lundi 22 septembre 2014

LA BEAUTE A LA MALGACHE

Il y a ceux qui pensent un peu naïvement que les plus pauvres, et en particulier au sud de la Planète, n'ont pas l'opportunité / l'envie / les moyens (...) de prendre soin d'eux. Ils se trompent. Au contraire, être présentable, propre, le cheveu lisse, est essentiel quand on n'a pas grand-chose, non seulement pour une simple question d'hygiène (souvent l'intérieur des maisons est aussi très propre, d'ailleurs, la propreté étant le meilleur moyen de prévention contre les maladies quand on peut difficilement se faire soigner), pour se sentir bien dans sa peau, garder sa dignité, montrer que l'on respecte l'autre... J'ai pu le constater lors de mes multiples voyages.

A Madagascar, j'ai rencontré toutes sortes de femmes. Souvent assez (très) démunies - vous savez peut-être que ce pays, suite notamment à des successions de crises politiques, est l'un des plus pauvres de la Planète et que (malheureusement) ça ne risque pas de changer de si tôt. 

Je disais souvent aux jeunes filles et aux femmes que je croisais : "Ampela soa, anao" ("Vous êtes très belle !"). Parfois elles détournaient un peu la tête, rougissantes mais le sourire aux lèvres, et la plupart du temps elles éclataient de rire, ravies de ce compliment venant d'une parfaite inconnue - d'une vasaha (étrangère) en plus, et les autres femmes, autour, répétaient cette phrase magique en se marrant. Je crois que ça leur faisait vraiment plaisir.

A Madagascar (Mada pour les intimes), on trouve des produits de beauté un peu partout, même dans les villages isolés du Moyen-Ouest qui se situent à 5-6 jours (je n'exagère pas) de taxi-brousse de la Capitale au bout de pistes complètement défoncées et/ou 100% sableuses, là où les fruits et légumes qui ne poussent pas sous ce climat n'arrivent même pas. 

On en trouve dans les épiceries de villages (et les "épi-gargottes" comme ils disent, des épiceries restaurants - ce mot me fait trop rire), sur des étals spécifiques de marchés, et dans les grandes villes dans des (rares) parfumeries et (rares) grands magasins. Il y a quelques produits en pharmacie aussi. 



Il y a également pas mal de coiffeurs, parfois dans des lieux assez improbables...

 
On trouve des marques occidentales, les mastodontes de grande surface que sont Nivea, Dove, Garnier ou Elsève (regardez le cabanon entièrement sponsorisé Elsève !), et quelques marques spécifiques peaux noires / cheveux crépus comme Dark & Lovely (qui appartient à L'Oréal, groupe omniprésent sur l'île - héritage français ?). Ça, c'est pour les portefeuilles plutôt garnis. Les moins aisés achètent des marques chinoises ou indiennes de piètre qualité.


Il y a une marque locale, sérieuse, que j'ai bien aimée : Homeopharma. Ils ont leurs propres magasins, sont spécialisés dans les huiles essentielles et proposent des produits de bien-être et de beauté. C'est un peu cher, enfin, "cher", env. 10 000 ariary (3,30€) le flacon d'huile essentielle de Ravinstara par exemple. Les produits cosmétiques sont formulés et fabriqués dans une usine près d'Antananarivo, la capitale.



On trouve également sur les étals des produits plus simples, qui semblent artisanaux, comme ces savons tout ronds...


... ou ces drôles de boules, appelées "quatre feuilles", que l'on met dans l'eau du bain et que l'on boit infusées pour (se) décontracter - et qui serviraient aussi, si j'ai bien compris, à avorter (ne pas prendre à la légère les recettes de plantes malgaches !).

 

Chez les populations les plus démunies, les soins de beauté ne se limitent pas comme on pourrait l’imaginer à une hygiène basique eau + savon, car les femmes savent trouver dans la Nature toutes sortes de plantes pour se soigner et s'embellir. Et elles adorent partager leurs secrets de beauté, ce qui a fait de moi une heureuse, vous imaginez bien.

Par exemple, dans un village de pêcheurs du sud-ouest de Mada, Salary, quand j'ai abordé le sujet des nombreuses plantes médicinales qui parsèment l'Île, Claire a prélevé quelques feuilles dans l'arbuste qui était à côté de nous ("farehitra"), qu'elle a malaxées dans un peu d'eau - ce qui a instantanément donné une sorte de gel transparent, et nous a expliqué que c'était un remède contre les pellicules et l'alopécie.


Elle m'a aussi montré comment on fabriquait le fameux "masque" que de nombreuses Malgaches s'appliquent sur le visage et conservent toute la journée pour se protéger du soleil et purifier la peau. Ce n'est pas de l'argile, contrairement à ce que je pensais : ce sont des extraits de bois et d'écorces. 

 

Il y a plusieurs recettes. Celle de Claire est assez complète puisqu'elle associe 4 essences, 2 écorces et 2 bois (pardonnez-moi d'avance si je les orthographie mal) : le kolimba (ou cari, jaune), le masonjoany (blanc), le holikily (écorce de tamarin, blanc), le fihami (ficus, rouge). Elle frotte les écorces / bois humidifiés sur une pierre ("pas lisse, la pierre, hein, ça doit gratter"), et elle applique le mélange sur son visage. Elle m'a laissé ces 4 essences, j'essaierai un jour sa recette - enfin plutôt pour le côté purifiant car hors de question que je sorte avec !


La plupart du temps, les femmes n'utilisent qu'une seule essence, et souvent c'est le masonjoany - qui semble aussi être le nom "générique" du masque en question. Et il existe aussi des "masonjoany" tout prêts, en crème, vendue en vrac.


Les femmes malgaches, comme dans tous les pays du Sud, prennent particulièrement soin de leur chevelure. Elles ont les cheveux plutôt lisses quand elles ont des origines indonésiennes (schématiquement, sur les Hauts Plateaux de l’Ile) et crépus si elles ont des origines africaines (sur les côtes). Et le métissage est tel que beaucoup d'entre elles ont des cheveux très frisés mais pas complètement crépus. Le point commun à ces chevelures : beaucoup de volume et une fibre souvent sèche. C'est pourquoi elles les nourrissent et les "domptent" avec des huiles, notamment de l'huile de coco, vendue en sachet unidose à 200 Ariary (0,06 €) ou en vrac. Ou avec des crèmes capillaires industrielles sans rinçage, sur lesquelles n'étaient pas notées les compositions, mais j'imagine que c'est un mélange eau / huile pétrochimique peu coûteux (et ça passe pour des produits plus haut de gamme que l'huile végétale, forcément...).


Les cheveux des hommes sont ras et ceux des femmes souvent tressés (des tresses assez grosses, pas comme en Afrique Noire), ou au moins attachés. Certaines fillettes gardent les cheveux au naturel, et on les surnomme parfois "rasta", comme la petite sur la photo. Par le passé, on disait des enfants qui gardaient les cheveux indisciplinés (ce qui formait à la longue des dreadlocks), que leurs anges-gardiens les coiffaient.


Côté maquillage, c'est très limité. Sauf pour les classes aisées qui doivent représenter 5% à tout casser de la population. La seule fantaisie qu'elles s'autorisent parfois, c'est... (je vous laisse deviner...), le vernis, oui ! Beaucoup moins qu'à Cuba où c'est la folie (souvenez-vous), plus simplement (du nail art de +/- bon goût à Cuba, des aplats simples de couleurs à Mada) mais quand même, et même chez les populations un peu isolées, même chez les petites filles. Bon, en général, c'est plutôt un reste de vernis qu'elles arborent, des traces dorées ou orangées au milieu de l'ongle (elles ne le dissolvent pas).



Avec Fleur, mon acolyte pour ce voyage, nous avons eu l'idée (quand nous devions patienter un moment pour attendre un bac par exemple - je ne vous raconte pas la patience qu'il faut avoir sur la route à Madagascar...) de proposer aux fillettes des "ateliers vernis". Elles adoraient, elles faisaient la queue, et même les garçons en voulaient (dans ce cas on n'en mettait que sur un ongle) ! Et ensuite on laissait à la communauté les 2 vernis utilisés. On savait que ceux-ci seraient équitablement partagés, vous ne pouvez pas imaginer à quel point les enfants savent partager là-bas. 


Je vous transmet l'idée pour vos futurs voyages, ça permet des contacts (rapides mais) très conviviaux avec la population, vous savez que vous ferez plaisir à tous les coups, et par ailleurs ça change des rapports purement économiques (mendicité, petit commerce...) qu'ils ont habituellement avec les touristes. :)

 

Héritage des colons français, il y a aussi à Mada quelques villes thermales, dont les infrastructures ont été créées en général fin XIXè, par exemple à Ranomafana, où vous pouvez prendre un bain d'eau thermale naturellement à 48° (tellllement chaud que personnellement je n'ai pu que tremper mes pieds, mais Fleur a réussi à s'immerger complètement !) ou vous faire masser par des kinés (massages assez basiques, il n'y a pas de traditions de massage à Madagascar).


Voilà pour mon expérience beauté à Madagascar, et si je pense à autre chose dont j'aurais oublié de vous parler, je ferai un petit edit à cet article !

Rendez-vous sur Hellocoton !

31 commentaires:

  1. cet article est passionnant ! Je sais que n'aurais jamais le "courage" de faire des voyages de ce type, vraiment en contact avec la population (que ça relève de la peur, de la fainéantise, du manque de confort, tu prends ce que tu veux, je me vexe pas !) et pourtant je trouve ça tellement riche ! (et c'est con, ça m'a mis les larmes aux yeux, le passage sur les enfants et le vernis !)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui c'est un type de voyage particulier qui peut "intimider" beaucoup d'entre nous, mais je t'assure que c'est bien plus simple qu'on ne pense. Les contacts avec la population sont faciles et merveilleux, à partir du moment où tu arrives à sortir de la relation basique et spontanée local / touriste - mais ça c'est assez facile finalement, avec un grand sourire, un compliment - si possible dans leur langue, l'achat d'une petite pâtisserie à 3 centimes... Une fois qu'on a essayé on est accro !

      Supprimer
  2. Merci Sophie pour le partage, quelle aventure enrichissante, c'est toujours très intéressant de pouvoir vraiment côtoyer les habitants d'un pays pour pouvoir échanger avec eux et se faire une véritable idée de leur vie. C'est super sympa comme idée l'atelier vernis pour les enfants, ils ont l'air fous de joie.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui c'est génial de pouvoir échanger avec les habitants, même si là ce sont des moments très furtifs, quelques minutes, une heure tout au plus - sauf avec les guides / chauffeurs / hôteliers mais c'est un peu différent, il ont plus l'habitude des touristes.

      Supprimer
  3. Merci pour cet article, un joli partage !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. De rien, ça me fait plaisir de partager ça avec vous, de vous faire voyager, de vous toucher... :)

      Supprimer
  4. Très sympa de nous faire partager cette belle expérience :)

    RépondreSupprimer
  5. Je me fourni chez homeopharma pour en tous les cas tout ce qu'ils référencent ... Et je fais souvent du tri : habits et tout ce qui est geek comme les tel portables et hop tous les 6 mois ça part la bas ... Toutes les familles réunionnaises aident beaucoup d'ailleurs leur famille la bas.... C'est fou cette pauvreté ! Et les coiffeurs même dans les endroits insolites coupent super bien y'a même des barbiers ! Je retiens l'idée des vernis et du coup j'en proposerai dans mes colis .... En tous les cas, très beaux reportages sur cette île si méconnue et si mal jugée , bravo pour ça !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ha tu connais Homeopharma ? Tu habites la Réunion ?
      C'est super que tu fasses ces petits colis, et oui, la prochaine fois, pense aussi à un peu plus de "futilité" comme les vernis, ça leur fait plaisir d'avoir autre chose que "l'essentiel". :)
      J'aimerais que cette magnifique Ile soit mieux connue pour ses côtés positifs... Il parait par ex que Nosy Be a été classée (par Trip Advisor je crois) comme la plus belle île du monde ! C'est terrible toute cette corruption politique qui ne fait qu'enfoncer Mada dans la misère, faviriser la déforestation et faire fuir les touristes.

      Supprimer
    2. Je me rend a la reunion pendant 2 mois chaque année pour voir famille et amis, en attendant de pouvoir retourner y vivre ! Du coup, je connais forcement des gens qui ont de la famille a mada , et mon pere s'y rend plusieurs fois par an :) et c'est lui qui me ramene mes petites courses, avec notamment mes huiles essentielles homeopharma :) , cela explique aussi la raison de mes tris réguliers pour envoyer sur l'ile :)

      Supprimer
  6. :-D joli partage ( ici et là bas)
    Un peu de lumière en ce lundi grisouille (tu n as pas eu une impression de futilité dans tout lorsque tu es rentrée ?)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Si bien sûr, comme à chaque fois que je rentre de ce genre de voyage, je suis en décalage quelques jours... mais le quotidien finit toujours par me rattraper. Ceci dit, cette fois, je ne sais pas pourquoi, peut-être à cause de toute l'énergie que j'ai captée là-bas (la Nature, les gens), à cause probablement de mon amie Fleur, j'ai envie de changer un peu mes habitudes en France, d'être plus à l'écoute de mon corps et mon environnement, plus en harmonie avec ce qui m'entoure... je ne sais pas comment l'expliquer en deux mots comme ça... ça fera peut-être un jour l'objet d'un article, si j'y arrive ! ;)

      Supprimer
  7. Ton article est très beau. Merci pour cette lumière que tu as ramenée, So <3

    RépondreSupprimer
  8. Bonjour !
    Cet article est très intéressant, merci de partager ces quelques photos et tes impressions. Je te souhaite un bon retour. Fidèle lectrice, je sens à travers tes deux derniers posts, que tu as été "marquée" par ce voyage, je ne sais pas bien comment expliquer.
    Bonne journée

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui j'ai été très marquée par Madagascar. Il y a des pays, comme ça, qui te touchent plus que d'autres : Mada, le Mali (c'était mon tout 1er voyage "roots", en mission d'aide au développement, il y a plus de 10 ans), Cuba (mais pour des raisons autres, plus sociales / politiques / culturelles et une certaine gémellité avec la France), la Thaïlande aussi (même si c'est très touristique donc tu te sens moins au bout du monde), le Japon (mais avec des sentiments très partagés, je n'arrive toujours pas à savoir dans quelle mesure j'aime ce pays), l'Islande pour la grandeur des paysages...

      Supprimer
  9. Quel bel article ! Merci beaucoup pour ce beau partage et ces belles photos. On voit que ce beau voyage t'a marqué et a du être une expérience très enrichissante.

    RépondreSupprimer
  10. C'est génial ce contact avec les enfants, lorsque vous leur mettez du vernis. Puis concernant le fait que les femmes démunies font plus attention à elles, je trouve ça assez logique, pauvreté ne veut pas dire saleté et manque de dignité. En fait, tu remarqueras que souvent, chez nous les occidentales, dans les pays industrialisés, on a tendance parfois à faire le contraire et se laisser-aller. C'est tout à leur honneur, je trouve ! Encore un joli article, très enrichissant !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'aurais dû les filmer les enfants, pendant les ateliers vernis... En fait j'ai fait quelques films mais je crois que je les ai tous perdus, faut que je fouille mon ordi.
      Et je plussoie tout à fait ce que tu dis sur le laisser-aller en occident, je n'ai pas osé l'écrire dans le post pour ne pas faire de gros cliché mais c'est tellement vrai ! Moi-même ça m'est arrivé d'être gênée par mes tenues très décontractées (limite sac à patates parfois) et mes cheveux en vrac en croisant des hommes et des femmes très pauvres mais bien plus attentifs à leur apparence. Si j'ai fait cette allusion en début de post c'est que j'ai eu un commentaire sur FB d'une lectrice qui disait qu'elle ne comprenait pas bien l'intérêt des ateliers vernis pour des enfants qui ont d'autres choses à penser que ça vu qu'ils sont super défavorisés, genre ils sont en "survie" donc n'auraient pas "envie" / "besoin" / "le droit" ? (...) à des plaisirs plus futiles. Je m'étais fait descendre aussi par une fille qui n'avait rien compris en commentaire d'un portrait Beauté du Monde au Vietnam - cette fille pleine de bons sentiments mais totalement à côté de la plaque pensait être du côté de "ces gens" en s'offusquant que j'interroge une femme "pauvre" (elle ne l'était pas en l’occurrence, et même si elle l'était, de toutes façons...) sur sa routine beauté, qu'elle avait probablement d'autres préoccupations et pas les moyens... cf http://demaquillages.blogspot.fr/2011/05/beautes-du-monde-7-hang-vietnamienne.html. J'espère pouvoir faire changer un peu ce type de mentalité - enfin d'ignorance disons, ce n'est pas de sa faute.

      Supprimer
    2. chapeau pour cet article, c'est la première fois que quelqu'un parle du bien de mon pays, ça fait vraiment plaisir! pour le commentaire de cette lectrice sur FB, elle devrait se mettre à notre place pour sentir notre fierté quand on se sent belle avec le peu que nous possédons, la beauté n'est pas réservé aux riches madame! et puis, tous les jours, on va pas courir par ci par là, rien que pour trouver de quoi se nourrir! des fois, on a aussi envie de se faire chouchouter, comme vous!

      Supprimer
    3. Merci pour ce petit mot qui me fait très plaisir. Votre pays est magnifique, il fait le dire et le redire.

      Supprimer
  11. merci pour les explications sur le masque, j'aurais juré de l'argile ! Bon, pour les essais, on verra ça un peu plus tard (ouah... l'aventurière qui essaye que du Shiseido et du lauder !); Et bravo pour l'idée atelier-vernis et les photos très lumineuses (à tout point de vue)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu vois, là, je rentre en France et je me lance direct dans un test Shiseido super aventureux ;).
      Oui, cette idée d'atelier vernis, je regrette de ne pas l'avoir vu avant, ce sont des moments vraiment géniaux !

      Supprimer
  12. J'ai adoré ton article, merci pour ce beau partage et ces découvertes !

    RépondreSupprimer
  13. Quel bel article :) on sent à travers les lignes que ce voyage t'a beaucoup marqué :) et super idée les ateliers vernis :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, beaucoup marqué. Magnifique pays, magnifiques personnes (et quelques déconvenues, pour être honnête, liées à certains comportements eux-même directement liés à la pauvreté, mais bon, rien de bien méchant non plus).

      Supprimer
  14. bien que je ne découvre ton blog et cet article que maintenant, je me sens quand même un peu obligée de laisser un commentaire vu que l’on parle de mon si beau pays et ses ignorances (aussi) en matière de cosmétique car oui, la gente féminine malgache est coquette parfois même trop coquette pour mettre n'importe quoi sur leur visage du moment que ça embellit la peau (ou l'éclaircit) en méconnaissant les ingrédients (je ne parle pas de la recette beauté naturelle que tu exposes bien évidemment)
    Tu as sûrement dû remarquer que même dans les villages les plus éloignés, tu vois toujours une ou des femmes "enduisent" d'une sorte d'huile où elles ont une partie du visage et/ ou le cou plus claire que le reste du corps. Malheureusement, ces huiles sont un mélange de corticoïde, d'hydroquinone et j'en passe
    C'est d'autant plus triste car l’image même de la beauté en est déformée et le pire c’est cette méconnaissance des ingrédients et leur effet secondaire
    Tu as surement dû remarquer que même dans les villages les plus éloignés, tu vois toujours une ou des femmes "enduit" d'une sorte d'huile où elles ont une partie du visage et ou le cou plus claire que le reste du corps. Malheureusement, ces huiles sont un mélange de corticoïde, d'hydroquinone et j'en passe
    C'est d'autant plus triste

    RépondreSupprimer