dimanche 29 mars 2009

ENCORE MIEUX QUE LE BOTOX !


Aujourd’hui, je vais dépasser un peu le cadre de la cosmétique pure et vous parler de cosmétique médicale. Car il y a une big news : le Botox va peut-être bientot être détrôné par une autre molécule myo-relaxante*, la Reloxin.

La Reloxin est LA nouvelle substance injectable antirides. Et, cocorico, elle est frenchy !

C’est le laboratoire IPSEN qui l'a mise au point. Ils ne sont pas allés chercher bien loin, car c’est à quelque chose près un Botox-like, c'est-à-dire une toxine botulique A (copie synthétique d’un poison mortel naturellement synthétisé par une bactérie). Comme le Botox, cette molécule empêche la contraction des muscles du visage, ce qui lisse les rides pendant plusieurs mois.

Une étude sur 1000 patients a montré que la Reloxin était très bien tolérée et, surtout, que ses effets duraient au-delà de 13 mois, au lieu des 6 mois habituels pour son concurrent. L’explication avancée par les scientifiques : la formule de la Reloxin contient moins d'antigènes et de protéines que celle du Botox, ce qui lui permet non seulement d'effacer les rides plus rapidement, mais également d’être décomposée plus lentement par l’organisme.

Dernier petit + de la version française (et non des moindres) : c’est moins cher !!!

Un peu de patience tout de même pour les Botox-addicts : la Reloxin n’est pas encore approuvée par les autorités de santé en France pour une application antirides. Mais elle l’est déjà dans de nombreux pays et devrait l’être aux Etats-Unis dans les semaines à venir.

*Myo = muscle

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mercredi 25 mars 2009

DES NOUVEAUTES US TOTALLY CRAZY !



Petit tour d’horizon des dernières nouveautés chez nos cousins américains. Pas n’importe quels produits : seulement ceux qui sortent de l’ordinaire...

Un complément alimentaire spécial sommeil
On le sait : bien dormir est essentiel pour afficher une belle peau au petit matin. Les insomnies sont synonymes de cernes, de teint brouillé, de visage bouffi… La marque dermato Murad a donc mis au point le premier complément alimentaire formulé pour améliorer la profondeur et la durée du sommeil, tout en en boostant la réparation nocturne des cellules cutanées. La formule associe mélatonine (hormone du sommeil) + GABA et REM Matrix (détente musculaire) + glucosamine (booster de collagène) + vitamines B. Hummm... Pas sûr que ce produit soit autorisé à la vente en France…

[$49.50] - www.murad.com

Une pompe à lèvres (!!!)
Aïe… Ca a vraiment l’air d’être un instrument de torture. A réserver à celles qui sont prêtes à souffrir pour être belles et pour qui : lèvres gonflées = sex appeal. Luscious Lips de Cynthia Rowland, c’est un nouveau concept pour repulper les lèvres. Une sorte de pompe à vide qui booste le volume en augmentant la circulation sanguine à l’intérieur de la muqueuse labiale. Avec un protocole à suivre très précisément… si vous ne voulez pas hurler de douleur !
[$59.95] - www.cynthiarowland.com

Un kit de lingettes pour amoureuses
Vous venez de rencontre Prince Charming mais vous n’osez pas encore laisser votre brosse à dents dans sa salle de bain (de peur de le faire fuir ?)… La Fresh (c’est le nom de la marque) a pensé à vous et propose la pochette One Day Stay Travel Packets for Her. A l’intérieur, 6 lingettes emballées individuellement : 1 démaquillant visage + 1 démaquillant yeux et lèvres + 1 nettoyant dents + 1 lotion corporelle + 1 déodorant + 1 nettoyant mains antibactérien. Et pour ceux qui penseraient que c’est encore une mauvaise nouvelle pour l’environnement, ces lingettes sont biodégradables !
[$5]
- www.lafreshgroup.com

Un soin « dermabrasion » modulable
Petite innovation packaging : le nouveau soin Avon. On sait que la dermabrasion peut donner de très bons résultats sur l’éclat de la peau et les ridules, mais en revanche, attention, ça décape ! Avec son système inédit de délivrance sur-mesure, Anew Clinical Advanced Dermabrasion System s’adapte à toutes les sensibilités cutanées. 4 intensités au choix en tournant simplement la molette !
[$28] - www.avon.com

Des gloss « hommes-objets »
Pocket Rocket de Urban Decay sait tout faire ! Il teinte et fait briller les lèvres (c’est quand même la première chose que l’on demande à un gloss), il repulpe, il existe en 8 teintes, et surtout :
  1. Lorsqu’on frotte le tube, il diffuse des phéromones (pour attirer les mâles ???)
  2. Le capuchon du gloss cache un petit secret rigolo. Enfin…. « Cacher » est un mot assez inapproprié finalement, car chaque gloss est agrémenté de la photo d’un homme bien habillé, qui, lorsqu’on l’incline, se déshabille et se retrouve en sous-vêtements ! And last but not least, l’effet est recto/verso…
  3. La dernière petite touche fun : le gloss est décliné en 8 références, 8 prénoms masculins (Timothy, Eric, Julio, James, Jesse, Kirk, David et Doug) !
[$19] - www.urbandecay.com

Ils sont fous ces américains !!!



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lundi 23 mars 2009

LE TELE-SHOPPING : THE NEXT PLACE TO BUY ?


En France, le TV-shopping est plutôt synonyme de produits cheaps (parrainés par des ex-stars des années 80) ou de grand n’importe quoi (crème à la bave d’escargot).

Aux Etats-Unis, pas du tout ! Il y a pléthore de chaines de shopping, et elles proposent des produits haut de gamme : QVC, par exemple, vend les marques Clinique, Bobbi Brown et Perricone, et HSN, les marques Givenchy, Dior et Lancôme.

Avis donc aux petites marques qui cherchent à se faire connaître aux USA sans altérer leur image. Ces programmes TV sont très regardés et les femmes qui y achètent des produits de beauté le font de manière plus impulsive que par les biais classiques (magasins, shop on line). Et donc... dépensent plus !!! Un tiers d’entre elles a d’ailleurs augmenté ses achats TV-shopping en 2008 par rapport à l’année précédente. Et 38% piochent dans ces émissions des infos sur les produits avant de les acheter en ligne ou en magasin*.

Conclusion : comme tout ce qui se passe aux US finit par arriver en France quelques années plus tard, préparez-vous donc à devenir bientôt des TV-shopping addicts !

* Etude realise par NPD Group
Source : Cosmetics News

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vendredi 20 mars 2009

LE B-A BA DES BREVETS COSMETIQUES

Petit point technique sur les brevets. Toutes les marques cosmétiques en revendiquent, et parfois même en font le principal argument marketing d’un produit. Mais qu’est-ce que c’est exactement, un brevet ? A quoi ça sert, sous quelles conditions peut-on en déposer, combien ça coûte ? 
Les explications de Magali Touroude du Cabinet Passeraud, Ingénieur EBI et Mandataire Agrée auprès de l’Office Européen des Brevets. 
[EDIT 2015 : après Plasseraud, Magali a créé le cabinet Simodoro, puis a passé 2 ans chez L'Oréal et vient de créer un nouveau cabinet, Touroude & Associates - mt@touroude-associates.com]


Quand sont apparus les brevets ? 

Un brevet, c’est un deal entre un inventeur et l’Etat. Le principe est apparu à la fin du 18ème siècle en France pour éviter que les inventions ne disparaissent avec leurs inventeurs.
En effet, un individu qui avait découvert un nouveau procédé ou une formule inédite se gardait bien alors de le révéler autour de lui, afin d’en garder l'exclusivité et de ne pas être copié. Et quand il mourait, s’il n'avait pas pris soin de la transmettre à quelqu'un où de la poser par écrit, l’invention disparaissait avec lui.
Ce phénomène freinait donc véritablement le progrès en matière de sciences et techniques, puisqu'il fallait continuellement réinventer la roue.
L’Etat a donc mis en place le système des brevets, un moyen en réalité d’inciter les inventeurs à divulguer leur invention par écrit et de manière très claire, afin que tout un chacun puisse la reproduire au besoin. En échange, l’inventeur avait la garantie de l’Etat que les contrefacteurs de l'invention brevetée seraient punis, et ce, pendant 20 ans.

Peut-on déposer un brevet tout seul ? 


En général, l’inventeur fait appel à un cabinet de conseil en propriété industrielle. Il peut rédiger le brevet et le déposer seul, mais nous le déconseillons fortement car il faut être très pointu sur le droit des brevets et bien sûr, connaître la concurrence et les brevets déjà déposés. C’est un peu comme si un accusé se défendait sans avocat devant un tribunal. Chez Plasseraud, nous conseillons aussi bien des start-up en biotechnologie, que des multinationales de l’alimentaire, des PME cosmétiques, des universités, des instituts de recherche publique ou des inventeurs indépendants.

Peut-on tout breveter ?


Le premier critère de brevetabilité est la nouveauté. C’est à dire que le secret ne doit jamais avoir été divulgué (via une discussion, même informelle, sur un blog, dans un article…). Ensuite, il y a 3 types d’inventions brevetables :
  • Nouveau produit : par exemple, un nouveau principe actif extrait d’une micro-algue.
  • Nouvelle utilisation : par exemple, l’application antirides de cet extrait de micro-algue.
  • Nouveau procédé : par exemple, la méthode d’extraction de cet actif de micro-algue.
Mais attention, tout n'est pas brevetable : on ne peut pas breveter la découverte du mécanisme d'action de l'effet antirides de cet extrait de micro-algue.

Comment se passe le dépôt de brevet ? 

Une fois les critères de brevetabilité validés, nous rédigeons le brevet puis le déposons à l’Office Français des Brevets (INPI) ou à L’Office Européen (OEB). S’engage alors un dialogue avec un examinateur qui donne son opinion et ses objections. Le but du cabinet est alors de répondre à ces objections pour convaincre l’examinateur du bien-fondé de l’invention. Si tout va bien, le brevet est alors délivré.

Dans quelle mesure une invention est-elle protégée par un brevet ?


Un brevet est une arme : il sert à empêcher les tiers (= les concurrents) de produire, commercialiser ou importer un même produit, de copier un procédé ou une revendication.
Si un contrefacteur est découvert, s’amorce la phase de litige : le cabinet intervient pour récolter les preuves de la contrefaçon. Il peut par exemple obtenir l’ordonnance d’un juge qui l’autorise à aller chercher des preuves directement dans une usine : ouvrir les fûts, prendre des photos, regarder le contenu des ordinateurs (en présence d’un huissier de justice, du conseil en propriété industrielle, voire d’un commissaire de police)… Sinon, plus simplement, acheter le produit incriminé en magasin. Ensuite, le cabinet assiste l’avocat pour rédiger sa plaidoirie pour le procès en contrefaçon.

Combien coûte un dépôt de brevet ? 


Un dépôt simple en France revient à 6000 € sur 5 ans (taxes + honoraires). Pour un brevet en Europe, aux Etats-Unis, au Canada et au Japon, il faut compter pour la totalité de la procédure (environ 5 ans) un total de 80 à 120 000 €. Ensuite, il convient de payer une taxe annuelle pour maintenir le brevet en vie dans chacun des pays.
L’invention est alors protégée pendant 20 ans dans les pays où un brevet aura été déposé. Ensuite, elle tombe dans le domaine public et n’importe qui peut légalement la copier.

Que peux-tu nous dire sur les brevets de l’industrie cosmétique ? 


En cosmétique, il y a plus de brevets sur des nouveaux produits que sur des procédés, car il est plus facile de prouver que 2 produits sont identiques plutôt que 2 procédés (auquel cas il faut faire des recherches techniques approfondies, et obligatoirement une saisie de contrefaçon dans l'usine du contrefacteur présumé).
Mais la majorité des brevets concernent en fait une nouvelle utilisation d’un produit qui existe déjà. Par exemple, l’application anti-vergetures d’un extrait de micro-algue connu jusqu’ici comme antirides.
Le plus gros déposant de brevets en France en cosmétique est L’Oréal (600 brevets par an environ).
Pour les grandes entreprises, le brevet est une stratégie bien rodée. Il s’agit d’une part d’un outil marketing : la revendication d’actifs brevetés valorise le produit. D’autre part, c’est une véritable offensive à l’encontre de leurs concurrents, qui consiste à protéger de la manière la plus large possible une invention : elles ne déposent pas qu’un seul brevet sur un nouvel actif, par exemple, mais également tout un tas d’autres brevets sur ses activités éventuellement antirides + anti-vergetures + hydratante + son application dans un produit solaire etc… (même si tout cela n’a pas encore été vérifié). Au cas où ils trouveraient une telle activité !.. Mais aussi pour « noyer le poisson », pour éviter que les concurrents sachent sur quelle activité elles sont en train de travailler.

Quelles sont les derniers brevets qui t’ont bluffés dans le monde cosmétique ? 


Ceux de Icy Beauty, marque qui a malheureusement aujourd’hui disparu : un concept intéressant car il associait un nouveau packaging auto-réfrigérant à une formule spécifique. C’est cette combinaison qui faisait des produits totalement originaux. Le pack brevets était blindé (17 brevets). Difficile pour les concurrents de copier... Et un brevet déposé par une grande marque, inspiré de la thérapie génique : ils ont développé un fragment d’ARN capable d’aller au cœur de la cellule inhiber un gène déficient qui provoque une surdose de mélanine, donc des taches pigmentaires sur la peau.

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mardi 17 mars 2009

MA PEAU EST U-NI-QUE : JE VEUX DU SUR-MESURE !


Qui n’a jamais tenté de booster sa crème de jour en y ajoutant quelques gouttes d’huiles essentielles ou de mélanger 2 teintes de vernis à ongle pour obtenir celle qui correspondra parfaitement à son humeur du jour ?

Ca peut être une très bonne idée, mais attention à ne pas s’improviser apprenti sorcier si l’on n’est ni chimiste, ni biologiste. Car les produits cosmétiques, c’est du sérieux ! Eh oui, comment vous assurer qu’en ajoutant à votre crème préférée une goutte de parfum ou d’huile d’argan, vous n’allez pas déstabiliser la formule, la « polluer » en bactéries ou altérer son innocuité ? Comment pouvez-vous être sûre de la customiser avec ce dont votre peau a réellement besoin ?

Vous avez de la chance, l’une des tendances actuelles de la beauté est justement au sur-mesure. Chacun peut élaborer sa petite recette perso : en général, une crème de base à laquelle on ajoute quelques gouttes d’élixir en fonction de ses goûts et de ses besoins, de son humeur, de la saison...

Petit tour d’horizon des marques de « cosmétique à la carte ».

La pionnière : Anne Sémonin
Depuis plus de 20 ans, cette marque ultra-chic (Adjani en est addict) propose à ses clientes un programme véritablement personnalisé : il débute par un entretien individuel avec une esthéticienne, qui établit une « ordonnance beauté » en accord avec les besoins de votre peau et de votre mode de vie. Cette ordonnance indique le protocole à suivre pour ajouter à votre soin le mix d’huiles essentielles le mieux adapté. Les mélanges se font juste avant l’application pour conserver les propriétés des actifs intactes. www.annesemonin.com

La plus ludique : After The Rain
C’est au départ un spa helvétique qui ne se prend pas au sérieux. Sa philosophie : pour créer, durer, et renouveler l’expérience spa, il est nécessaire d’intégrer de la poésie et de la fantaisie. After The Rain, c’est le même principe que chez Anne Sémonin : la possibilité de créer son soin quotidien en ajoutant aux « crèmes fondamentales » les actifs et les mix d’huiles essentielles qui correspondent aux besoins de sa peau. La palette de produits permet de multiples combinaisons, associées à des gestuelles spécifiques. www.spa-aftertherain.ch

La plus exotique : Celevenus
Au Japon, Celevenus est prescrite et vendue par des dermatologues. Sa ligne V-Solution 10 est constituée de 10 sérums anti-âge qui permettent de personnaliser son soin. 10 solutions à 10 problèmes de peau, en 10 ingrédients… et 10 couleurs : Licorice apaisante, Pyctogénol anti-terne, Vitamine C anti-peau grasse… www.celevenus.co.jp (pour ceux qui parlent japonais)

La plus marketée : The Blend
Partant du principe que chaque peau réagit différemment aux agressions extérieures et vieillit à son propre rythme, le Dr. Olivier Courtin, fils du fondateur de Clarins, a mis au point une gamme de soins customisables pour répondre… aux besoins de la peau (vous aviez deviné !), à chaque étape de la vie. Les 8 formules de base peuvent être mixées avec 5 boosters spécifiques, permettant d'obtenir l'effet recherché : + d’hydratation, - de rougeurs, + d’éclat, - de stress... Ce qui donne plus de 50 molécules actives et des centaines de combinaisons possibles. Et pour que vous ayez vraiment une impression de « custom-built in a laboratory », les boosters sont présentés dans des seringues et le mélange se fait dans le Mini-Lab, un petit pot mélangeur adapté.

www.myblendbeauty.com

La belle disparue : Mademoiselle Bigoudi
Lancée en 2005, cette jolie marque n’aura pas duré. Peut-être est-elle arrivée trop tôt… en tous cas, je l’avais trouvée très attachante, avec son design girly et son concept décalé. Des bases de soin à personnaliser avec un additif au choix : « Mademoiselle a la peau qui brille », « Mademoiselle fume » ou « Mademoiselle a la peau sèche ». On pouvait même choisir entre 2 fragrances celle qui nous correspondait le mieux. Encore une marque de niche qui n’aura pas eu le temps de prendre son envol… Dommage.



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dimanche 15 mars 2009

DES PARABENES DANS LES COSMETIQUES BIO : JUSQU’A QUAND ?


Peut-être n'est-ce qu'une simple coïncidence... Le reportage d’Envoyé Spécial sur la cosmétique Bio diffusé la semaine dernière révélait au grand public que certains produits certifiés Bio contenaient des traces de conservateurs synthétiques, parabènes et phenoxyethanol (voir ici).

Comme par hasard, le lendemain, on apprenait que la DGCCRF (= Fraudes) et l’AFSSAPS (= Agence du médicament) avaient analysé 28 produits de beauté estampillés Bio et sans conservateur et que les 2/3 d’entre eux contenaient des traces de conservateurs alors que leurs étiquettes affirmaient le contraire. Les deux agences ont précisé qu'il était toutefois impossible de conclure à une pratique trompeuse délibérée à l'égard du consommateur, ces traces étant 20 à 60 fois inférieures aux limites réglementaires.

Encore une fois, pour les réfractaires au phenoxyethanol et aux parabènes, rappelez-vous que jusqu’en décembre 2008, les fabricants de produits certifiés Bio avaient le droit, par dérogation, d’utiliser des matières premières conservées avec ces conservateurs, et que ces produits seront sur le marché encore quelques mois.

Une petite précision enfin pour vous montrer à quel point il est difficile de substituer ces conservateurs, et qu’il faudrait peut-être bien réfléchir à la notion de "risque" avant de trop les décrier : l'étude a révélé que, au niveau de la qualité microbienne, les résultats étaient satisfaisants, SAUF pour 2 lots d’un produit qui ont dû être retirés du marché, et un autre produit présentant "une protection microbienne insuffisante (...) susceptible d'induire des risques microbiologiques pendant la durée prévisible de son utilisation". 2 produits sur 28 = 7%.

A bon entendeur…

Source : Fashion Mag

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vendredi 13 mars 2009

MA NOUVELLE ENTREPRISE...


Ma nouvelle entreprise... connait aussi la crise. Mais cette fois, comme le roseau, elle plie (légèrement), mais ne risque pas de casser (ou alors on est tous dans la mouise !!!). Et "elle" a bien voulu m'embaucher quand même pour quelques mois.

Petit flashback.

J'ai commencé ce blog il y a un peu plus d'un mois suite à la liquidation judiciaire de ma boîte, car tout d'un coup, j'avais du temps (DU TEMPS !) pour partager mon expérience sur le monde de la cosmétique (voir mon 1er billet).

Aujourd'hui, j'en ai beaucoup moins (et tant mieux, dirait ma mère).

Mais j'ai pris goût à la rédaction de ce blog. Vraiment. J'aurais même dû commencer avant...

Alors, je continue.

Avec peut-être un peu moins de billets... Ou peut-être pas. On verra bien.

Rendez-vous donc très vite sur (dé)maquillages pour de nouveaux décryptages beauté !

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dimanche 8 mars 2009

GARANCIA : UNE LIGNE COSMETIQUE ENSORCELANTE

Savéria Coste, fondatrice de Garancia, a écrit en 4 ans la genèse de l’une des aventures cosmétiques les plus prometteuses de ces prochaines années. Ses produits, comme le Pschitt Magique ou le Philtre Légendaire & Centenaire, sont déjà cultes : il suffit de faire un tour sur les forums de discussion pour s’en rendre compte. J’ai souhaité en savoir plus sur le parcours de cette jeune femme, véritable concentré d’énergie, et sur la manière dont elle a construit sa marque. Interview.

Tu as créé Garancia en 2005. Quel a été ton parcours ?
Je suis la 4ème génération de pharmaciens de la famille. Durant mes études de pharmacie, il y a maintenant 20 ans, ma mère a créé une officine complètement atypique à l'époque, avec une surface de vente dédiée à la beauté qui représentait plus de 80% de la taille de l'officine. J’ai développé cet Espace Soins avec passion et les clientes venaient de loin pour bénéficier de mes conseils ! Je me souviens avoir même ramené des produits de beauté d'Angleterre que je trouvais innovants pour les revendre chez moi. Ensuite, j’ai commencé ma vie professionnelle chez L’Oréal, puis chez Oenobiol où j’ai contribué activement au développement du chiffre d’affaire et à la notoriété de la marque, et enfin au Laboratoire des Granions. En 2004, j’ai eu la chance de rencontrer des chercheurs spécialisés dans la stabilisation d’enzymes, ce qui a été le déclic pour lancer mon premier produit, le Pschitt Magique. La création de Garancia est le fruit de rencontres et d’un petit peu de chance. Mais jamais je ne me serais lancée dans un métier différent du mien : j’avais un réseau dans le monde cosmétique, qui m’a tout de suite fait confiance.

Quel est le positionnement de ta marque ?
Mes produits sont pensés comme des formules magiques, qui allient ingrédients naturels (parfois Bio) et actifs high-tech issus des dernières avancées en recherche cosmétologique. Je tiens à proposer des produits différents de ce qui existe déjà, c’est donc l’innovation et l’efficacité qui inspirent mes produits, pas le marché. Ma plus grande joie, c’est lorsque je reçois des courriers de consommatrices qui me disent que les produits Garancia sont magiques, qu’elles n’ont jamais eu de tels résultats. Je lis toutes les lettres que l’on nous adresse. Et nous avons 98% de satisfaction clients !

Comment se développe Garancia aujourd’hui ?
Nous avons une croissance à 2 chiffres chaque année et la gamme Garancia est distribuée dans 16 pays : en France en pharmacies et chez Séphora, un peu partout en Europe chez Séphora, et également au Moyen-Orient. C’est notre 2ème produit, l’Abracadabaume, qui a véritablement propulsé la marque.

Comment se différencier dans un univers aussi concurrentiel ?
La différenciation se fait essentiellement sur l’innovation. C’est grâce à cela que Sephora est venu me chercher, que les journalistes parlent de la marque, que les consommatrices remarquent les produits et restent fidèles.
Sur le terrain, c’est plus difficile d’exister car pour avoir de la visibilité en magasin, il faut négocier avec les centrales d’achat et nous n’avons pas autant de moyens que les grandes marques. Nous nous concentrons sur les animations et les formations des vendeuses - d’autant plus que celles-ci changent régulièrement de point de vente (il y a pas mal de turn over).
La différenciation passe aussi par les emballages. J’ai choisi des packagings très différents de ce qu’il existe habituellement en cosmétique. Je voulais me faire plaisir et je les ai faits à mon image, tout en contraste : du noir pour évoquer le luxe et la magie, du vert anis pour le naturel.
Nous commençons également à faire un peu de publicité dans la presse féminine et comptons développer notre communication sur Internet.

Comment se passe le développement d’un nouveau produit ?
Nous faisons beaucoup de veille scientifique et concurrentielle, nous travaillons main dans la main avec des chercheurs du monde entier, chacun spécialisé dans un domaine particulier. Et lorsque je trouve des actifs vraiment innovants, je créé mes propres formules, qui sont uniques. Je les fait tester à mon entourage mais j’en suis le principal cobaye ! Tant que ça ne me convient pas parfaitement, je recommence.

Quels conseils donnerais-tu à ceux qui souhaitent lancer leur propre marque de cosmétiques ?
Avant de se lancer, il faut bien connaître le milieu, le marché. Etre scientifique me semble le minimum pour savoir innover et sélectionner les bons actifs. En effet, il faut savoir faire la part des choses entre la multitude d'actifs qui existent et qui revendiquent des promesses les plus attractives les unes que les autres. Il faut également être persévérant et avoir un peu de chance.... Mon logo est d’ailleurs un clin d’œil à ma bonne étoile !

Comment arrives-tu à concilier vie professionnelle et vie personnelle ?
C'est sûr que créer son entreprise prend beaucoup de temps, mais préserver cet équilibre entre vie professionnelle et familiale est très important pour moi et ma famille. J'ai 2 enfants de 7 et 9 ans et je veux être proche d'eux le plus souvent possible. Le week-end, je travaille le matin très tôt pour pouvoir profiter d'eux toute la journée. J'essaie de rentrer tous les soirs à 19h30 et une fois par semaine à 18h30. Lorsque je rentre tard le soir, c'est mon mari qui s'occupe de leur faire faire les devoirs. Je prends une semaine de vacances avec eux à Noël et à Pâques et un mois pendant les grandes vacances. En fait, grâce au téléphone portable, à l’ordinateur, au Blackberry, on n'est plus obligé de travailler de son bureau. C'est vraiment une révolution ! J'ai des ordinateurs dans tous les lieux où je me déplace avec mes enfants et je peux ainsi suivre mon business tout en étant présente et rester plus longtemps que prévu si nécessaire. Je pense qu'ainsi, mes enfants me voient plus souvent, ils profitent de ma présence (je ne suis pas absente et ça c'est important pour eux) et je partage tous les moments de joie avec eux.

Quels sont les produits de beauté que tu utilises au quotidien ?
J'aime beaucoup le Lait Anti-Desséchement de Lierac, le Teint Singulier d'Yves Saint-Laurent , l'eau démaquillante Créaline H2O de Bioderma et la Terracotta de Guerlain (je ne sors jamais sans).

Comment penses-tu que la cosmétique va évoluer dans les années à venir ?
Une part plus importante de naturel tout d’abord : les marques vont faire plus attention à ce qu’elles mettent dans leur produits. Plus d’efficacité, par exemple via l’utilisation de peptides qui sont les actifs cosmétiques les plus prometteurs. Les consommateurs sont de plus en plus informés et exigeants, seuls les produits avec un bon rapport qualité / prix continueront d’exister.

°°°

BON PLAN : durant tout le mois de mars, 1 bandeau de soin offert pour l'achat de 2 Pschitt Magique Nouvelle Peau (en pharmacie et parapharmacie, pour les points de ventes participant à l'opération)

Contact : www.garancia.com


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vendredi 6 mars 2009

LA COSMETIQUE BIO SELON "ENVOYE SPECIAL"


Hier, vous vous en doutez, j’ai regardé Envoyé Spécial : « Les cosmétiques Bio : le bonheur est-il dans le pot? ». Et pour une fois, j’ai trouvé cette enquête bien faite et plutôt en adéquation avec la réalité.

Bien sûr, le développement des produits Bio (+35% par an depuis 4 ans) est une excellente nouvelle pour la planète. Mais pour des raisons techniques, économiques et marketing, tout n’est pas encore totalement rose dans ce monde de la beauté verte. Et le reportage de France 2 l’a bien montré.

Petit résumé critique pour ceux qui auraient raté l’enquête :
  • Oui, jusque fin 2008, les parabènes et le phenoxyethanol étaient bien autorisés par l’organisme de certification Ecocert, à condition qu’ils ne soient pas ajoutés par le fabricant dans la formule, mais apportés par les matières premières. Cette dérogation avait été mise en place au moment de la création du label car il y a quelques années, quasiment tous les ingrédients étaient protégés avec ces conservateurs. Il fallait donc accorder un peu de temps aux fournisseurs pour trouver une solution alternative, ce qui n’a pas été une mince affaire, croyez-moi ! A noter, donc : le temps d’écouler les stocks fabriqués jusqu’en décembre dernier, vous risquez encore de tomber sur des parabènes dans vos cosmétiques Bio, sans que ce soit forcément indiqué sur l’étiquetage.
  • Non, il n’est pas facile de substituer ces conservateurs si décriés. Les candidats à leur remplacement sont moins efficaces et pas forcément très bons pour la peau : alcool (desséchant, irritant), acides sorbique et benzoïque (efficaces à ph… acide), huiles essentielles (parfois allergisantes), extraits végétaux suspectés d’être libérateurs de formol hautement toxique (lonicera japonica)… Et lorsqu’on se passe de conservateur, les crèmes deviennent de véritables bouillons de culture : eh oui, les bactéries sont très friandes de ces eaux florales et de ces extraits de plantes ultra-nutritifs ! Aujourd’hui, la solution la plus saine et la plus simple pour conserver efficacement les produits Bio est le conditionnement en flacon airless. Mais c’est malheureusement assez compliqué à mettre en œuvre, surtout pour les petites marques.
  • Non, les produits naturels ne sont pas plus doux pour la peau que les produits conventionnels. N’oublions pas que les poisons les plus dangereux ont été enfantés par la nature (curare, toxine botulique, venins…). Les huiles essentielles ont des propriétés extraordinaires, mais mal dosées, peuvent être ultra-irritantes et allergisantes ; elles traversent la peau et on les retrouve même dans les urines. Les compositions des extraits végétaux diffèrent légèrement en fonction des années et des lieux de récoltes et il est donc difficile de garantir une même qualité d’un lot à l’autre. D’ailleurs, les produits pour peaux atopiques et sensibles sont composés en grande partie d’ingrédients de synthèse dont on maîtrise parfaitement l’innocuité.
  • Oui, il faut bien faire attention aux étiquetages pour déceler les méchants Bio-opportunistes. « A l’extrait de lavande Bio » ne signifie pas que le produit est Bio ou naturel, cela peut tout à fait être un produit majoritairement synthétique avec 0,5% d’extrait Bio. « Sans parabène ajouté » signifie qu’il peut y en avoir à l’état de traces, apportés par les matières premières qui composent la crème. Vos meilleurs alliés pour s’y retrouver : les labels (Ecocert, BDIH, Soil Association…).
En tous cas, ne sous-estimons pas la portée de cette enquête. Et tant mieux ! Rappelez-vous le reportage d’Envoyé Spécial sur les composants de synthèse dans les cosmétiques en 2005, « Les cosmétiques en question ». Yves Rocher y avait été notamment montré du doigt pour le gouffre entre son discours marketing (du végétal, du naturel, les jolies fleurs et les petits oiseaux) et la réalité (du synthétique et quelques grammes de naturel). Cette polémique avait déclenché un véritable branle-bas de combat au sein du groupe et son dirigeant en personne (M. Rocher fils) avait créé quelques mois après un nouveau service dont le but était justement de faire évoluer les produits de la marque vers une réalité plus verte. Résultat : il y a quelques mois sortait la première vraie gamme Bio de Yves Rocher. Et j’imagine, enfin j’espère, que leurs autres produits commencent, progressivement, à être un peu plus en phase avec leur positionnement marketing...

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jeudi 5 mars 2009

COSMETOTEXTILE 2.0.

On connaissait les collants amincissants ou hydratants, les tee-shirts parfumés, les chaussettes antibactériennes… Voici la nouvelle génération de cosmétotextiles : ceux que vous réalisez vous-même, sur-mesure !

Grâce à Ahrt Cosmetic's, une gamme de 3 lotions aux propriétés cosmétiques : vous imprégnez votre vêtement de l’une de ces potions magiques (par trempage ou en remplaçant votre adoucissant en machine), et le tour est joué ! Résultat : des chaussettes rafraîchissantes, un leggings amincissant, une culotte hydratante…

Le procédé, fruit de 3 années de recherche, consiste en l’encapsulation d’un actif cosmétique dans une enveloppe en silicone. L’enveloppe se fractionne peu à peu avec le frottement du vêtement sur a peau, libérant progressivement l’actif. Les capsules résistent à 4 lavages. Ensuite, rebelote pour une opération trempage. Et ça ne marche que pour les vêtements bien serrés, évidemment, pas sur un baggy…

Ce type de procédé existait déjà pour imprégner les tissus de lotion insecticide (Insect Ecran de Cooper - je l’ai utilisé récemment pour un voyage en zone à paludisme, et ça m’a semblé efficace).

Comptez 18 € quand même les 200 mL - une crème conventionnelle reste donc nettement plus économique… Disponible sur www.ahrt-cosmetics.com et bientôt en en grande distribution, magasins spécialisés et parapharmacie.

Source : Fashion Mag


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lundi 2 mars 2009

ROSAME : DES COSMETIQUES POUR NOS GRANDS-MERES !

Cette nouvelle marque est différente. Rosâme répond à un besoin qui n’est pas encore comblé aujourd’hui : des produits cosmétiques pour les personnes âgées. Qui, à partir d’un certain âge, n’en ont plus rien à faire des derniers actifs antirides à la mode (c’est trop tard !!!), mais qui, surtout, ont besoin de produits simples, sûrs, efficaces, faciles d’utilisation. De bons basiques, sans fioriture.

A l’origine de cette initiative : la pétillante Delphine Chomat. Après quelques années dans le commerce de matières premières cosmétiques, pendant lesquelles elle a parcouru les laboratoires de nombreuses marques françaises, Delphine s’est lancée dans l’aventure l'été dernier. Vous ne connaissez certainement pas encore Rosâme - sauf si vous fréquentez assidûment les maisons de retraite. Mais laissez le temps à cette jolie marque de s’installer, et je crois qu’on en entendra bientôt reparler !
 

Pourquoi une gamme spécifique pour les personnes âgées ?  
Un de mes amis, directeur de maison de retraite, m’a poussée à me lancer. Il avait noté un véritable manque en matière de produits d’hygiène pour ses patients. Les cosmétiques n’arrivent pas jusqu’à eux. Quand les familles ne leur achètent pas les produits indispensables (gel douche, shampooing, crème hydratante), les aides-soignants les dépannent en piquant dans la trousse de toilette du voisin ou vont au Carrefour du coin et ramènent les produits les plus bas de gamme, non adaptés à la peau fragile des seniors. Il y a parfois des boutiques dans les maisons de retraite, mais elles restent souvent mal structurées.

Quel est le positionnement de ta marque ?
DC : J’ai conçu Rosâme comme un véritable service : pas besoin de se déplacer, les produits viennent jusqu’aux personnes âgées. La peau des seniors a la même problématique que celle des enfants : il lui faut des produits sûrs, doux, qui se rincent bien, ne piquent pas les yeux, et dont l’utilisation est ultra-simple (un code couleur par type de produit, des indications bien lisibles, des pompes faciles à actionner…). Les produits Rosâme sont 100% made in France. Ils ont des formules courtes qui privilégient les ingrédients naturels, avec des tensio-actifs doux, et ne contiennent pas de parabènes. Ils ne sont évidemment pas testés sur animaux.

Comment s’est passé le développement de la gamme ?
Je travaille avec la société Kosmeto, qui fait du « clé en main ». Je leur ai fait un brief sur les produits que je souhaitais développer en leur précisant la cible, le budget (le prix public doit rester accessible : de 6,50 € à 15 €), le type de textures (riches mais transparentes), le type de flacons (ergonomiques, avec du plastique et des encres recyclables, sans suremballage), etc… J’ai fait tester toutes les formules qu’ils m’ont proposées sur le terrain, en maison de retraite mais aussi à mon entourage, et nous avons sélectionné les meilleurs produits. J’ai ensuite fait appel à Kabilaï, une agence de communication qui s’est occupée du logo, de la charte graphique et des brochures, et à Nilobstat pour créer mon site Internet.

Où peut-on se procurer les produits Rosâme ?
Dans quelques maisons de retraite, notamment en Touraine. Et surtout sur Internet : www.rosame.com.

Quels sont les produits cosmétiques que tu utilises personnellement ? J’ai une préférence pour les produits bio, mais pas n’importe lesquels. Je veux du glamour, comme Patyka (j’adore leur gel douche à la mandarine et leur crème de jour), Cattier (qui a aussi un très bon rapport qualité/prix). Et je viens de découvrir Kibio.

Comment penses-tu que la cosmétique va évoluer dans les années à venir ?
Je ne crois pas que l’industrie sera beaucoup touchée par la crise. Celle-ci se traduira plutôt par un déplacement des positionnements des produits : plus de simplicité, plus d’évidence, moins de sophistication. Les marques qui risquent d’en souffrir, voire de disparaître, sont celles qui sont opportunistes et manquent d’authenticité (celles qui surfent sur la mode du bio par exemple). Et je pense que tout le monde va devoir se mettre un peu au naturel et au bio, et ce n’est pas un mal !

Que peut-on te souhaiter pour les mois à venir ?  
L’objectif pour 2009 est pour moi de faire beaucoup de terrain, de trouver des nouveaux partenaires, de mieux implanter ma gamme. La communication viendra dans un deuxième temps. Et j’aimerais également partager mon expérience de créatrice d’entreprise avec des femmes qui souhaitent se lancer. Pour leur éviter certains écueils que j’ai moi-même rencontrés, notamment en tant que femme. Pourquoi pas sous forme de conférences ?

Contact : Delphine Chomat - contact@cyprille.com
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