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lundi 13 octobre 2014

BOURJOIS QUITTE LA CAPITALE...

Bourjois, cette marque que l'on adore toutes tellement elle nous ressemble, parce qu'elle ne se prend pas au sérieux, parce qu'elle est impertinente, pleine de vie, indépendante, pointue, chic mais sans prétention (tout nous, quoi)...


Bourjois, cette Grande Dame qui fête ses 151 ans...

Bourjois, qui depuis presque toujours partageait ses équipes avec Chanel, sa grande petite sœur un peu plus classe - ou plus snob, selon les goûts...


Bourjois, tellement parisienne !
(bon, ok, banlieusarde si on est tâtillon sur la localisation de son siège et son usine)

Bourjois...

...nous lâche pour l'Amérique !


Plus précisément, Chanel est prêt à l'échanger contre une part dans le capital du groupe américain Coty (groupe fondé il y a bien longtemps par un français, François Coty, entre parenthèses).

Je vous copie-colle un extrait d'un article des Echos qui l'explique bien mieux que moi (parce que perso, les fusions-acquisitions... -_-).


"Virage historique pour Chanel. Le groupe de luxe est entré mardi en négociations exclusives avec l’américain Coty pour lui céder sa marque de cosmétiques Bourjois, en échange d’une entrée à son capital à hauteur de 4,2 %. Coty a proposé à Chanel 15 millions de ses propres actions, ce qui valorise Bourjois à environ 240 millions de dollars (190 millions d’euros).
Pour Chanel, c’est la fin d’une très longue histoire. Bourjois était entré dans son giron il y a plus d’un siècle : Ernest Wertheimer, l’homme qui multiplia la fortune du groupe Chanel en engageant la diversification dans la parfumerie et les cosmétiques, avait racheté l’entreprise en 1898, avant de lui donner un élan international. Aujourd’hui implanté dans une cinquantaine de pays, Bourjois fabrique des produits de maquillage, des gels douche, des déodorants et des parfums. En France, la marque occupe la troisième place du marché du maquillage vendu dans la grande distribution, derrière les marques GemeyMaybelline et L’Oréal Paris, selon le magazine « CosmétiqueMag ». L’image grand public du groupe est restée « très “mass market” », loin de l’univers très luxe de Chanel, explique François Arpels, directeur général de la banque Bryan Garnier, cité par l’AFP.
Pour Coty, qui commercialise en majorité des parfums, la marque constitue une prise de choix qui renforce sa force de frappe dans les cosmétiques. « Nous nous réjouissons d’avoir la marque Bourjois dans notre portefeuille de produits de beauté, et d’accueillir Chanel en tant qu’actionnaire de Coty », a déclaré Bart Becht, le patron de Coty, cité dans un communiqué.
Fondé en 1904 par le parfumeur français François Coty, le groupe Coty fabrique des parfums sous licence pour Chloé, Calvin Klein ou encore Marc Jacobs, et détient également les cosmétiques Rimmel, les vernis à ongles OPI. Passé dans les années 1960 sous la coupe de Pfizer, le parfumeur a pour principal actionnaire le holding John A. Benckiser de la richissime famille austro-allemande Reimann, également propriétaire du groupe de café D.E Master Blenders ou du chausseur de luxe Jimmy Choo.
Entré en Bourse en juin 2013, le groupe américain réalise un chiffre d’affaires annuel de plus de 4,6 milliards de dollars et nourrit des ambitions de géant mondial du cosmétique. Clin d’œil de l’histoire, le célèbre « nez » français François Coty a un temps œuvré pour Chanel, avant de lancer son affaire et d’émigrer aux Etats-Unis.
Chanel choisit « le très sélectif »
Avec cette cession, le message est clair de la part du groupe de luxe. « La famille Wertheimer et Chanel veulent se concentrer sur le très sélectif », estime l’analyste de Bryan Garnier. Deuxième marque au monde du secteur du luxe derrière Louis Vuitton, Chanel, non coté en Bourse, a réalisé un chiffre d’affaires de 6,3 milliards de dollars en 2012 (4,75 milliards d’euros), selon le magazine « Challenges ». Détenu par Alain et Gérard Wertheimer, les descendants d’Ernest Wertheimer, le groupe est l’un des acteurs de luxe les plus rentables au monde."

Voilà. 

Juste pour vous dire que je suis triste. 

C'est un peu de notre culture, de notre Patrimoine qui s'en va.

#snif

(un petit aperçu de la collec' Noël 2014 pour se consoler)
(comme par hasard y'a encore une Tour Eiffel) 


Bon, allez, il faut rester positif (comment elle dit, déjà, Laurie ?). Ca, c'est Bourjois qui le clame, et ils ont raison :



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