Il y a quelques temps, je vous parlais du nouveau fond de teint Mat’Morphose de L’Oréal Paris (… une réflexion très poussée sur le concept du pot à l’envers ^^).
Je l’ai fait tester à quelques copines.
Voici leurs avis (partagés), et le mien, bien sûr.
Céline, 30 ans :
« J'aime beaucoup !!!
La texture est très agréable à l'application. Je n'ai pas l'impression que ça fasse de paquets sur le visage, ce que je reproche généralement aux fonds de teint en crème.
En plus, il tient bien. »
Note : 7,5/10
Marianne, 33 ans :
« Moi, j'aime étaler mon fond de teint aux doigts et là, je n'ai pas du tout aimé la texture du produit au premier abord. Une impression de plaques terreuses au premier contact avec la peau. Trop poudré pour moi.
Et puis, après avoir étiré le produit et uniformisé sur le visage, le rendu était plus satisfaisant et naturel que je ne l'aurais pensé !
Bonne tenue. Pas de brillance. Facile à agrémenter de blush.
Au final, un résultat satisfaisant et agréable ... mais je reste bloquée sur la texture qui ne me plaît pas. »
Note : 5/10
Bénédicte, 25 ans :
« - IMPRESSION GENERALE : D'habitude je ne mets que de la poudre en guise de fond de teint. Je n'ai jamais aimé la sensation de me couvrir le visage de fond de teint liquide par impression d'étouffement et d'obstruation des pores. Mais là, j'avoue que je suis très surprise de ce produit qui casse un peu mes préjugés.
- ASPECT : La texture paraît un peu pâteuse (peut-être à cause de la présentation sachet échantillon), n'a pas d'odeur (c'est un point positif)
- APPLICATION IMMEDIATE : Sensation très poudrée (il doit y avoir beaucoup de silicone, si c'est le cas, c'est pas top...), étalement très facile et toucher très doux
- APPLICATION APRES 1 MINUTE : Ne laisse pas de trace, laisse la peau douce, uniformise la surface de la peau et fait disparaitre les rougeurs (mais pas plus que la poudre que j'utilise).
- EN RESUME : Je pourrais acheter pour tester et voir dans le temps si j'aime autant ! »
Note : 8/10
Audrey, 28 ans :
« Ca va être dur de me séparer de mon La Roche Posay !!
En effet, Mat’Morphose est beaucoup trop siliconé pour moi. Mais ça lui donne l'avantage de s'étaler extrêmement bien et de ne pas faire de traces.
Il n'est pas assez couvrant à mon goût et le côté hyper-mat me donne un air cadavérique ! Peut être faudrait-il que j'essaye une nuance plus dorée qui convienne mieux à mon teint.
Par ailleurs, un fond de teint en pot, ce n'est pas très hygiénique. On soupçonne une dose massive de conservateurs. Bref tout cela n'est vraiment pas très naturel donc respectueux pour ma peau alors que c'est un produit que l'on applique tous les jours ! »
Note : 4/10.
Et mon avis :
LES + :
- La tenue (jamais vu un fond de teint qui tienne aussi longtemps : zéro retouche dans la journée !!!)
- Le fini ultra-doux (effet « peau de soie »)
- La technologie (en résumé : utilisation d’un gel matifiant transparent, le Mati-Crystal, à la place des poudres blanches opaques habituelles)
LES - :
- L’application (comme une impression de s’appliquer du plastique « soft touch » qui ne va pas laisser la peau respirer ; sensation qui heureusement se fait vite oublier)
- La couvrance (qui, malgré la technologie Mati-Crystal, est un peu too much pour moi ; je dois sculpter mes joues avec un peu de blush pour ne pas avoir l’air d’une poupée de cire)
Note : 8/10
> Et pour celles qui sont arrivées au bout de ce billet, une petite récompense : si vous souhaitez recevoir un échantillon gratuit de Mat’Morphose, c’est par ici !

Le maquillage n’est pas qu’une question d’apparence et de futilité. La dernière preuve en date – s’il en fallait encore : on vient de découvrir que les fards que les Egyptiens s’appliquaient autour des yeux il y a 4000 ans possédaient des propriétés anti-infectieuses. De véritables cosméto-caments avant l’heure !
[je viens d’inventer ce mot, inutile de faire une recherche Google ;)]
Le truc complètement dingue,c’est que les vertus thérapeutiques de ces fards étaient dus à un composant aujourd’hui très décrié…… le plomb !!!
Le maquillage égyptien était en effet constitué de mélanges de galène noire (sulfure de plomb) et de substances blanches naturelles ou synthétisées à partir (entre autres) de sels de plomb. Les chimistes de l’époque connaissaient parfaitement le pouvoir anti-infectieux du plomb. Son rôle dans le soin des yeux avait même été couché sur papier par des médecins grecs et romains quelques centenaires plus tard.
Et aujourd’hui…
L’effet de très faibles quantités de plomb sur les cellules cutanées a été évalué scientifiquement par des chimistes du CNRS, de l'UPMC et de l'ENS Paris, en collaboration avec le C2RMF.
> A doses infinitésimales, le plomb ne tue pas la cellule. Il induit la production de monoxyde d'azote, molécule connue pour activer le système immunitaire. Appliquer des fards à base de plomb pouvait donc déclencher un mécanisme de défense qui, en cas d'infection oculaire, limitait la prolifération des bactéries.
Trop forts ces Egyptiens, non ?
°°°
PS1 : si vous souhaitez en savoir plus sur l’histoire des cosmétiques, je vous conseille le blog ultra-instructif-sans-prise-de-tête Pure Beauté, rubrique Histoire des Cosmétiques.
PS2 : merci à Arnaud, Egyptologue, pour l’info.


Pour la B.A. beauté de ce mois-ci, j’ai très envie de vous faire voyager. De vous faire découvrir une nouvelle gamme cosmétique, Swazi Secrets,
inspirée des traditions d’un tout petit pays africain.
Ce pays, c’est le Swaziland. Non, ce n’est pas un nouvel endroit à la mode pour adopter des petits africains, dans la mouvance de Brandgelina et Madonna. C’est un pays enclavé dans l’Afrique du Sud, proche du Mozambique (je ne vous aurais pas mis au défi de placer ce pays sur une carte, moi-même je n’en étais pas bien sûre !!!).
Commercialisée en France par Marula Secrets, Swazi Secrets est une gamme cosmétique à base de fruits d’arbres sauvages d'Afrique sub-équatoriale, notamment l’huile de Marula. Les produits sont développés par une association locale, Swazi Indigenous Products, qui a été fondée dans le but d’accorder une place plus importante aux femmes habitant les régions rurales du Swaziland.
Un beau projet de commerce équitable et de valorisation de la biodiversité, donc !

... Et une belle idée pour des cadeaux éthiques à prix accessibles : pour découvrir la gamme, c’est ici!

De 4,20 € le savon à 28,50 le coffret [Huile de Marula + Huile exfoliante de Marula + Savon de Marula + Baume à lèvres Marula]
Et pour ceux que ça intéresse : test produits Swazi Secrets chez Les Chronique d'une Blonde.



Depuis quelques années fleurissent sur la Toile une foultitude de sites de vente de cosmétiques. Qui proposent en général des marques Bio, ou (au moins) alternatives. Et il y en a un qui a retenu mon attention car j’ai trouvé son positionnement particulièrement osé : des produits pour cheveux bouclés (cible ethnique, mais caucasienne également), pour les femmes qui assument la nature de leur chevelure (pas de produit défrisant), et… Bio !Je ne sais pas si vous vous rendez bien compte de l’avant-gardisme de ce webshop, mais en tous cas, moi, ça m’a donné envie d’interroger les créateurs de www.oanisha.com, Tess et Fred, un couple à la ville comme à l’écran (d’ordinateur ^^). Comment vous êtes-vous lancés dans l’aventure Oanisha?TESS : L’histoire d’Oanisha a commencé par ma rencontre avec Fred. On avait envie de construire un projet ensemble. De mon côté, le fil conducteur de tout ce que je faisais depuis des années était en lien avec l’environnement et Internet. De son côté, c’était le marketing et Internet.La première idée pour Oanisha est née d’un problème que je rencontrais personnellement. A l’époque, je me défrisais les cheveux. Au bout d’un moment, mon châtain foncé commençait à devenir roux, mes cheveux cassaient, ça m’inquiétait...En cherchant à me renseigner, je me suis aperçu que cela concernait beaucoup de femmes, que des forums entiers étaient consacrés à cette problématique et qu’il y avait un véritable réseau de connaissances sur le sujet, très informel, très dynamique, très sympathique. Internet a libéré les paroles sur les cosmétiques en général, et le défrisage en particulier. FRED : Parallèlement, on s’est aperçu que les sites purement afro avaient du mal à émerger.TESS : On a donc choisi de lancer un site de vente en ligne de produits capillaires avec un axe résolument Bio, un peu dans la mouvance de ce qu’il se passe aux USA. L’idée c’est de respecter l’environnement mais également l’identité des personnes.Je fais partie de cette génération de femmes d'origine afro-antillaise qui refusent de se défriser. J’aime et j’assume totalement mon afro ! Ce n’est pas trop compliqué de travailler avec son (sa) chéri(e) ?TESS : Non, notre grande force c’est d’être en couple justement, car nous sommes très complémentaires.FRED : Tess a les idées, moi j’ai les outils.TESS : Et la somme de nos idées est supérieure aux idées de chacun ! Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées en tant qu’entrepreneurs ?TESS : Tout d’abord, trouver un banquier !!! C’est un problème récurrent pour tous les entrepreneurs, mais comme notre projet ne rentrait pas dans les bonnes cases, ça a été d’autant plus difficile. Nous nous sommes appuyés sur les réseaux de la Chambre de Commerce et de l’Industrie, nous avons fait valider notre projet plusieurs fois et avons fini par trouver un banquier qui a préféré investir sur Oanisha plutôt qu’en bourse !Il n’a pas non plus été facile au début de convaincre les marques de nous suivre, d’autant plus que certaines étaient méfiantes par rapport à l’image que véhicule encore la vente en ligne.Et puis nous n’avions pas mis les moyens qu’il fallait pour faire venir du monde sur Oanisha. Nous ne connaissions personne, aucun contact presse par exemple… Alors, nous avons choisi d’aller sur le terrain, sur des salons, pour rencontrer nos clientes, qui ont besoin d’une présence physique et de conseils personnalisés. Et finalement, nous avons créé notre propre salon : Living Colors.Aujourd’hui, tout va bien.Comment choisissez-vous les marques que vous distribuez ?TESS : Nous avons trois filtres pour composer notre catalogue : la démarche éthique de la marque, l'expertise technique du produit et une touche "cosmétiques du monde".Nous sommes d’abord allés vers les marques pionnières du Bio (Melvita, Lavera, Logona), puis sur du plus exclusif, du plus pointu (Dayna, Amazonia Preciosa …).Avant de référencer une marque, je regarde les avis sur les forums et je teste personnellement les produits. 3 ans après le début de votre activité, comment se porte Oanisha ?TESS : Nous sommes sur une micro-niche : du bio, du capillaire, de la boucle, mais nous doublons le chiffre d’affaire tous les ans !FRED : Notre clientèle est multiethnique. Nous le savons par rapport au choix des produits et à des questionnaires que remplissent nos client sur leur type de cheveux. Ce sont des femmes de 34 ans en moyenne, plutôt urbaines. 30% d’entre elles "seulement" sont de type afro, notre positionnement n’est donc pas un frein aux autres communautés.Comment faites-vous pour vous différencier de la concurrence ? TESS : Il y a une concurrence terrible. Ça nous oblige à être toujours plus performants, à avoir une offre de produits et de services béton. On avance en permanence, on essaye toujours de se différencier.Le conseil est super important. Par exemple, sur Internet, nous essayons de développer la partie magazine et d’organiser des chats en direct pour engager le dialogue avec nos clientes. Quelle est votre actualité ?TESS : Nous venons de lancer www.mon-parfum-bio.com, un site de vente en ligne qui ne propose que des parfums Bio. Pas des parfums mono-fragrance Bio à l’ancienne, mais de la vraie parfumerie. Des parfums avec lesquels il se passe quelque chose, créés par de grands parfumeurs comme Olivia Giacobetti pour Honoré des Prés.Vendre des parfums encore peu connus en ligne, c’est un vrai challenge. Mais nous avons des idées ! Pour que les clients puissent essayer avant d’acheter, nous avons prévu un service de livraison d'échantillons de parfums (5€ pour 3 échantillons, 7€ pour 6). Sinon, de nouvelles marques sont régulièrement référencées sur Oanisha, et la prochaine édition de Living Colors aura lieu les 27 et 28 mars prochains.Le programme est chargé pour 2010 !
