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lundi 13 avril 2015

UN COMPLEMENT ALIMENTAIRE AUTOBRONZANT, C'EST POSSIBLE ?

Il y a 3 ans, j'étais tombée sur un complément alimentaire solaire Doriance (marque aujourd'hui sous la licence Naturactive) qui revendiquait un effet autobronzant. Je suis tombée de ma chaise.


Parce qu'à ma connaissance, "autobronzant" était un terme réservé aux produits cosmétiques contenant de la DHA et/ou de l'erythrulose, des sucres qui colorent la peau par une réaction chimique appelée réaction de Maillard, sorte de caramélisation (j'avais tout expliqué ici si ça vous intéresse). Et que la responsable réglementation d'Oenobiol, avec laquelle j'avais travaillé il y a quelques années, m'avait bien dit qu'il était interdit de dire "autobronzant" pour un complément alimentaire, notamment parce qu'un complément alimentaire ne peut pas faire bronzer la peau sans soleil, il permet juste de faire monter le bronzage un peu plus rapidement, harmonieusement, et durablement.

Et voilà-t-y-pas que je vois il y a quelques jours une pub Oenobiol avec à son tour un complément alimentaire solaire "autobronzant" !


Oenobiol appartient à Sanofi, un groupe pharmaceutique sérieux, Doriance appartient à Pierre Fabre, un groupe pharmaceutique sérieux, il semblait peu probable que ces deux là aient joué avec la législation.

La semaine dernière, j'étais à une journée blogs Pierre Fabre, et je rencontre une pharmacienne de Naturactive (qui s'occupe donc entre autres de Doriance, si vous suivez bien). Je lui pose BIEN SUR la question sur cette allégation.

Il se trouve que la réglementation sur les compléments alimentaires a changé il y a peu (3, 4 ans ? je ne sais plus), qu'elle s'est globalement durcie sur les allégations (on ne peut plus dire grand-chose, du coup les marques ont du mal à se distinguer via leurs revendications produits - elles doivent donc plus miser sur le design et les visuels pour se faire repérer), mais que, étrangement, "autobronzant" est maintenant autorisé.

Il se trouve par ailleurs qu'aux doses des années 2000, les compléments alimentaires solaires n'étaient pas autobronzants, dans le sens où ils ne coloraient pas la peau artificiellement. Il la préparaient au soleil, diminuaient les lucites estivales (allergies), et stimulaient la synthèse de mélanine naturelle (le pigment que la peau produit pour se protéger des méfaits du soleil - mais pour que ce pigment soit synthétisé, il faut présence de soleil) (quoique certains pensent que cette stimulation de la mélanine n'a jamais été prouvée, en tous cas pas in-vivo - juste sur des peaux artificielles en laboratoires - moi je pense que ça marche un peu > mon avis détaillé ici).

Il se trouve enfin qu'avant cela, dans les années 80-90, les compléments alimentaires étaient surdosés, notamment en beta-carotène, et coloraient la peau d'un joli (ou pas !!) orangé (les plus anciens d'entre nous se souviendront, moi j'étais trop jeune...). On observe le même phénomène chez les bébés qui mangent beaucoup de purée de carotte (je vous jure que c'est vrai).


Et aujourd'hui, alors ?

Et bien aujourd'hui, on revient un peu en arrière, mais de manière plus subtile : les pigments qui colorent la peau sont plus dosés et mieux équilibrés (pour un rendu moins orangé) qu'il y a 5 ou 10 ans, d'où l'effet "autobronzant" de cette nouvelle génération de compléments alimentaires.

Les formules des "compléments alimentaires solaires" et des "compléments alimentaires autobronzants" sont donc très proches, la différence résidant essentiellement dans la dose de pigments (des caroténoïdes comme l'alapha-carotène, la lutéine, la zéaxanthine, la cryptoxanthine...) incorporés dans chaque capsule / dragée / gélule...

Je précise que l'effet autobronzant, qu'il soit dû à une coloration de Maillard par voie topique (c'est à dire avec un cosmétique) ou à des pigments par voie orale (c'est à dire avec un complément alimentaire) ne protège pas la peau du soleil, c'est une simple coloration (... avec bien sûr un petit effet stimulant sur la synthèse de mélanine pour les compléments alimentaires, mais absolument pas suffisant pour se passer de protection solaire avec SPF).

Donc c'est décidé, cette année je passe sur du complément nutritionnel autobronzant, et si mon teint tourne carotte, promis, je vous préviens pour vous éviter la même mésaventure !!

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lundi 30 mars 2015

LA DEMOCRATISATION DU LOW POO EST EN MARCHE !

Je vous ai déjà parlé de "low poo" (= low shampoo = "no poo" allégé = on réduit son utilisation de shampooing, notamment en le remplaçant de temps en temps par de l'après shampooing). Une méthode inventée par l'américaine Lorraine Massey et adoptée depuis longtemps par certaines femmes aux cheveux secs, bouclés ou crépus.

J'ai découvert la méthode "no poo" il y a 6 ans, lors d’une mission à la Direction de l'Innovation L'Oréal, quand j’étudiais les us, coutumes et tendances de se laver les cheveux à travers le monde.

J'ai été séduite, j'ai essayé, je vous en ai parlé assez rapidement sur le blog (ici), et depuis je le pratique régulièrement (voir ma routine capillaire ici).

Avec Stéphanie, la créatrice de la marque Aménaïde, nous nous sommes même inspirées de cette méthode pour créer le concept de la gamme (à redécouvrir ).

 

Le low poo, donc, je maîtrise plutôt pas mal. Depuis 6 ans, donc (hachetague early adopter ;)).

Je me demandais pourquoi les grandes marques ne s'y mettaient pas. Car il y a pas mal d'avantages : moins de tensioactifs dans les formules donc moins de décapage de la fibre capillaire pour les cheveux secs et moins d'excitation des glandes sébacées pour les cheveux gras.

En réalité, je connais le frein principal - outre le fait que la philosophie no/low poo peut décrédibiliser les shampooings classiques, d'où une réticence certaine des marques à le valoriser au risque de dévaloriser le reste de leur gamme capillaire.

Le principal frein, c'est que ça ne mousse pas. Or le consommateur lambda a "besoin" que ça mousse. Ce sont les méninges à l'intérieur de son crâne qui en ont besoin, pas les cheveux ancrés dessus, qui eux se porteraient mieux si ça moussait moins, car plus ça mousse, plus ça décape. Et le cheveu non seulement n'apprécie pas, mais n'en a pas besoin pour être bien propre : il y a suffisamment de tensioactifs dans une formule d'après-shampooing, par exemple.

Un autres frein spécifique au low poo, pour les cheveux fins et sans volume : le lavage à l'après-shampooing peut alourdir un peu la fibre. D'où l'intérêt de choisir des formules sans silicones.

Jusqu'ici, la méthode no/low poo était réservée à des initiés, qui la plupart du temps détournaient des formules d'après-shampooings plutôt naturelles, sans sulfates et sans silicones. 

... Et aux fanatiques de la Crème au Citron de Christophe Robin, qui, une fois n'est pas coutume, a été précurseur, probablement d'ailleurs sans même savoir qu'il surfait avec ce produit sur la tendance émergente no poo, car le produit est sorti il y a un moment déjà - Christophe, qui est coloriste, était plus dans une démarche de prendre soin des cheveux blonds fragilisés par la décoloration, et sa réflexion a abouti à la même conclusion "formule" que Lorraine Massay : moins de tensioactifs, plus de phase grasse.


Et voilà que Yves Rocher me contacte pour me parler de son "Low ShamPoo, Crème Lavante Délicate". 

(!!!)

Voilà comment ils la présentent :
"Crème lavante non moussante : la nouvelle façon de prendre soin de ses cheveux 
Le low shampoo, c’est quoi ? 
Inspiré par la méthode no poo (pas de shampooing) venue des Etats-Unis, le Low Shampoo* est une nouvelle façon de se laver les cheveux. On remplace son shampooing classique par un soin enrichi en agents lavants. C’est un nouveau geste dans la routine capillaire.
Une nouvelle expérience !  
Laissez-vous surprendre par sa formule inédite qui ne mousse pas! Cette crème Lavante Délicate protège l’intégralité de la fibre capillaire même en usage quotidien.

Le low shampoo*, c’est pour qui ?
• Pour les femmes exigeantes vis à vis de la beauté de leurs cheveux.
• Pour tous les types de cheveux.

Comment l’utiliser ?  
Appliquez sur cheveux mouillés. Répartissez le produit avec vos doigts jusqu’aux pointes. Massez, puis rincez abondamment. Usage quotidien.

Résultat beauté : 
Intensément nourris, vos cheveux sont soyeux et légers, visiblement plus beaux.

*Shampooing non moussant."

J'ai été ravie de cette nouvelle. Enfin une marque grand public qui démocratise le low poo ! D'autant plus qu'elle ne coûte que 3,75€, ce qui est quand même plutôt très abordable.

Avec une formule qui, si ma mémoire est bonne, contient 3 à 4 fois moins de tensioactifs qu'un shampooing normal.

 
Je me suis donc empressée de l'essayer.

Résultat... mitigé sur mes cheveux secs.

Ça ne mousse pas du tout. Mais vraiment pas. Ça ne "glisse" pas sur la fibre, moins qu'avec un après-shapooing et même pour moi qui ai pourtant l'habitude du low poo, j'ai l'impression - toute psychologique - que ça ne nettoie pas assez. Astuce : après l'avoir appliqué et étalé jusqu'aux pointes, on remet un peu d'eau, et là ça fonctionne mieux.

Ça se rince plutôt bien. Mais ça ne démêle pas assez - et là je parle pour mon sac de nœuds de cheveux, car je pense que ça démêlera très bien les fibres normales. Du coup, j'ai besoin d'ajouter après un petit peu d'après-shampooing !

Après séchage, le cheveu est bien gainé, doux, brillant, il a clairement l'air en "meilleure santé". Et il n'est pas alourdi.

Revers de la médaille - comme avec tout lavage à l'après-shampooing, vous ressentez le besoin de vous relaver les cheveux plus rapidement qu'avec un shampooing normal. Mais la formule Yves Rocher peut s'utiliser tous les jours...

Au final, je trouve l'essai plutôt réussi. Mais il faudrait à mon avis un peu plus de tensioactifs quand même, et une formule spéciale cheveux secs avec plus de phase grasse et démêlante. Enfin ce n'est que mon avis... :)

En lisant la presse féminine - mais je ne me souviens plus quel titre, je suis aussi tombée sur une mention de la marque capillaire Grow Gorgeous, qui semble également s'inspirer du low poo. 

Ils ont notamment des formules "2 en 1" appelées Cleansing Conditioners - mais rien à voir avec les vieux "2 en 1 Wash & Go" des années 90 de... Head & Shoulders (c'est bien ça, la marque ? j'ai un doute...) qui tenaient plus du shampooing décapant enrichi (probablement) de silicones. Il semble que ces formules-là tirent plus du côté des conditionneurs, c'est à dire des après-shampooings. Je n'ai pas vu les listes d'ingrédients ni essayé les produits donc je n'en sais pas plus.

La marque Grow Gorgeous est vendue en exclusivité chez Monoprix depuis peu.


Sa philosophie (je ne traduis pas, hein, j'ai la flemme ;)) :
"Grow Gorgeous hair products are all about the health of hair.
Beautiful hair is simply healthy hair. Hair care today usually contains ingredients that themselves are damaging to the hair, including detergents, sulphates, stripping agents and older-generation conditioners. Grow Gorgeous is founded on three principles to give you the healthiest‑looking hair yet: don't cause damage, protect from external damage and stimulate healthy hair and scalp."
On dirait donc que 2015 sera l'année de la démocratisation du low poo. Et ça, c'est une bonne nouvelle. 

Vous avez déjà essayé le no/low poo, vous ? Ou l'un des produits que j'ai cité dans cet article ? On attend votre avis en commentaire !

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jeudi 17 juillet 2014

COMMENT CHOISIR SES HUILES DE BEAUTE

Si vous êtes un fidèle de ce blog, vous savez que j'utilise souvent – en fait tous les jours - des huiles pour nourrir ma peau (rappel), mes cheveux (hop-hop-hop), mes ongles (par ici), et parfois pour démaquiller le maquillage trop résistant ou apaiser la peau échauffée (pendant les vacances)...

Ça tombe bien, c'est la mode en cosmétique depuis quelques saisons. 

Il y a des huiles pour tous les usages : le corps et les cheveux, mais aussi les ongles, ou le visage avec notamment le développement d'huiles-sérum... Globalement, les huiles ont tendance aujourd'hui à être plutôt composées d'ingrédients d'origine naturelle, surtout celles 2 ou 3 en 1 corps / cheveux / visage. Les huiles spécifiques visage ou certaines huiles capillaires sans rinçage contiennent souvent plus de silicones ou autres ingrédients synthétiques pour de effets "maquillage" : diminuer l'effet gras des huiles ou gainer la fibre capillaire, par exemple. Et à savoir, même si ce n'est pas une règle absolue, les huiles américaines contiennent souvent plus d’ingrédients de synthèse que les huiles européennes (les américains adooooorent les silicones, et par ailleurs les marques font beaucoup plus de greenwashing que chez nous).

Certains d'entre vous sont encore réticents à utiliser les huiles, de peur que ça ne leur laisse la peau grasse, ou que ça leur donne plus de boutons qu'ils n'en ont, mais non, à part les huiles très synthétiques à base de dérivés pétrochimiques, la peau ADORE les acides gras apportés par les huiles végétales parce qu'ils participent à sa nutrition et son équilibre, elle les boit littéralement et il ne reste pas de film gras en surface de la peau au bout de quelques minutes. Même pour les peaux grasses, oui (souvenez vous).

Mon petit doigt me dit que vous avez envie de savoir comment reconnaître les huiles plutôt végétales des autres...

Je vais vous donner quelques tuyaux faciles à retenir. En gros, il faut regarder les premiers ingrédients de la liste INCI (dénomination internationale des matières premières cosmétiques).

Si il y a Aqua / Water dans la liste, ce n'est pas une huile. Il n'y a pas d'eau dans les huiles. S'il y en a, ce sont des émulsions. Qui peuvent être très bien mais ne sont pas des huiles. C'est notamment le cas de beaucoup "d'huiles-sérums" très en vogue en ce moment, en particulier chez les marques du groupe L'Oréal, mais pas que. Il y a beaucoup de dénominations un peu abusives.

Dans la liste INCI, les noms des plantes sont en latin. Si les premiers ingrédients de votre huile sont en latin (ex : simmondsia chinensis, cocos nucifera, prunus dulcis, zea mays...) - avec la plupart du temps, accolée, la traduction en anglais comprenant le mot "oil", et qu'il n'y a pas plus de 10-15 ingrédients au total, on a a priori une bonne dose de végétale dans la formule. S'il y a 30 ingrédients, il est possible que le 1er nom de la liste soit une huile végétale mais qu'elle ne soit qu'à hauteur de 3-4% et que le reste soit synthétique. Ou pas. On ne peut pas connaître les % de chaque ingrédient, on connaît juste leur ordre - et encore, parfois, en-dessous de 1%, les fabricants peuvent les mettre dans le désordre, en tous cas en Union Européenne.

Si vous avez parmi les premiers ingrédients "caprilyc/capric triglycéride", "coco-caprylate", "dicaprylyl carbonate" (ou d'autres, il y en a pas mal, je ne peux pas tous les lister ici), ce sont des dérivés d'huile végétale très utilisés car plus stables à l'oxydation et/ou plus "secs" au toucher et/ou moins chers. Ils sont plutôt bons pour la peau aussi mais pas aussi "nutritifs" que les huiles végétales natives.

Si la liste commence par paraffinum liquidum ou petroleum (= vaseline = paraffine = huile minérales dérivée du pétrole), ou des mots qui terminent en -methicone ou -siloxane (= silicones), ou qui ont des noms chimiques compliqués (... ceci dit, les dérivés végétaux dont j'ai parlé dans le paragraphe précédent ont aussi des noms chimiques compliqués donc difficile d'y voir clair sans se renseigner sur l'ingrédient en question...), et même si plus loin dans la liste il y a des noms de plantes, c'est une huile qui est globalement synthétique. Ce qui ne veut pas dire qu'elle n'ait pas de propriétés intéressantes : les huiles synthétiques sont très bien pour isoler la peau, empêcher l'eau de sortir, aider à cicatriser, assouplir, ou donner un toucher plus sec..., mais elles sont inertes, n'ont aucune action biologique, vont se contenter de masquer certains "symptômes" sans traiter les causes, et ne vont pas "nourrir" au sens propre la peau et les cheveux au quotidien. Gardez les pour des usages "maquillage" plus ponctuels. Et si vous avez la peau grasse, évitez-les sur le visage.

Attention aussi à ne pas utiliser des huiles rinçables type huiles de douche ou huiles démaquillantes, des tensioactifs sont ajoutés à ces huiles pour qu'elles puissent se rincer facilement (elles se transforment alors en émulsions/mousses blanches). Je vous parle ici d'huiles qu'on laisse sur sa peau ou pour lesquelles on souhaite un peu de résidu sur la fibre capillaire après rinçage (bain d'huile).

Et sinon, même si certaines huiles sont positionnées uniquement sur une partie du corps, vous pouvez les utiliser indifféremment sur tout le corps : sur les jambes en cas de peau de croco comme sur les cheveux (en bain d'huile ou sur les pointes), et, sauf si le parfum est trop concentré et vous pique les yeux, également sur le visage (comme un sérum, avant sa crème de nuit par exemple, c'est ce que je fais) ou après un coup de soleil.

Quelques huiles à tout faire (ou presque) :

✰ Toutes les huiles végétales (olive, noisette, amande douce, rosier musqué, Isio 4 – poke Adrien ;)), si vous êtes très "nature" et supportez les odeurs parfois un peu prononcées et les textures un peu "brutes". Ou que vous êtes fauché.

✰ Les huiles commercialisées par les marques de beauté si vous préférez une sensorialité plus subtile, travaillée. Notamment au niveau du toucher (en général pas trop gras) et du parfum (en général des odeurs très rondes, chaudes, sucrées, addictives... parfois l'odeur des vacances...).



✰ PETITE SÉLECTION


L'huile multifonction Monoï 1000 Fleurs de Hei Poa, un classique très efficace et au parfum de plage. Elle peut être solide à température ambiante, dans ce cas passez le flacon sous l'eau chaude avant utilisation. Par contre elle n'a aucune protection solaire et ne suffit pas à se protéger, on est bien d'accord, hein !


Les huiles capillaires que vous pouvez utiliser sur le corps, et même sur le visage : l'Huile Suprême de Phyto et l'Huile Sublimante de Phyto Plage. Mais pas l'huile Originale Phyto Plage, que j'ai mise sur la photo avant de regarder sa composition, car ce n'est pas une huile, le premier ingrédient est de l'eau florale de romarin :p. 
Egalement deux huiles Rare Mélange d'Huiles de Ojon mais je ne trouve pas leurs compositions, j'avoue que j'ai un doute sur leur naturalité... ceci dit si ce point-là vous est égal, je les ai déjà essayées, elles sont très bien.


Dans la série "Amazonie", l'Huile Corporelle hydratante Cacau de Sol de Janeiro, qui est en partie synthétique, au toucher "sec" très agréable pour les réfractaires au gras des huiles naturelles, et l'huile de bain et de massage Pequi de Amazonia Viva, plus riche, un peu comme de l'amande douce qui est son principal ingrédient. 
Dans la série dérivés de parfums, l'Huile Gourmande Fleur de Figuier de Roger & Gallet, peut-être à ne pas appliquer sur le visage vue sa forte concentration en parfum, ça peut éventuellement piquer les yeux.


La fameuse Huile Divine de Caudalie, que j'utilise en ce moment sur le visage, le cou, le décolleté et le buste et que j'aime beaucoup.


Dans la série "huiles à ne SURTOUT PAS tout faire", AromaSage de Kart, une huile type baume du tigre avec des pierres semi-précieuses Œil du Tigre au fond du flacon (on ne les voit pas bien sur la photo), pour la détente musculaire - et pour rien d'autre sinon ça va chauffer, je vous préviens ! 
Et la nouvelle Huile Secret de Beauté version Or de Leonor Greyl, qui brille de mille paillettes, à utiliser en connaissance de cause... :) Sinon il y a la version non pailletée bien sûr.


L'huile n°110 de Diadermine, positionnée anti-âge, qui n'a pas grand-chose de naturel mais qui peut constituer une bonne entrée en matière pour tester l'huile sur le visage quand on n'a jamais essayé, c'est une "vraie" huile sérum, sans eau, contrairement à beaucoup de ses concurrentes en grande surface.


Et pour finir, les huiles liquides et solide à l'argan de chez The Body Shop, qui sortent fin juillet, qui comme d'habitude chez TBS sont formulées avec des matières premières issues du commerce équitable (en tous cas pour l'argan ici), et ne contiennent pas tant d'argan que ça mais ce n'est pas bien grave, elles sont très agréables à utiliser. L'huile à appliquer sur l'ensemble du corps, de la pointe des cheveux aux ongles des doigts de pieds, et le baume pour les zones plus sèches comme les coudes, les genoux, les zones à peau de crocodile.



Voilà. J'espère vous avoir convaincus de vous mettre aux huiles de beauté si ce n'est pas déjà fait, et j'attends en commentaire votre propre expérience en la matière, ou si vous n'avez jamais essayé, dites-nous si vous avez envie de vous y mettre et si une des huiles que je vous ai présentées vous fait de l’œil !

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mardi 25 mars 2014

LE NAIL ART... A LA CUBAINE !

Hola !

Je suis de retour de Cuba. Ce pays m'a vraiment émotionnée... moi qui ai déjà pas mal bourlingué à travers le monde (genre la globe trotteuse ;)), Cuba est l'un des endroits où j'ai vraiment envie de revenir. Parce qu'il ne ressemble à aucun autre. Qu'il m'a vraiment touchée. Que j'ai besoin d'en savoir plus.

Pays à la fois à dimension presque "européenne" (pour l'école publique et obligatoire, le taux d'alphabétisation proche de 100%, l'accès gratuit aux soins médicaux, l'importance de la culture et de l'esthétisme, l'égalité des races et des sexes, les infrastructures - routes etc - plutôt pas mal entretenues, les transports, loyers, téléphone, eau, électricité gratuits ou presque, l'accès à la nourriture pour tous... enfin bref le côté socialiste du gouvernement qui fait qu'il n'y a pas vraiment de "miséreux" et que tout le monde ou presque est bien nourri et en bonne santé) et pays en voie de développement aux accents dictatoriaux (s'il n'y a pas de misère, il y a quand même peu d'accès à tout ce qui n'est pas "essentiel" - mode, cosmétiques, loisirs..., le salaire mensuel moyen étant de 10 - 30 $ max en plus des "kits de rationnements" avec nourriture de base, les libertés d'expression et de circulation sont quand même bien limitées, la propagande "pro-révolution" est encore très présente, avec martyrisation et sanctification des héros de la Révolution comme le Che, Camilo Cienfuegos... même si ces dernières années ça progresse un peu niveau libertés et possibilités d'entreprendre et donc de s'enrichir personnellement), avec des gens vraiment vraiment accueillants, souriants, zen, peu ou pas du tout de sentiment d'insécurité, de jolis paysages et de vraies belles plages, des villes à l'architecture incroyables, des villages préservés - on a l'impression que le temps s'est figé parfois, les "belles américaines" qui ne sont pas une légende car il y en a partout..., enfin bref, je vous recommande vivement d'y aller faire un tour mais en allant loger chez l'habitant (casa particular), sinon votre voyage perdra une partie de sa saveur (au secours les complexes hôteliers "all inclusive" de Varadero et compagnie !!).




 
 





Habituellement, quand je rentre de l'étranger, je vous fais un ou des petits posts sur les habitudes cosmétiques locales, les marques de beauté du pays, mais à Cuba c'est très particulier : la cosmétique est quasi-inexistante. Pire, depuis que les savons ont été retirés il y a un ou deux ans des "kits de rationnement", s'acheter de quoi se laver est devenu presque impossible (d'après une Cubaine que j'ai rencontrée, un savon coûte 0,5 à 1 $ alors qu'un salaire mensuel de professeur par exemple est de 10 $ - les quelques produits de beauté que l'on a vus sont d'ailleurs toujours placés dans les supermarchés derrière les caisses et se payent en CUC, monnaie convertible pour étrangers, et pas en pesos locaux, ce qui vous donne une bonne idée de leur rareté et de leur valeur). Du coup les cubains demandent aux touristes non pas de l'argent, mais des savons (prévoyez d'en amener si vous y allez - Planète Beauté en avait ramené 15, il a fait des heureux).

La Cubaine moyenne a souvent du mal à se laver correctement, donc prendre soin de sa peau ou de ses cheveux, se maquiller, vous pensez bien que c'est impossible. Sauf pour celles qui sont en contact avec les touristes et récupèrent leurs miettes (elles sont preneuses même de produits entamés).

Il y a quand même un petit plaisir cosmétique qu'elles ne se refusent pas : le nail art.

Et là c'est incroyable : énormément de Cubaines, même parmi les plus défavorisées, se peignent les ongles. Ce sont souvent des faux ongles ou capsules, parfois assez mal posés, qu'elles gardent des mois entiers même s'ils sont à moitié effacés ou qu'un faux-ongle s'est fait la malle, et niveau esthétisme, comme dirait La Beauty Paresseuse, c'est le 1.0 du Nail art : les ongles (les griffes ?) se portent très longs, et sont hyper clinquants. C'est leur manière d'exprimer leur fantaisie, car il est difficile de le faire autrement.

J'ai pris en photo quelques nails arts de femmes croisées lors de mes vacances. Elles étaient toutes très fières de me les montrer et les faire immortaliser.












Je vous mets aussi quelques photos des (rares) salons manucures, coiffeurs, et étagères de cosmétiques derrière les caisses ou dans les vitrines des petits supermarchés locaux.








Voilà pour ce petit reportage sur la cosmétique à Cuba. Plutôt étonnant (et un peu triste), non ?


A lire aussi sur la beauté à Cuba, ce post de Elodie du blog Pure Beauté.
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vendredi 28 février 2014

DEUX EGERIES SURPRENANTES CHEZ NARS ET MARC JACOBS BEAUTY

Vous savez peut-être que la nouvelle ligne de maquillage Marc Jacobs Beauty arrive en exclusivité chez Sephora le 6 mars prochain ? Les réseaux sociaux de la beauté en ont pas mal parlé cette semaine, la nouvelle affole les foules...

J'ai personnellement eu l'occasion de voir et tester les produits il y a quelques jours et je peux vous dire qu'ils sont très très bien. Jolis packs, textures travaillées, pigmentation intense... Du beau boulot (dixit une non spécialiste en makeup qui se prend 10 secondes pour une experte ;)).



Hier, j'apprends que l'égérie de Marc Jocobs Beauty sera... Jessica Lange.

!!! 

Les plus jeunes d'entre vous ne sauront peut-être pas qui est cette femme, alors je vais vous aider un petit peu : âgée de 65 ans aujourd'hui, c'est une actrice américaine très populaire - et très douée - des années 80. Elle restera surtout pour moi la Julie de Tootsie, ce film extraordinaire avec le non moins extraordinaire Dustin Hoffman. Depuis, Jessica Lange a eu une longue traversée du désert, qu'elle a occupé (malheureusement) en abusant un peu de chirurgie esthétique (...elle reste plutôt séduisante quand même), et c'est pour ces deux raisons que je suis un peu surprise du choix de Marc Jacobs.

[EDIT : on me souffle dans l'oreillette que Jessica Lange est à nouveau populaire depuis qu'elle joue dans "American Horror Story"...]

(je vous ai mis une photo où elle a l'air encore à peu près naturelle)
Hier toujours, j'apprends que François Nars a choisi Charlotte Rampling pour célébrer les 20 ans de sa marque en septembre prochain.
Sacré François...


(la dernière palette fards à joues de Nars, Narcissist Cheeks Palette)


Charlotte Rampling, tout comme Jessica Lange, est une actrice très douée née juste après-guerre (j'ai l'impression d'être Frédécric Mitterrand...), mais à l'inverse de sa collègue, elle n'a pas connu de traversée du désert - on dirait même que plus elle vieillit, plus elle tourne et devient "hype", et elle n'a pas du tout touché à son visage - malgré l'insistance de certains, paraît-il, pour "au moins" lifter un peu sa paupière tombante.

Charlotte Rampling a récemment joué un personnage-clé dans la dernière saison de la série Dexter et elle m'a surprise par son naturel, l'acception à 100% de son âge et des signes associés. Ce qui la rend plus belle encore... Non ?


(dans Dexter - ah et surtout ne regardez jamais le dernier épisode de la série, conseil d'amie) 

Que pensez-vous, vous, du choix de ces deux femmes d’âge mûr pour représenter des lignes de maquillage aussi chics, modernes et pas spécifiquement axées peaux matures ? Étonnant, non ? Moi ça me plaît. :)

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jeudi 20 février 2014

UN BAIN D'HUILE POUR LE VISAGE : CAP' OU PAS CAP' ?

Si vous me suivez depuis un moment, vous connaissez déjà le principe du "bain d'huile" capillaire. Sinon,  petit rappel ici.

Tiens, soyons fou, et si on se faisait un bain d'huile sur le visage ??

Huhu. Je sens que les plus fidèles d'entre vous ne bronchent pas car ils ont l'habitude que je leur conseille d'appliquer de l'huile sur le visage, mais la terminologie "bain d'huile" a quand même dû faire tressaillir d'effroi certains d'entre vous ;).

Naaaan, je ne vous parle pas de friture. Mais tout simplement d'appliquer de temps en temps, et en particulier l'hiver, et même sur les peaux grasses, quelques gouttes d'huile sur le visage. Qui vous dira merci. Parce qu'il sera bien hydraté, bien souple, plus lumineux, plus net, plus résistant.

Pourquoi je vous en parle là maintenant ? C'est parce que quand je fais mon bain d'huile sur mes cheveux, 1 à 2 fois par semaine, "pour pas gâcher" je finis toujours par passer mes doigts enhuilés sur le visage, je laisse poser le temps du petit-déjeuner, puis je nettoie et rince le tout sous la douche (avec shampooing et nettoyant visage). Et parce que l'autre jour, en faisant ça, je me suis dis "Tiens, finalement c'est aussi une sorte de bain d'huile que je me fais sur le visage ces matins-là." Habituellement, je ne rince pas l'huile sur mon visage, je la laisse pénétrer. Mais les matins de bains d'huile capillaire, je la laisse poser environ 20 minutes et je la rince. Le principe du bain d'huile, quoi.

Du coup je me suis dit que c'était une bonne méthode pour celles et ceux qui ont peur d'avoir le visage luisant et/ou une recrudescence de boutons en s'appliquant de l'huile. Puisqu'ils la nettoient et la rincent après. C'est rassurant.

Ça ne vous donne pas envie d'essayer, vous, les réfractaires ?

Après, sachez qu'un peu d'huile sur le visage ne fera pas de mal aux peaux grasses. Les explications dans ce vieil article de 2009 ici. D'ailleurs je suis presque sûre qu'après avoir essayé le bain d'huile rincé, vous passerez au bain d'huile non rincé en constatant que l'huile est rapidement absorbée et vous fait telllllement de bien...

Alors, la question que vous attendez : quelle huile choisit-on ? 

Déjà, on choisit un produit qui ne contient pas d'eau. Parce que certains se vantent d'en être alors que non. Il suffit de regarder la liste d'ingrédients : s'il n'y a ni "aqua", ni "water", c'est bon ! (enfin si ça ressemble à une huile car les rouges à lèvres et les fards à paupières ne contiennent pas d'eau non plus la plupart du temps ;))

On prend une huile avec un maximum d'ingrédients naturels, dont un maximum d'huiles végétales (reconnaissables dans la liste d'ingrédient par leur nom en latin doublé la plupart du temps de leur nom anglais avec "oil"). Mais d'autres huiles "synthétiques" dérivées du végétal ne sont pas trop mal non plus, comme le Caprylic/Capric triglyceride que l'on trouve souvent dans les huiles Bio du commerce. 

Cela peut être simplement de l'huile d'argan, de rosier musquat, de noisette, d'olive... ou, comme je le dis toujours parce que ça me fait marrer et que c'est une huile particulièrement bien "équilibrée", de l'Isio 4. Ces huiles sont gorgées d'acides gras, de squalène, de vitamines A et E et autres petits trésors dont la peau raffole - elle en est d'ailleurs en partie composée.

Cela peut aussi être une huile vendue par une marque cosmétique, un peu plus sensorielle, plus sèche, qui sent bon... comme L'Huile Secret de Beauté de Leonor Greyl (oui, c'est une huile positionnée "corps et cheveux", mais vous pouvez tout à fait l'appliquer sur le visage) ou celle que je viens d'entamer, l'Huile Sensorielle Aux 3 Fleurs Blanches de Liérac. Mais aussi des huiles moins chères comme celles du Petit Marseillais.


A éviter : les huiles cosmétiques qui contiennent beaucoup d'huile minérale (paraffinum liquidum, vaseline, mineral oil... c'est la même chose, je vous mets juste plusieurs dénominations), les silicones (mots terminant en -methicone ou -siloxane en gros) et quelques autres mais je ne vais pas vous faire un cours de formulation là tout de suite, de toutes façons j'en serais bien incapable. Ces huiles synthétiques ne sont pas inutiles, disons qu'elles servent de "cirage", qu'elle rendent la peau plus souple et imperméable pour empêcher l'eau de sortir (c'est le principe de la Crème Nivea ou de la Crème 8 Heures d'Elisabeth Arden), mais dans le cadre du bain d'huile où on demande des nutriments utilisables par la peau, elles n'ont AUCUN intérêt.

Alors, vous faites votre premier bain d'huile pour le visage demain et revenez nous dire ce que vous en pensez ?

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dimanche 29 décembre 2013

CES "HUILES DE DOUCHE" QUI N'EN SONT PAS

En ce moment, je chouchoute ma peau aux "huiles" et "crèmes" de douche. J'ai abandonné jusqu'aux beaux jours les "gels" douche pour essayer de freiner l'apparition de la peau de croco hivernale et des rougeurs/démangeaisons parfois associées, avec ces formules dont le nom me promet une peau bien hydratée, "relipidée", parfaitement nourrie, voire apaisée.



Je voulais intituler ce post "Douces douches d'hiver", et parler de manière très positive de ces produits d'hygiène que j'utilise actuellement (textures onctueuses et peu voire pas du tout moussantes, parfums agréables, peau douce...), jusqu'à ce que je regarde les compositions de ces "huiles" de douche.

Des compositions sans huile. 
Ou alors à dose plus qu'homéopathique.

Dans l'Huile de Douche Oil Therapy de Biotherm, on retrouve de l'huile de noyau d'abricot et d'églantier en... 21 et 23ème place de la liste INCI (!!!), après le parfum et même après les "allergènes" du parfum, qui sont toujours à l'état de traces (disons autour de 0,01-0,05%). Autant vous dire que s'il n'y avait pas d'huile, ça ne changerait absolument rien ni à la texture ni aux fonctions de ce produit. Pire : les tensioactifs (= agents lavants, "détergents") utilisés sont loin d'être les plus doux pour la peau (sodium laureth sulfate et PEG-60 hydrogenated castor oil pour ne citer que les 2 principaux, il y en a d'autres - d'ailleurs je me demande vraiment pourquoi on a 25 ingrédients dans un simple produit lavant, d'autant plus qu'il est +/- destiné aux peaux sensibles donc une formule courte serait a priori mieux adaptée...). En réalité, l'émollience du produit, sa douceur, son pouvoir hydratant, sont dus à la présence en quantité non négligeable - juste après l'eau, de sorbitol (un sucre). Pas d'huile. Du sucre.

Dans l'Huile Lavante Relipidante XeraCalm de Avène, on est dans le même cas de figure concernant les huiles (de l'huile d'onagre et un dérivé d'huile de palme après l'acide citrique - qui est un ingrédient qui permet de réguler le pH de la formule et qu'on ne retrouve pas à plus de 0,1 - 0,2% je pense - en tous cas pas plus de 0,5%). Par contre niveau tensioactifs, ils sont beaucoup plus doux et sans sulfates, et il y a un vraiment des actifs hydratants et apaisants (eau thermale d'Avène riche en oligo-éléments, un probiotique - l'aquaphilus dolomiae, de l'arginine qui est un acide aminé...). Là aussi la sensation d'onctuosité et le maintien de l'hydratation cutanée sont assurées notamment par un agent hydrophile "non gras" que vous connaissez probablement, la glycérine. Rien d'une huile, donc, mais on est dans une formule beaucoup plus respectueuse des peaux sensibles que la Biotherm, et avec de réels actifs qui vont agir sur les causes de la déshydratation et des irritations.

Dans la Douche Huile Nourissante à l'huile de noisette du Petit Marseillais que j'ai utilisée cet été, si je n'ai plus sa compo exacte car j'ai terminé et jeté le flacon depuis bien longtemps, je me souviens qu'il n'y avait là non plus quasiment pas d'huile, là aussi de l'eau et des tensioactifs en principaux ingrédients, et je suppose qu'il y avait de la glycérine, du sorbitol ou un autre agent hydratant non gras du même genre.

 

Le plus drôle, c'est que la formule la plus "honnête" parmi celles que j'utilise, c'est la Crème Douche Soin à l'huile de castanha de Natura Brasil. Celle qui ne s'appelle justement pas "huile" mais, à très juste titre, "crème". Vous n'allez pas me croire mais on retrouve de l'huile de palme en 2ème position, juste après l'eau et avant les tensioactifs !! Alors, vous me direz, l'huile de palme ce n'est pas très écologique, mais je suis sûre que Natura, fidèle à sa philosophie, en source de manière éthique dans un cadre de développement durable. La formule de cette crème de douche est d'ailleurs très courte, sans tensioactifs sulfatés (bien pour les épidermes fragilisés d'hiver), en plus elle sent terriblement bon, bref, elle a tout bon ! (et la sensation sur la peau est assez étonnante, puisque que ça ne mousse pas, on dirait qu'on se lave à l'après-shampooing, en fait c'est un peu le "no poo" de la peau ;))

Entre parenthèses, tout cela me rappelle la fois où j'avais regardé la composition du "Shampooing Huile" Shu Uemura qui coûte une blinde (42€) et n'a rien d'une huile (remember). Et si vous vous posez la question, j'ai aussi regardé la compo de la fameuse Huile Lavante Lipikar de La Roche Posay, et elle n'est pas plus huile que celles citées ci-dessus.

Et pourtant, de vraies huiles de douche, ça existe !! Et c'est même possible à petit prix, la preuve, Nivea l'a fait : zéro eau et 55% d'huiles (le reste étant des tensioactifs et quelques ingrédients fonctionnels) pour l'Huile de Soin Hydratante.

Alors, est-ce qu'on boycotte toutes ces huiles de douche qui n'en sont pas ? 

Non. Parce que si leurs dénominations sont clairement abusives, les produits ne sont pas mauvais, voire très bons, et souvent quoiqu'il en soit bien mieux adaptés aux peaux fragiles, irritées et/ou sèches que les gels-douches conventionnels. Si on a la peau ultra-sensible, on opte pour l'Huile Lavante Relipidante XeraCalm de Avène, et si on veut une véritable huile de douche, pour le principe, on choisit la Nivea !

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