mercredi 25 mars 2009

DES NOUVEAUTES US TOTALLY CRAZY !



Petit tour d’horizon des dernières nouveautés chez nos cousins américains. Pas n’importe quels produits : seulement ceux qui sortent de l’ordinaire...

Un complément alimentaire spécial sommeil
On le sait : bien dormir est essentiel pour afficher une belle peau au petit matin. Les insomnies sont synonymes de cernes, de teint brouillé, de visage bouffi… La marque dermato Murad a donc mis au point le premier complément alimentaire formulé pour améliorer la profondeur et la durée du sommeil, tout en en boostant la réparation nocturne des cellules cutanées. La formule associe mélatonine (hormone du sommeil) + GABA et REM Matrix (détente musculaire) + glucosamine (booster de collagène) + vitamines B. Hummm... Pas sûr que ce produit soit autorisé à la vente en France…

[$49.50] - www.murad.com

Une pompe à lèvres (!!!)
Aïe… Ca a vraiment l’air d’être un instrument de torture. A réserver à celles qui sont prêtes à souffrir pour être belles et pour qui : lèvres gonflées = sex appeal. Luscious Lips de Cynthia Rowland, c’est un nouveau concept pour repulper les lèvres. Une sorte de pompe à vide qui booste le volume en augmentant la circulation sanguine à l’intérieur de la muqueuse labiale. Avec un protocole à suivre très précisément… si vous ne voulez pas hurler de douleur !
[$59.95] - www.cynthiarowland.com

Un kit de lingettes pour amoureuses
Vous venez de rencontre Prince Charming mais vous n’osez pas encore laisser votre brosse à dents dans sa salle de bain (de peur de le faire fuir ?)… La Fresh (c’est le nom de la marque) a pensé à vous et propose la pochette One Day Stay Travel Packets for Her. A l’intérieur, 6 lingettes emballées individuellement : 1 démaquillant visage + 1 démaquillant yeux et lèvres + 1 nettoyant dents + 1 lotion corporelle + 1 déodorant + 1 nettoyant mains antibactérien. Et pour ceux qui penseraient que c’est encore une mauvaise nouvelle pour l’environnement, ces lingettes sont biodégradables !
[$5]
- www.lafreshgroup.com

Un soin « dermabrasion » modulable
Petite innovation packaging : le nouveau soin Avon. On sait que la dermabrasion peut donner de très bons résultats sur l’éclat de la peau et les ridules, mais en revanche, attention, ça décape ! Avec son système inédit de délivrance sur-mesure, Anew Clinical Advanced Dermabrasion System s’adapte à toutes les sensibilités cutanées. 4 intensités au choix en tournant simplement la molette !
[$28] - www.avon.com

Des gloss « hommes-objets »
Pocket Rocket de Urban Decay sait tout faire ! Il teinte et fait briller les lèvres (c’est quand même la première chose que l’on demande à un gloss), il repulpe, il existe en 8 teintes, et surtout :
  1. Lorsqu’on frotte le tube, il diffuse des phéromones (pour attirer les mâles ???)
  2. Le capuchon du gloss cache un petit secret rigolo. Enfin…. « Cacher » est un mot assez inapproprié finalement, car chaque gloss est agrémenté de la photo d’un homme bien habillé, qui, lorsqu’on l’incline, se déshabille et se retrouve en sous-vêtements ! And last but not least, l’effet est recto/verso…
  3. La dernière petite touche fun : le gloss est décliné en 8 références, 8 prénoms masculins (Timothy, Eric, Julio, James, Jesse, Kirk, David et Doug) !
[$19] - www.urbandecay.com

Ils sont fous ces américains !!!



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lundi 23 mars 2009

LE TELE-SHOPPING : THE NEXT PLACE TO BUY ?


En France, le TV-shopping est plutôt synonyme de produits cheaps (parrainés par des ex-stars des années 80) ou de grand n’importe quoi (crème à la bave d’escargot).

Aux Etats-Unis, pas du tout ! Il y a pléthore de chaines de shopping, et elles proposent des produits haut de gamme : QVC, par exemple, vend les marques Clinique, Bobbi Brown et Perricone, et HSN, les marques Givenchy, Dior et Lancôme.

Avis donc aux petites marques qui cherchent à se faire connaître aux USA sans altérer leur image. Ces programmes TV sont très regardés et les femmes qui y achètent des produits de beauté le font de manière plus impulsive que par les biais classiques (magasins, shop on line). Et donc... dépensent plus !!! Un tiers d’entre elles a d’ailleurs augmenté ses achats TV-shopping en 2008 par rapport à l’année précédente. Et 38% piochent dans ces émissions des infos sur les produits avant de les acheter en ligne ou en magasin*.

Conclusion : comme tout ce qui se passe aux US finit par arriver en France quelques années plus tard, préparez-vous donc à devenir bientôt des TV-shopping addicts !

* Etude realise par NPD Group
Source : Cosmetics News

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vendredi 20 mars 2009

LE B-A BA DES BREVETS COSMETIQUES

Petit point technique sur les brevets. Toutes les marques cosmétiques en revendiquent, et parfois même en font le principal argument marketing d’un produit. Mais qu’est-ce que c’est exactement, un brevet ? A quoi ça sert, sous quelles conditions peut-on en déposer, combien ça coûte ? 
Les explications de Magali Touroude du Cabinet Passeraud, Ingénieur EBI et Mandataire Agrée auprès de l’Office Européen des Brevets. 
[EDIT 2015 : après Plasseraud, Magali a créé le cabinet Simodoro, puis a passé 2 ans chez L'Oréal et vient de créer un nouveau cabinet, Touroude & Associates - mt@touroude-associates.com]


Quand sont apparus les brevets ? 

Un brevet, c’est un deal entre un inventeur et l’Etat. Le principe est apparu à la fin du 18ème siècle en France pour éviter que les inventions ne disparaissent avec leurs inventeurs.
En effet, un individu qui avait découvert un nouveau procédé ou une formule inédite se gardait bien alors de le révéler autour de lui, afin d’en garder l'exclusivité et de ne pas être copié. Et quand il mourait, s’il n'avait pas pris soin de la transmettre à quelqu'un où de la poser par écrit, l’invention disparaissait avec lui.
Ce phénomène freinait donc véritablement le progrès en matière de sciences et techniques, puisqu'il fallait continuellement réinventer la roue.
L’Etat a donc mis en place le système des brevets, un moyen en réalité d’inciter les inventeurs à divulguer leur invention par écrit et de manière très claire, afin que tout un chacun puisse la reproduire au besoin. En échange, l’inventeur avait la garantie de l’Etat que les contrefacteurs de l'invention brevetée seraient punis, et ce, pendant 20 ans.

Peut-on déposer un brevet tout seul ? 


En général, l’inventeur fait appel à un cabinet de conseil en propriété industrielle. Il peut rédiger le brevet et le déposer seul, mais nous le déconseillons fortement car il faut être très pointu sur le droit des brevets et bien sûr, connaître la concurrence et les brevets déjà déposés. C’est un peu comme si un accusé se défendait sans avocat devant un tribunal. Chez Plasseraud, nous conseillons aussi bien des start-up en biotechnologie, que des multinationales de l’alimentaire, des PME cosmétiques, des universités, des instituts de recherche publique ou des inventeurs indépendants.

Peut-on tout breveter ?


Le premier critère de brevetabilité est la nouveauté. C’est à dire que le secret ne doit jamais avoir été divulgué (via une discussion, même informelle, sur un blog, dans un article…). Ensuite, il y a 3 types d’inventions brevetables :
  • Nouveau produit : par exemple, un nouveau principe actif extrait d’une micro-algue.
  • Nouvelle utilisation : par exemple, l’application antirides de cet extrait de micro-algue.
  • Nouveau procédé : par exemple, la méthode d’extraction de cet actif de micro-algue.
Mais attention, tout n'est pas brevetable : on ne peut pas breveter la découverte du mécanisme d'action de l'effet antirides de cet extrait de micro-algue.

Comment se passe le dépôt de brevet ? 

Une fois les critères de brevetabilité validés, nous rédigeons le brevet puis le déposons à l’Office Français des Brevets (INPI) ou à L’Office Européen (OEB). S’engage alors un dialogue avec un examinateur qui donne son opinion et ses objections. Le but du cabinet est alors de répondre à ces objections pour convaincre l’examinateur du bien-fondé de l’invention. Si tout va bien, le brevet est alors délivré.

Dans quelle mesure une invention est-elle protégée par un brevet ?


Un brevet est une arme : il sert à empêcher les tiers (= les concurrents) de produire, commercialiser ou importer un même produit, de copier un procédé ou une revendication.
Si un contrefacteur est découvert, s’amorce la phase de litige : le cabinet intervient pour récolter les preuves de la contrefaçon. Il peut par exemple obtenir l’ordonnance d’un juge qui l’autorise à aller chercher des preuves directement dans une usine : ouvrir les fûts, prendre des photos, regarder le contenu des ordinateurs (en présence d’un huissier de justice, du conseil en propriété industrielle, voire d’un commissaire de police)… Sinon, plus simplement, acheter le produit incriminé en magasin. Ensuite, le cabinet assiste l’avocat pour rédiger sa plaidoirie pour le procès en contrefaçon.

Combien coûte un dépôt de brevet ? 


Un dépôt simple en France revient à 6000 € sur 5 ans (taxes + honoraires). Pour un brevet en Europe, aux Etats-Unis, au Canada et au Japon, il faut compter pour la totalité de la procédure (environ 5 ans) un total de 80 à 120 000 €. Ensuite, il convient de payer une taxe annuelle pour maintenir le brevet en vie dans chacun des pays.
L’invention est alors protégée pendant 20 ans dans les pays où un brevet aura été déposé. Ensuite, elle tombe dans le domaine public et n’importe qui peut légalement la copier.

Que peux-tu nous dire sur les brevets de l’industrie cosmétique ? 


En cosmétique, il y a plus de brevets sur des nouveaux produits que sur des procédés, car il est plus facile de prouver que 2 produits sont identiques plutôt que 2 procédés (auquel cas il faut faire des recherches techniques approfondies, et obligatoirement une saisie de contrefaçon dans l'usine du contrefacteur présumé).
Mais la majorité des brevets concernent en fait une nouvelle utilisation d’un produit qui existe déjà. Par exemple, l’application anti-vergetures d’un extrait de micro-algue connu jusqu’ici comme antirides.
Le plus gros déposant de brevets en France en cosmétique est L’Oréal (600 brevets par an environ).
Pour les grandes entreprises, le brevet est une stratégie bien rodée. Il s’agit d’une part d’un outil marketing : la revendication d’actifs brevetés valorise le produit. D’autre part, c’est une véritable offensive à l’encontre de leurs concurrents, qui consiste à protéger de la manière la plus large possible une invention : elles ne déposent pas qu’un seul brevet sur un nouvel actif, par exemple, mais également tout un tas d’autres brevets sur ses activités éventuellement antirides + anti-vergetures + hydratante + son application dans un produit solaire etc… (même si tout cela n’a pas encore été vérifié). Au cas où ils trouveraient une telle activité !.. Mais aussi pour « noyer le poisson », pour éviter que les concurrents sachent sur quelle activité elles sont en train de travailler.

Quelles sont les derniers brevets qui t’ont bluffés dans le monde cosmétique ? 


Ceux de Icy Beauty, marque qui a malheureusement aujourd’hui disparu : un concept intéressant car il associait un nouveau packaging auto-réfrigérant à une formule spécifique. C’est cette combinaison qui faisait des produits totalement originaux. Le pack brevets était blindé (17 brevets). Difficile pour les concurrents de copier... Et un brevet déposé par une grande marque, inspiré de la thérapie génique : ils ont développé un fragment d’ARN capable d’aller au cœur de la cellule inhiber un gène déficient qui provoque une surdose de mélanine, donc des taches pigmentaires sur la peau.

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mardi 17 mars 2009

MA PEAU EST U-NI-QUE : JE VEUX DU SUR-MESURE !


Qui n’a jamais tenté de booster sa crème de jour en y ajoutant quelques gouttes d’huiles essentielles ou de mélanger 2 teintes de vernis à ongle pour obtenir celle qui correspondra parfaitement à son humeur du jour ?

Ca peut être une très bonne idée, mais attention à ne pas s’improviser apprenti sorcier si l’on n’est ni chimiste, ni biologiste. Car les produits cosmétiques, c’est du sérieux ! Eh oui, comment vous assurer qu’en ajoutant à votre crème préférée une goutte de parfum ou d’huile d’argan, vous n’allez pas déstabiliser la formule, la « polluer » en bactéries ou altérer son innocuité ? Comment pouvez-vous être sûre de la customiser avec ce dont votre peau a réellement besoin ?

Vous avez de la chance, l’une des tendances actuelles de la beauté est justement au sur-mesure. Chacun peut élaborer sa petite recette perso : en général, une crème de base à laquelle on ajoute quelques gouttes d’élixir en fonction de ses goûts et de ses besoins, de son humeur, de la saison...

Petit tour d’horizon des marques de « cosmétique à la carte ».

La pionnière : Anne Sémonin
Depuis plus de 20 ans, cette marque ultra-chic (Adjani en est addict) propose à ses clientes un programme véritablement personnalisé : il débute par un entretien individuel avec une esthéticienne, qui établit une « ordonnance beauté » en accord avec les besoins de votre peau et de votre mode de vie. Cette ordonnance indique le protocole à suivre pour ajouter à votre soin le mix d’huiles essentielles le mieux adapté. Les mélanges se font juste avant l’application pour conserver les propriétés des actifs intactes. www.annesemonin.com

La plus ludique : After The Rain
C’est au départ un spa helvétique qui ne se prend pas au sérieux. Sa philosophie : pour créer, durer, et renouveler l’expérience spa, il est nécessaire d’intégrer de la poésie et de la fantaisie. After The Rain, c’est le même principe que chez Anne Sémonin : la possibilité de créer son soin quotidien en ajoutant aux « crèmes fondamentales » les actifs et les mix d’huiles essentielles qui correspondent aux besoins de sa peau. La palette de produits permet de multiples combinaisons, associées à des gestuelles spécifiques. www.spa-aftertherain.ch

La plus exotique : Celevenus
Au Japon, Celevenus est prescrite et vendue par des dermatologues. Sa ligne V-Solution 10 est constituée de 10 sérums anti-âge qui permettent de personnaliser son soin. 10 solutions à 10 problèmes de peau, en 10 ingrédients… et 10 couleurs : Licorice apaisante, Pyctogénol anti-terne, Vitamine C anti-peau grasse… www.celevenus.co.jp (pour ceux qui parlent japonais)

La plus marketée : The Blend
Partant du principe que chaque peau réagit différemment aux agressions extérieures et vieillit à son propre rythme, le Dr. Olivier Courtin, fils du fondateur de Clarins, a mis au point une gamme de soins customisables pour répondre… aux besoins de la peau (vous aviez deviné !), à chaque étape de la vie. Les 8 formules de base peuvent être mixées avec 5 boosters spécifiques, permettant d'obtenir l'effet recherché : + d’hydratation, - de rougeurs, + d’éclat, - de stress... Ce qui donne plus de 50 molécules actives et des centaines de combinaisons possibles. Et pour que vous ayez vraiment une impression de « custom-built in a laboratory », les boosters sont présentés dans des seringues et le mélange se fait dans le Mini-Lab, un petit pot mélangeur adapté.

www.myblendbeauty.com

La belle disparue : Mademoiselle Bigoudi
Lancée en 2005, cette jolie marque n’aura pas duré. Peut-être est-elle arrivée trop tôt… en tous cas, je l’avais trouvée très attachante, avec son design girly et son concept décalé. Des bases de soin à personnaliser avec un additif au choix : « Mademoiselle a la peau qui brille », « Mademoiselle fume » ou « Mademoiselle a la peau sèche ». On pouvait même choisir entre 2 fragrances celle qui nous correspondait le mieux. Encore une marque de niche qui n’aura pas eu le temps de prendre son envol… Dommage.



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dimanche 15 mars 2009

DES PARABENES DANS LES COSMETIQUES BIO : JUSQU’A QUAND ?


Peut-être n'est-ce qu'une simple coïncidence... Le reportage d’Envoyé Spécial sur la cosmétique Bio diffusé la semaine dernière révélait au grand public que certains produits certifiés Bio contenaient des traces de conservateurs synthétiques, parabènes et phenoxyethanol (voir ici).

Comme par hasard, le lendemain, on apprenait que la DGCCRF (= Fraudes) et l’AFSSAPS (= Agence du médicament) avaient analysé 28 produits de beauté estampillés Bio et sans conservateur et que les 2/3 d’entre eux contenaient des traces de conservateurs alors que leurs étiquettes affirmaient le contraire. Les deux agences ont précisé qu'il était toutefois impossible de conclure à une pratique trompeuse délibérée à l'égard du consommateur, ces traces étant 20 à 60 fois inférieures aux limites réglementaires.

Encore une fois, pour les réfractaires au phenoxyethanol et aux parabènes, rappelez-vous que jusqu’en décembre 2008, les fabricants de produits certifiés Bio avaient le droit, par dérogation, d’utiliser des matières premières conservées avec ces conservateurs, et que ces produits seront sur le marché encore quelques mois.

Une petite précision enfin pour vous montrer à quel point il est difficile de substituer ces conservateurs, et qu’il faudrait peut-être bien réfléchir à la notion de "risque" avant de trop les décrier : l'étude a révélé que, au niveau de la qualité microbienne, les résultats étaient satisfaisants, SAUF pour 2 lots d’un produit qui ont dû être retirés du marché, et un autre produit présentant "une protection microbienne insuffisante (...) susceptible d'induire des risques microbiologiques pendant la durée prévisible de son utilisation". 2 produits sur 28 = 7%.

A bon entendeur…

Source : Fashion Mag

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