rétribuer le savoir ancestral des communautés lorsqu’elles en tirent un profit commercial.
Natura France s’engage quant à elle dans le milieu institutionnel et associatif, pour faire connaitre et appliquer le développement durable : membre du Comité 21 (collectivités & entreprises engagées dans le développement durable), engagement avec l’ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie)…

Voilà ! Je sais que certains de mes lecteurs ont un certain pouvoir au sein de leur entreprise. Je vous laisse donc méditer sur ce billet. Et je compte sur vous pour faire bouger les choses !



*
Mme Gro Harlem Brundtland, Premier Ministre norvégien, 1987


mercredi 2 décembre 2009

LA B.A. BEAUTE DE NOEL AVEC KHIEL'S


Certains diront que j'ai un jour de retard pour parler du SIDA
(le 1er décembre étant la journée mondiale de lutte contre cette saloperie).


Et bien non, c'est fait exprès. Pourquoi une seule journée par an, d'abord ? Surtout que malheureusement, certains ont tendance à penser que le SIDA est devenue une maladie chronique, que ce n'est pas si grave...

Il y a 15 ans (!!!), quand j'étais toute jeune bénévole à Solidarité Sida et que je vendais des rubans rouges aux entrées des concerts (vous vous souvenez, oui, c'était moi !), certains pensaient que parce que je donnais de mon temps pour cette cause, j'étais forcément séropositive et : soit me souhaitaient "Bon courage pour votre maladie" (!!!), soit, et je ne plaisante pas... s'écartaient brusquement de peur que je ne le leur refile !!! (le français moyen n'était pas très informé à l'époque quant aux modes de transmission du virus... dont je ne suis pas porteuse, pour rassurer mes proches, au cas où je n'aurais pas été très claire).


Bref, je ne m'attarderai pas plus sur le sujet,
car ce n'est pas l'objet de ce blog, mais comme vous le voyez, c'est une cause qui me tient à coeur, et je ne peux que saluer l'initiative de Khiel's qui propose une édition limitée de son best-seller, la Crème de Corps, customisée par l'artiste grapheur Kaws.


Tous les bénéfices seront reversés à l'association FXB qui soutient les enfants orphelins à cause du SIDA.


En vente chez Colette et dans certains points de vente (grands magasins, boutiques Khiel's).


lundi 30 novembre 2009

LE CONCERT PARFUME : UN NOUVEAU CONCEPT QUI MET NOS SENS EN EMOIS


Aviez-vous déjà remarqué qu’il y a pas mal de similitudes entre la musique et le parfum ? Ne dit-on d’ailleurs pas « note » de musique et « note » parfumée ?…

C’est sur ce constat que le pianiste Laurent Assoulen, passionné de parfums, a choisi d’associer piano & fragrances au sein d’un nouveau concept : les concerts parfumés.

J’ai assisté jeudi soir à une conférence de ce musicien, suivie d'un mini-concert parfumé. C’était à la Sorbonne, dans l’amphithéâtre Richelieu (et là, vous avez l’impression que je suis une intellectuelle très cultivée limite snob, mais en réalité je n’ai fait que suivre une amie de IFF, une des plus grosses sociétés de création de parfums).

Laurent Assoulen nous a expliqué son concept et nous l’a fait vivre par quelques exercices sensoriels plutôt intéressants.

1/ Tout d’abord, il s’agissait de comprendre que chaque odeur peut être associée à un type de note (tête, cœur, fond). Schématiquement, les notes de tête sont celles que l’on sent en tout premier, légères et volatiles, comme les agrumes ou les menthols. Les notes de cœur sont celles qui viennent ensuite, après quelques instants, comme les floraux ou les épices. Et les notes de fond correspondent à ce qu’il reste lorsque tout s’est évanoui, c'est-à-dire le sillage que laisse le parfum derrière lui : vanille, musc, ambre…

2/ Ensuite, il a fallu essayer de traduire ces odeurs en musique. Comment ? C’est très simple : les notes de tête correspondent aux aigus (un citron vert, par exemple), les notes de cœur aux notes medium (une rose) et les notes de fond aux notes les plus graves (du bois).

3/ Etape d’après : écouter quelques sons, les yeux fermés, et voir si notre cerveau nous faisait sentir quelque chose, juste par la suggestion de la musique, alors qu’il n’y avait aucune odeur dans la salle. Et effectivement, certaines personnes ont été persuadées de RÉELLEMENT sentir les embruns lorsqu’elles ont entendu le bruit des vagues ou l’humus et l'herbe mouillée pendant le bruit de l’orage.

4/
Enfin, le concert parfumé : distribution de mouillettes imprégnées de parfums, que nous devions sentir tout en écoutant Laurent Assoulen jouer quelques compositions qui lui ont été inspirées par ces fragrances. Le résultat ? On se laisse vraiment emporter par l’association musique / parfum, dans un imaginaire commun à presque tous (l'enfance, les meubles de mère-grand...), avec cependant des variations selon le vécu de chacun. Et petit détail étonnant : le ressenti olfactif était différent en fonction de la musique, comme si celle-ci venait nuancer les odeurs que l’on avait sous le nez.

Voici donc une belle expérience, qui m’a fait redécouvrir des sens oubliés, et qui montre que notre cerveau a un pouvoir subjectif absolument incroyable…

+ d’infos : www.musiscent.com


vendredi 27 novembre 2009

LE 1ER BAR A ECHANTILLONS OUVRE A MIAMI


Le magazine américain Newbeauty vient de lancer un « sample bar » : un distributeur automatique d’échantillons cosmétiques. Une idée plutôt maline…


POURQUOI ?
Parce que les femmes ont toujours envie de tester un produit avant de l’acheter, surtout s’il n’est pas donné.

COMMENT ?
En proposant une soixantaine d’échantillons de marques reconnues comme Shu Uemara, Avène, Fekkai ou Dr Brandt, vendus entre 3 et 10$ chacun. Mais attention ! Il ne s’agit pas d’échantillons de 1 ou 2 ml, mais bien de versions « luxe », que l’on pourrait plutôt qualifier de « taille voyage » (ceux que l’on trouve dans les hôtels par exemple).

OU ?
Dans le premier Sample Bar de Miami, mais aussi en ligne et en téléshopping sur NBC Channel 6 et FOX Channel 7 Style File. Sans oublier très prochainement les aéroports, car le concept séduit et Newbeauty a de l’ambition !



mercredi 25 novembre 2009

CARNET ROSE : "SOCOSMETIC!" POINTE (ENFIN) SON NEZ…


Allez, un peu d’auto-promo... :)

J’ai le plaisir de vous annoncer la naissance de ma petite entreprise, qui NON !, ne connaitra pas la crise. Son petit nom : SoCosmetic!. « So » comme Sophie, et aussi comme « tellement ». « Tellement cosmétique ! ».

Non, ce n’est pas une énième marque de soins de beauté, c’est une agence de conseil en marketing… pour les marques cosmétiques, bien sûr !

Pour la petite histoire, il y a un an lorsque Icy Beauty, la petite marque pour laquelle je bossais, a été terrassée par un manque de liquidités, je n’aurais jamais cru, jamais, que je me lancerais un jour à mon compte. J’ai bien rigolé quand Jean-Luc me l’a suggéré (c’est lui qui rigole maintenant). Puis Ludmilla. Puis les autres. Et j’ai commencé à y réfléchir sérieusement quand Savéria m’a dit qu’elle aurait bien besoin de quelqu’un comme moi. Puis que, par hasard (le hasard fait souvent bien les choses), j’ai passé 3 mois chez L’Oréal Innovation en « mission spéciale », justement grâce à mon profil atypique.

Il m’aura fallu 1 an. Des vacances. Des rencontres. Une mission d’aide au développement en Inde. La création de ce blog. Le passage L’Oréalien. Encore des rencontres. Des vacances. Une autre mission, en Egypte cette fois. Et une idée géniale qui m’a décidée (mais que je ne dévoilerai pas ici, non, non).

Bref, ça y est, je suis chef d’entreprise. (!!!). J’encadre une équipe ambitieuse constituée de moi-même. Je m’entoure d’ex-collègues et partenaires pro que je connais bien, avec des expertises complémentaires à la mienne, car plus on est de fous, plus on peut aller loin.

> Ma proposition de service : du conseil et de l’accompagnement marketing sur-mesure. Notamment pour les marques de niche, pour leur éviter les nombreux écueils au démarrage (écueils que j’ai moi-même rencontrés durant ma looooonnngue carrière), et pour les aider à se démarquer pour mieux se développer.

Alors si vous voulez en savoir un peu plus, c’est par ici : www.so-cosmetic.com, et je compte sur vous pour relayer l'information !!!

Résumé des épisodes précédents de ma trépidante vie professionnelle : ici et



lundi 23 novembre 2009

LE DEVELOPPEMENT D’UN SOIN DE A à Z : LA METHODE POLAAR


Après vous avoir expliqué le développement d’un parfum avec Van Cleef & Arpels (ici), je me suis mis en tête de vous raconter comment se passe celui d’un produit de soin. Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même ou, par extension, ses proches, c’est Aurélie de Larminat, Responsable R&D de Polaar et accessoirement amie + ex-collègue, qui s’y colle. Une interview très didactique !!!


Tout d’abord, peux-tu nous raconter comment est née Polaar ?
Polaar a été créée par Daniel Kurbiel, fils d’explorateurs polaires renommés. Un jour qu’il accompagnait ses parents en Antarctique, il a rencontré une éminente spécialiste en lichens, qui lui a expliqué que pour survivre aux conditions extrêmes du Grand Nord, les plantes sont ultra-concentrées en molécules de protection : acides aminés, minéraux, vitamines... Ces mêmes substances dont raffole notre organisme, et plus particulièrement notre peau.
Daniel a été immédiatement séduit par cet « or blanc » et a décidé d’utiliser les propriétés de ces plantes en cosmétique en créant Polaar, en 2004.

Quel est son positionnement ?
C’est la première marque au monde a avoir d’abord proposé une gamme pour hommes, puis, en 2008, une gamme pour femmes.
Les produits sont pensés pour les hommes et les femmes actifs : ils sont simples (1 besoin = 1 produit), pratiques, et une fois appliqués, ils doivent se faire oublier.
La plupart des ingrédients actifs sont extraits de plantes d’origine polaire, donc ultra-concentrés.
Les étuis de la gamme Hommes, en forme de voile de bateau, sont un clin d’œil au passé de Daniel Kurbiel, champion de France de voile olympique en l’an 2000. Et leur blancheur rappelle celles des icebergs.

En quoi consiste ton travail de Responsable Recherche & Développement ?
Comme nous sommes une petite structure, c’est hyper large : en gros, il s’agit de réfléchir avec la Direction à l’avenir de la gamme Polaar et en fonction de cela, de coordonner le développement de nouveaux produits.
> Avant de concevoir un produit, je fais beaucoup de veille concurrentielle : je regarde les chiffres du marché, je vais voir ce qu’il se passe en magasin, ce qui se vend ou pas. J’utilise aussi beaucoup Internet, non seulement pour faire de la veille mais aussi pour regarder ce que pensent les consommateurs de nos produits. Et je n’oublie pas de faire de la veille scientifique : je vais sur des salons professionnels, je reçois des fournisseurs d’actifs et de packagings, et je passe beaucoup de temps avec nos laboratoires partenaires comme le CEVA ou l’IFREMER, qui nous mettent au point des actifs issus de plantes polaires.
> Lorsque nous décidons de lancer un nouveau produit, tout commence par un brief marketing élaboré avec la Direction : concept, action, clientèle ciblée, prix, type de texture…
> Je construis alors un rétroplannning, c'est-à-dire un planning de développement calculé rétroactivement à partir de la date prévue de mise sur le marché des produits, pour s’assurer que toutes les étapes de développement et de production seront bien réalisées dans les temps.
> Je cherche ensuite les actifs les mieux adaptés, soit chez des fournisseurs qui proposent des ingrédients « prêts à incorporer », soit chez nos partenaires qui nous développent des extraits de plantes polaires sur-mesure. Je détermine les pourcentages auxquels les ingrédients seront incorporés en fonction des données d’efficacité données par les fournisseurs.
> Ensuite commence la formulation. Nous travaillons avec plusieurs formulateurs : nous leur envoyons le brief, ils nous proposent des formules, que nous testons et commentons (« plus épais, moins gras, plus coloré, moins parfumé… ») jusqu’à ce que nous obtenions LA formule parfaite.
> Parallèlement, nous cherchons les packagings les plus adéquats. Chez Polaar, le mot d’ordre est : simplicité et praticité !
> Je dois toujours garder en tête le prix public que l’on a fixé afin d’adapter mes choix de formules et de packs. Pour cela, je suis toujours en train de calculer des PRI (prix de revient industriel, c’est à dire le prix que va nous coûter la totalité de la fabrication du produit).
> Lorsque la formule est validée, nous lançons les tests de stabilité pour s’assurer qu’elle ne va pas virer en quelques mois, et l’étude de compatibilité avec le packaging. Puis c’est au tour du challenge test (un test qui permet de s’assurer de l’auto-conservation du produit, c'est-à-dire qu’il soit capable grâce à ses conservateurs de se défendre tout seul contre les contaminations bactériennes que les consommateurs induisent chaque jour en touchant la crème). Puis des tests de tolérance cutanée et oculaire - pas sur animaux, évidemment ! [NDLR : ce qui est interdit de toutes façons].
Et lorsque tout est validé, nous lançons les
tests d’efficacité.
> Ensuite, nous travaillons sur les décors des packagings avec la graphiste.
> Puis nous passons les commandes auprès de nos fournisseurs et sous-traitants : matières premières, fabrication de la crème, conditionnement. Il faut environ 2 mois à partir de la date des commandes pour que le produit soit disponible en magasin.
> Pendant ce temps là, je travaille sur les documents de formation pour les commerciaux et les animatrices.
> Et bien sûr, je veille sur le produit tout au long de sa vie. Je supervise notamment la Responsable Achats qui s’assure des stocks et des livraisons en magasin, et je réponds aux questions un peu techniques des consommateurs.

Quelles études faut-il faire pour être Responsable R&D en cosmétique ?
Il n’y a pas de parcours type. Moi, j’ai fait l’EBI (Ecole de Biologie Industrielle) : c’est une formation générale en biologie pendant 2 ans, puis tu peux te spécialiser doucement mais sûrement avec les cours optionnels, les projets et les stages que tu choisis. C’est une école très axée « industrie ». Moi j’ai choisi de me spécialiser en cosmétique et en Recherche & Développement, mais il y aussi les majeures Marketing, Qualité et Procédés.

Quelle est l’actualité de Polaar ?
Nous sortons une nouvelles crème pour peaux sèches dans la gamme femmes en janvier. Et plein plein d’autres nouveautés sur 2010 !

°°°

A voir : un reportage de Service Maximum sur Polaar et son fondateur ici
+ d’infos : www.polaar.com


samedi 21 novembre 2009

PARODIES DE BLOGUEUSES INFLUENTES : TOUTE RESSEMBLANCE AVEC (ETC)... :)


C'est le week-end, vous avez un peu de temps pour regarder ces deux petites vidéos qui m'ont bien fait sourire. Si vous êtes un lecteur assidu de la blogo mode & beauté, vous comprendrez pourquoi...

[Et comme je n'ai toujours pas compris (ou essayé de comprendre) comment télécharger une vidéo pour pouvoir ensuite la mettre sur mon blog, il faut cliquer sur les images et vous serez redirigé là où il faut.]

Enjoy !

Annabelle, 26 ans, blogueuse influente


Vaness la Bomba, blogueuse mode influente parisienne
(vu chez Babillages)

Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite !!! ^^

jeudi 19 novembre 2009

ENFIN UNE PILULE CONTRE LE BLANCHIMENT DES CHEVEUX ?


Je n’ai pas encore de cheveux blancs. Je n’ai pas encore vécu ce moment traumatisant (paraît-il), où, devant le miroir, on isole LE premier cheveu blanc, celui qui indique clairement que l’on a entamé la pente descendante et que la vieillesse, c’est pour bientôt.

Bien sûr, nous ne sommes pas égaux devant la canitie (le nom scientifique de ce phénomène) : certains ont des cheveux blancs dès 20 ans, et d’autres bien plus tard.

Mais on a (presque) tous une exigence en commun : LES MASQUER A TOUT PRIX !!! C’est pourquoi les gammes de coloration capillaire n’ont pas de quoi s’en faire, de cheveux blancs (ah ah). Bien que le marché soit assez mature car quasiment toutes les françaises se colorent les cheveux (et pas uniquement pour des raisons de grisonnement), leur avenir est assuré.

Quoique…

Je savais que la canitie est l’un des principaux axes de recherche du groupe L’Oréal (et je ne dévoile rien ici, je le savais bien avant ma mission chez eux). Je savais aussi qu’ils avançaient pas mal sur le sujet et que la pilule anti-cheveux-blancs ne serait bientôt plus du domaine de la science-fiction.

Ce dont je ne me doutais pas en revanche, c’est que le n°1 mondial, avec tous ses moyens, allait peut-être se faire doubler par un challenger, un tout petit David contre Goliath, sur ce sujet ô combien stratégique.

Ce petit chimiste impertinent, c’est le labo américain Lanelabs. Et son produit miracle anti-cheveux-blancs, ce sont les pilules Toki Color.

Le principe de Toki Color, c’est de stimuler les mélanocytes, ces cellules qui sont responsables de la coloration de notre peau (bronzage), mais aussi de celle de nos cheveux et qui, au niveau du cuir chevelu justement, se fatiguent assez vite et finissent par ne plus synthétiser de pigments colorés. D’où l’apparition de cheveux blancs.

La composition de Toki Color, c’est des vitamines A B C E, de l’acide folique, du calcium, du cuivre, du lycopène et un acide aminé mystérieux extrait d’une algue non moins énigmatique.

Ses revendications : avec 2 pilules par jour, vous retrouvez la chevelure de votre jeunesse, dans sa tonalité naturelle puisque Toki Color ne « maquille » pas la tige capillaire mais stimule vos PROPRES mélanocytes.

Lanelabs émet tout de même quelques réserves : ce complément alimentaire n’a pas d’effet miracle, il ne marche pas sur tout le monde (!!!), et il faut parfois attendre bien longtemps, vraiment longtemps, pour constater des résultats
(!!!)

Ah bon ? Zut, j’y avais cru un moment. Un labo de plus,
donc, qui annonce avoir trouvé le Saint Graal de la lutte contre les cheveux blancs, tout en précisant à demi-mot qu’il n’est en réalité pas encore vraiment au point.

Un soulagement pour L’Oréal... qui peut encore prétendre gagner la première vraie bataille de l’anti-canitie !

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