dimanche 13 septembre 2009

A CHAQUE AGE SES OBSESSIONS PHYSIQUES !


Quand vous vous regardez dans un miroir, sur quelle partie de votre corps vous focalisez-vous ? Était-ce la même il y a 10 ans ? Est-ce que ce sera la même dans 10 ans ? Certainement pas…

Deux associations américaines de chirurgie plastique* viennent de publier les résultats d’une enquête réalisée via le site beautyforlife.com. Les internautes devaient répondre à un certain nombre de questions sur leurs préférences physiques et leurs complexes.

Le résultat est
que, sans grande surprise, le visage est la préoccupation principale des femmes de 20 à 70 ans. Mais à certaines périodes de la vie, elles se focalisent temporairement sur d’autres zones du corps :

- A la trentaine, c’est le ventre, les hanches et la poitrine qui retiennent leur attention
- Entre 20 et 50 ans, elles pensent que le facteur principal qui fait l’attractivité d’une femme est un corps bien proportionné
- Après 50 ans, l’important est pour elles de conserver une peau d’apparence jeune


Vous me direz qu’il n’y a pas de révélation inattendue dans les résultats de cette étude.
Oui, mais c’est parfois bien de confirmer par une petite enquête (pas hyper sérieuse, je vous l’accorde), ce que nous avions tous déjà deviné.

* American Society of Plastic Surgeons et American Society for Aesthetic Plastic Surgery

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vendredi 11 septembre 2009

INTERVIEW DE MOI-MEME SUR LA COSMETIQUE "DURABLE"


J'ai souvent répondu à des interviews pour les marques que je représentais, et c'est la 1ère fois que l'on m'interviewe pour ce que je pense moi "en vrai". Ce n'est pas tout à fait la même chose, même si, par chance (ou conviction ?), j'ai toujours sincèrement pensé ce que je racontais aux journalistes au sujet de "mes" marques.

Muriel, qui tient un blog super intéressant sur le développement durable et la communication "verte", a souhaité recueillir mon avis à ce sujet, avec un focus sur l'industrie cosmétique.

J'étais ravie car j'avais beaucoup de choses à dire, notamment sur le greenwashing qui m'agace au plus haut point
(j'en ai parlé notamment ), mais par pitié pour ses lecteurs, Muriel n'en a retenu que l'essentiel. :)

Si le sujet vous intéresse, c'est ici
!

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mercredi 9 septembre 2009

COMMENT SE FAIRE DES SOUS EN SORTANT UNE GAMME COSMETIQUE « HALAL »


Une nouvelle gamme de soins cosmétiques halal vient de voir le jour. Ce n’est pas la seule marque qui fait du halal, j’en ai déjà entendu parler - bien que je serais incapable de vous en citer une seule.

C’est à première vue une bonne initiative, qui pourrait simplifier la vie des consommatrices musulmanes. Mais à première vue seulement, car les arguments mis en avant me semblent bien légers...

Cette marque s’appelle One Pure et a été créée par Leyla Mandi, une canadienne convertie à l’islam.

Son positionnement, en gros, c’est : pas d’alcool ni de dérivés de graisse porcine, conformément aux préceptes de l’islam.
Leyla Mandi affirme que : « Il y a des résidus de porc et d'alcool dans la plupart des produits cosmétiques, et les musulmans doivent bien pouvoir utiliser autre chose ». Ce qui est une déclaration totalement abusive !

Car concernant la graisse porcine, il est très très rare d’en trouver
aujourd’hui dans les cosmétiques, comme tous les dérivés d'animaux morts d’ailleurs. On trouve parfois des extraits de carapaces de crustacés (« chitosan »), mais c’est à peu près tout. Pour être totalement sûr qu’un produit est exempt d’ingrédients porcins, il suffit de choisir des cosmétiques certifiés bio ou, pour les marques classiques, de le vérifier auprès des services consommateurs.

Concernant l’alcool, il est facile de le vérifier sur la liste d’ingrédient : il y est désigné sous son nom anglais, « alcohol ». Mais attention, quand le mot « alcohol » est associé à un autre mot (cetyl alcohol, polyvinyl alcohol…), il ne s’agit pas d’alcool tel qu’on l’entend couramment. C’est juste une dénomination chimique qui n'a rien à voir avec l'alcool à boire. Mais je ne m’essaierais pas à vous faire un cours sur ce sujet, faites-moi juste confiance...

Par ailleurs, je ne suis pas experte en la matière, mais je croyais que le halal ne s’appliquait qu’aux aliments et pas aux produit que l’on applique sur la peau. Les musulmans n’ont-ils pas le droit d’utiliser des lotions alcoolisées pour désinfecter leurs petits bobos ou nettoyer leurs mains en prévention de la grippe A ? Et quid des produits détergents qui entrent en contact avec la peau ?

Bref, toute cette histoire me semble bien marketing – et cette Leyla Mandi a bien raison, elle risque de se faire beaucoup d’argent avec des arguments qui peuvent convaincre facilement les moins informés…


Source : Fashion Mag
En savoir + : http://onepureonline.com/


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lundi 7 septembre 2009

TOUJOURS PLUS DE COSMETIQUES AMERICAINS TOTALLY CRASY !


Vous le savez, j’adore dénicher les petites curiosités que nous inventent les cosmétologues fous tout autour de la planète. Les américains sont, avec les japonais, les plus forts en la matière. Souvent des gadgets inutiles juste bons à faire parler de la marque, et parfois (rarement), des petites merveilles d’ingéniosité. Voici mes dernières trouvailles rigolotes.

Des OMNI (objets massants non identifiés)
Ils sont trop beaux, ces Contour Q de la marque chic-issime Jimmyjane ! Ultra-stylés, en porcelaine immaculée, on dirait des objets de décoration tout droit
sortis du dernier salon Maison & Objet. Que nenni ! Il s’agit de galets massants designés pour diminuer les tensions, améliorer la circulation sanguine et stimuler les points de pression des pieds et des mains. J’en veux un ! (25 $).


Des doigts boosters de boucles
Ce drôle de gant en plastique s’inspire du geste que font naturellement avec les mains celles qui veulent mater leurs frisottis et redonner du volume à leurs boucles. Un vrai buzz dans les salons de coiffure Outre-Atlantique. A coupler évidemment avec les produits de la marque, Deva Concept, sinon ça marche moins bien. Ah, et c’est quand même 185 $ le sèche cheveux + le diffuseur magique…


Du make-up pour cuir chevelu
Vous avez les cheveux fins, on devine la peau de votre crâne, mais vous n’êtes pas encore prêt(e) pour les implants ? la crème Concealing Color de CRC Lab NYC est peut-être pour vous : c’est une sorte de fond de teint à appliquer sur le cuir chevelu pour combler les trous. Elle existe en 6 nuances, donne un effet "tout à fait naturel", "indétectable", et "résiste à la transpiration" - enfin, c’est le fabricant qui le dit. (28,50$)
La marque propose également des lingettes nettoyantes pour ceux qui ne peuvent / souhaitent pas se shampouiner tous les jours : les CRC Removal Wipes (15$). Why not...


Des tampons à lèvres
Dans la série « je ne comprends pas bien comment ça peut mieux marcher que le produit original », Alcone propose des tampons à lèvres. Ce produit s’adresse à toutes celles qui ont du mal à appliquer leur rouge à lèvres : on applique son rouge préféré sur le tampon dont la forme est la plus proche de celle de ses lèvres, on tamponne sur la bouche, et le tour est joué ! Enfin… franchement, quand on voit les formes, ça ressemble plus à des lèvres d’héroïnes de manga… et on perd certainement beaucoup plus de temps et de précision avec cette invention farfelue, probablement sortie pour ne faire que du buzz... Et ça marche, j’en parle. (24,95$ pour 24 formes différentes).


Des cookies anti-âge
De mon passé dans un laboratoire de compléments alimentaires, j’ai retenu qu’un certain nombre de femmes ne mangeaient pas de ce pain-là car elles avaient du mal à avaler les pilules. Aujourd’hui, heureusement pour elles, les compléments alimentaires se déclinent sous forme de boissons, chewings gums et autres yaourts faciles à ingérer (cf. ici). Et, comble de la gourmandise, la marque Borba propose maintenant des cookies bourrés d’açai, le « superfruit » antioxydant à la mode ! S’abstenir si on fait parallèlement un régime amincissant… (25€).


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jeudi 3 septembre 2009

LE DEVELOPPEMENT D'UN PARFUM DE A à Z : "BOIS D'IRIS" DE VAN CLEEF & ARPELS

Vous vous êtes peut-être déjà demandé quel était le chemin de création d’un nouveau parfum, les différentes étapes, la place du nez, du designer, du chef de produit… Je vous répondrai que, bien évidemment, ça dépend : de la marque, du projet, des intervenants. Mais pour en avoir une petite idée, j’ai mené mon enquête auprès de Van Cleef & Arpels, qui sort en septembre une ligne de 6 fragrances haut de gamme : La Collection Extraordinaire. Découvrez comment est née l’une d’entre elles : "Bois d’Iris".

LA GENÈSE :

Les parfums Van Cleef & Arpels sont toujours plus ou moins inspirés des collections de haute joaillerie de la marque. Bois d’Iris a été conçu pour rendre hommage à la nature, en réponse à la ligne de bijoux Les Jardins, sortie en 2008.

LE BRIEF MARKETING :

La Collection Extraordinaire est conçue comme une réinterprétation des odeurs de la nature, avec des parfums assez simples dans leur composition, directement évocateurs, comme des soliflores. Pas d’exubérance, mais de la pureté, de la finesse, du raffinement. Des matières premières de qualité (4 fois les budgets habituels), une grande liberté pour que le parfumeur se fasse réellement plaisir. Un packaging épuré et luxueux, un prix premium, une distribution ultra-sélective, pas de communication de masse. Bref, un positionnement très « parfum de niche ».

LE DÉVELOPPEMENT DU PARFUM :

Comme la plupart des marques de parfumerie, Van Cleef & Arpels développe ses fragrances en collaboration avec des prestataires extérieurs, comme Givaudan, Firmenich ou IFF. Pour Bois d’Iris, il s’agissait de créer un parfum qui évoque les bois, et c’est Emilie Coppermann de Symrise qui s’est attelée à la tache.

L’inspiration :
« Le bois flotté c'est un souvenir, et c'est du coup aussi une émotion. J'ai la chance de beaucoup voyager et j'ai souvent eu l'opportunité de ramasser sur la plage des bois flottés séchés au soleil (Zanzibar, Bali, Philippines...). L'odeur qui s'en dégage est véritablement à part.
Pour moi, le bois flotté est une manière d'évoquer le bois de façon totalement décalée. Sentir un bois, revoir son odeur de manière différente, oublier l'idée de la forêt, des feuilles, de la terre, pour le sentir sur la plage, flottant dans les vagues qui finissent sur le sable. On peut dire que c'est un contrepied aux boisés classiques, parce que c'est une manière différente d'approcher un bois par sa facette sensuelle, musquée, blanche, presque l'odeur de la peau.
D'un autre côté, même si cette idée est au cœur du parfum, j'ai gardé dans cette fragrance des accents rassurants, classiques, qui rappellent que c'est le parfum d'une marque d'exception, proche de la beauté classique des matières (vétiver, labdanum iris). »

Le processus de création :
« Il s'agit d'un travail de ping-pong entre l’équipe marketing de Van Cleef qui développe en parallèle le flacon, le concept etc.., et moi. Mon rôle est surtout de retranscrire en parfum l'histoire d'une marque et d'un concept.
Pour la conception du parfum, je crée avant tout un accord qui va être la colonne vertébrale de la fragrance. Ensuite, c'est très variable : le développement peut prendre des années ou seulement quelques mois. Pour ce projet, j'ai eu la chance de voir de manière assez évidente les associations de matières premières qui allaient mettre en valeur cet accord. L'équipe marketing de Van Cleef était confiante.
Au final, c'est une construction très simple, harmonieuse, avec peu de matières premières mais qui ont chacune un vrai souci de qualité. C'est peut-être ça, l'élégance de ce parfum.
Je travaille un parfum avec les soucis de répondre à la demande d'une marque, ce qui implique forcément que l'image du consommateur n'est pas très loin. Mais au final, je ne le vis pas comme une contrainte, mais plutôt comme un challenge. »

LE DÉVELOPPEMENT PACKAGING :

Les responsables marketing souhaitaient un emballage haut de gamme, avec une exigence particulière sur la finition et les détails. Le design a été confié à l’agence Carré Basset. Les flacons sont épurés, présentés dans un écrin estampillé du monogramme de la marque. Le packaging est volontairement sobre pour mettre en avant le travail du nez, habituellement occulté. L’air de rien, il a fallu un an et une centaine de modifications pour en arriver au produit final.

LA COMMUNICATION :

La Collection Extraordinaire a été conçue comme une ligne de parfums de niche. Elle n’est disponible que dans un nombre de points de vente limité, choisis pour leur niveau de service impeccable. Les parfums ont un positionnement prix élevé : 130 €. La communication se fait essentiellement sur les points de vente : formation des conseillères, merchandising*, PLV**… Pas d’annonce presse, pas d’égérie, ni de plan média. Et le visuel présentant Bois d’Iris a, à l’image de la collection, un côté très « institutionnel », luxueux, sobre.

Van Cleef & Arpels Parfums : www.vca-parfums.com
N° lecteurs : 01 53 77 00 00

Merci à Joy de Megille, attachée de presse Interparfums (jmegille@inter-parfums.fr), Virginie Moreau, chef de produit marketing Van Cleef & Arpels et Emilie Coppermann, parfumeur Symrise.
* Techniques d’ordonnancement et de mise en valeur des produits en magasin, pour optimiser leur visibilité et donc leur rentabilité
** Publicité sur le Lieu de Vente : présentoirs, affiches, cadeaux…

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