lundi 30 novembre 2009

LE CONCERT PARFUME : UN NOUVEAU CONCEPT QUI MET NOS SENS EN EMOIS


Aviez-vous déjà remarqué qu’il y a pas mal de similitudes entre la musique et le parfum ? Ne dit-on d’ailleurs pas « note » de musique et « note » parfumée ?…

C’est sur ce constat que le pianiste Laurent Assoulen, passionné de parfums, a choisi d’associer piano & fragrances au sein d’un nouveau concept : les concerts parfumés.

J’ai assisté jeudi soir à une conférence de ce musicien, suivie d'un mini-concert parfumé. C’était à la Sorbonne, dans l’amphithéâtre Richelieu (et là, vous avez l’impression que je suis une intellectuelle très cultivée limite snob, mais en réalité je n’ai fait que suivre une amie de IFF, une des plus grosses sociétés de création de parfums).

Laurent Assoulen nous a expliqué son concept et nous l’a fait vivre par quelques exercices sensoriels plutôt intéressants.

1/ Tout d’abord, il s’agissait de comprendre que chaque odeur peut être associée à un type de note (tête, cœur, fond). Schématiquement, les notes de tête sont celles que l’on sent en tout premier, légères et volatiles, comme les agrumes ou les menthols. Les notes de cœur sont celles qui viennent ensuite, après quelques instants, comme les floraux ou les épices. Et les notes de fond correspondent à ce qu’il reste lorsque tout s’est évanoui, c'est-à-dire le sillage que laisse le parfum derrière lui : vanille, musc, ambre…

2/ Ensuite, il a fallu essayer de traduire ces odeurs en musique. Comment ? C’est très simple : les notes de tête correspondent aux aigus (un citron vert, par exemple), les notes de cœur aux notes medium (une rose) et les notes de fond aux notes les plus graves (du bois).

3/ Etape d’après : écouter quelques sons, les yeux fermés, et voir si notre cerveau nous faisait sentir quelque chose, juste par la suggestion de la musique, alors qu’il n’y avait aucune odeur dans la salle. Et effectivement, certaines personnes ont été persuadées de RÉELLEMENT sentir les embruns lorsqu’elles ont entendu le bruit des vagues ou l’humus et l'herbe mouillée pendant le bruit de l’orage.

4/
Enfin, le concert parfumé : distribution de mouillettes imprégnées de parfums, que nous devions sentir tout en écoutant Laurent Assoulen jouer quelques compositions qui lui ont été inspirées par ces fragrances. Le résultat ? On se laisse vraiment emporter par l’association musique / parfum, dans un imaginaire commun à presque tous (l'enfance, les meubles de mère-grand...), avec cependant des variations selon le vécu de chacun. Et petit détail étonnant : le ressenti olfactif était différent en fonction de la musique, comme si celle-ci venait nuancer les odeurs que l’on avait sous le nez.

Voici donc une belle expérience, qui m’a fait redécouvrir des sens oubliés, et qui montre que notre cerveau a un pouvoir subjectif absolument incroyable…

+ d’infos : www.musiscent.com


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vendredi 27 novembre 2009

LE 1ER BAR A ECHANTILLONS OUVRE A MIAMI


Le magazine américain Newbeauty vient de lancer un « sample bar » : un distributeur automatique d’échantillons cosmétiques. Une idée plutôt maline…


POURQUOI ?
Parce que les femmes ont toujours envie de tester un produit avant de l’acheter, surtout s’il n’est pas donné.

COMMENT ?
En proposant une soixantaine d’échantillons de marques reconnues comme Shu Uemara, Avène, Fekkai ou Dr Brandt, vendus entre 3 et 10$ chacun. Mais attention ! Il ne s’agit pas d’échantillons de 1 ou 2 ml, mais bien de versions « luxe », que l’on pourrait plutôt qualifier de « taille voyage » (ceux que l’on trouve dans les hôtels par exemple).

OU ?
Dans le premier Sample Bar de Miami, mais aussi en ligne et en téléshopping sur NBC Channel 6 et FOX Channel 7 Style File. Sans oublier très prochainement les aéroports, car le concept séduit et Newbeauty a de l’ambition !



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mercredi 25 novembre 2009

CARNET ROSE : "SOCOSMETIC!" POINTE (ENFIN) SON NEZ…


Allez, un peu d’auto-promo... :)

J’ai le plaisir de vous annoncer la naissance de ma petite entreprise, qui NON !, ne connaitra pas la crise. Son petit nom : SoCosmetic!. « So » comme Sophie, et aussi comme « tellement ». « Tellement cosmétique ! ».

Non, ce n’est pas une énième marque de soins de beauté, c’est une agence de conseil en marketing… pour les marques cosmétiques, bien sûr !

Pour la petite histoire, il y a un an lorsque Icy Beauty, la petite marque pour laquelle je bossais, a été terrassée par un manque de liquidités, je n’aurais jamais cru, jamais, que je me lancerais un jour à mon compte. J’ai bien rigolé quand Jean-Luc me l’a suggéré (c’est lui qui rigole maintenant). Puis Ludmilla. Puis les autres. Et j’ai commencé à y réfléchir sérieusement quand Savéria m’a dit qu’elle aurait bien besoin de quelqu’un comme moi. Puis que, par hasard (le hasard fait souvent bien les choses), j’ai passé 3 mois chez L’Oréal Innovation en « mission spéciale », justement grâce à mon profil atypique.

Il m’aura fallu 1 an. Des vacances. Des rencontres. Une mission d’aide au développement en Inde. La création de ce blog. Le passage L’Oréalien. Encore des rencontres. Des vacances. Une autre mission, en Egypte cette fois. Et une idée géniale qui m’a décidée (mais que je ne dévoilerai pas ici, non, non).

Bref, ça y est, je suis chef d’entreprise. (!!!). J’encadre une équipe ambitieuse constituée de moi-même. Je m’entoure d’ex-collègues et partenaires pro que je connais bien, avec des expertises complémentaires à la mienne, car plus on est de fous, plus on peut aller loin.

> Ma proposition de service : du conseil et de l’accompagnement marketing sur-mesure. Notamment pour les marques de niche, pour leur éviter les nombreux écueils au démarrage (écueils que j’ai moi-même rencontrés durant ma looooonnngue carrière), et pour les aider à se démarquer pour mieux se développer.

Alors si vous voulez en savoir un peu plus, c’est par ici : www.so-cosmetic.com, et je compte sur vous pour relayer l'information !!!

Résumé des épisodes précédents de ma trépidante vie professionnelle : ici et là



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lundi 23 novembre 2009

LE DEVELOPPEMENT D’UN SOIN DE A à Z : LA METHODE POLAAR

Après vous avoir expliqué le développement d’un parfum avec Van Cleef & Arpels (ici), je me suis mis en tête de vous raconter comment se passe celui d’un produit de soin. Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même ou, par extension, ses proches, c’est Aurélie de Larminat, Responsable R&D de Polaar et accessoirement amie + ex-collègue, qui s’y colle. Une interview très didactique !!!


Tout d’abord, peux-tu nous raconter comment est née Polaar ? 
Polaar a été créée par Daniel Kurbiel, fils d’explorateurs polaires renommés. Un jour qu’il accompagnait ses parents en Antarctique, il a rencontré une éminente spécialiste en lichens, qui lui a expliqué que pour survivre aux conditions extrêmes du Grand Nord, les plantes sont ultra-concentrées en molécules de protection : acides aminés, minéraux, vitamines... Ces mêmes substances dont raffole notre organisme, et plus particulièrement notre peau.
Daniel a été immédiatement séduit par cet « or blanc » et a décidé d’utiliser les propriétés de ces plantes en cosmétique en créant Polaar, en 2004.

Quel est son positionnement ?
C’est la première marque au monde à avoir d’abord proposé une gamme pour hommes, puis, en 2008, une gamme pour femmes.
Les produits sont pensés pour les hommes et les femmes actifs : ils sont simples (1 besoin = 1 produit), pratiques, et une fois appliqués, ils doivent se faire oublier.
La plupart des ingrédients actifs sont extraits de plantes d’origine polaire, donc ultra-concentrés.
Les étuis de la gamme Hommes, en forme de voile de bateau, sont un clin d’œil au passé de Daniel Kurbiel, champion de France de voile olympique en l’an 2000. Et leur blancheur rappelle celles des icebergs.

En quoi consiste ton travail de Responsable Recherche & Développement ?
Comme nous sommes une petite structure, c’est hyper large : en gros, il s’agit de réfléchir avec la Direction à l’avenir de la gamme Polaar et en fonction de cela, de coordonner le développement de nouveaux produits.
> Avant de concevoir un produit, je fais beaucoup de veille concurrentielle : je regarde les chiffres du marché, je vais voir ce qu’il se passe en magasin, ce qui se vend ou pas. J’utilise aussi beaucoup Internet, non seulement pour faire de la veille mais aussi pour regarder ce que pensent les consommateurs de nos produits. Et je n’oublie pas de faire de la veille scientifique : je vais sur des salons professionnels, je reçois des fournisseurs d’actifs et de packagings, et je passe beaucoup de temps avec nos laboratoires partenaires comme le CEVA ou l’IFREMER, qui nous mettent au point des actifs issus de plantes polaires.
 

> Lorsque nous décidons de lancer un nouveau produit, tout commence par un brief marketing élaboré avec la Direction : concept, action, clientèle ciblée, prix, type de texture… 
> Je construis alors un rétroplannning, c'est-à-dire un planning de développement calculé rétroactivement à partir de la date prévue de mise sur le marché des produits, pour s’assurer que toutes les étapes de développement et de production seront bien réalisées dans les temps.
> Je cherche ensuite les actifs les mieux adaptés, soit chez des fournisseurs qui proposent des ingrédients « prêts à incorporer », soit chez nos partenaires qui nous développent des extraits de plantes polaires sur-mesure. Je détermine les pourcentages auxquels les ingrédients seront incorporés en fonction des données d’efficacité données par les fournisseurs. 
> Ensuite commence la formulation. Nous travaillons avec plusieurs formulateurs : nous leur envoyons le brief, ils nous proposent des formules, que nous testons et commentons (« plus épais, moins gras, plus coloré, moins parfumé… ») jusqu’à ce que nous obtenions LA formule parfaite. 
> Parallèlement, nous cherchons les packagings les plus adéquats. Chez Polaar, le mot d’ordre est : simplicité et praticité !
> Je dois toujours garder en tête le prix public que l’on a fixé afin d’adapter mes choix de formules et de packs. Pour cela, je suis toujours en train de calculer des PRI (prix de revient industriel, c’est à dire le prix que va nous coûter la totalité de la fabrication du produit).
> Lorsque la formule est validée, nous lançons les tests de stabilité pour s’assurer qu’elle ne va pas virer en quelques mois, et l’étude de compatibilité avec le packaging. Puis c’est au tour du challenge test (un test qui permet de s’assurer de l’auto-conservation du produit, c'est-à-dire qu’il soit capable grâce à ses conservateurs de se défendre tout seul contre les contaminations bactériennes que les consommateurs induisent chaque jour en touchant la crème). Puis des tests de tolérance cutanée et oculaire - pas sur animaux, évidemment ! [NDLR : ce qui est interdit de toutes façons].
Et lorsque tout est validé, nous lançons les tests d’efficacité. 

> Ensuite, nous travaillons sur les décors des packagings avec la graphiste. 
> Puis nous passons les commandes auprès de nos fournisseurs et sous-traitants : matières premières, fabrication de la crème, conditionnement. Il faut environ 2 mois à partir de la date des commandes pour que le produit soit disponible en magasin. 
> Pendant ce temps là, je travaille sur les documents de formation pour les commerciaux et les animatrices. 
> Et bien sûr, je veille sur le produit tout au long de sa vie. Je supervise notamment la Responsable Achats qui s’assure des stocks et des livraisons en magasin, et je réponds aux questions un peu techniques des consommateurs.

Quelles études faut-il faire pour être Responsable R&D en cosmétique ? 
Il n’y a pas de parcours type. Moi, j’ai fait l’EBI (Ecole de Biologie Industrielle) : c’est une formation générale en biologie pendant 2 ans, puis tu peux te spécialiser doucement mais sûrement avec les cours optionnels, les projets et les stages que tu choisis. C’est une école très axée « industrie ». Moi j’ai choisi de me spécialiser en cosmétique et en Recherche & Développement, mais il y aussi les majeures Marketing, Qualité et Procédés.

Quelle est l’actualité de Polaar ? 
Nous sortons une nouvelles crème pour peaux sèches dans la gamme femmes en janvier. Et plein plein d’autres nouveautés sur 2010 !

°°°

A voir : un reportage de Service Maximum sur Polaar et son fondateur ici
+ d’infos : www.polaar.com


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samedi 21 novembre 2009

PARODIES DE BLOGUEUSES INFLUENTES : TOUTE RESSEMBLANCE AVEC (ETC)... :)


C'est le week-end, vous avez un peu de temps pour regarder ces deux petites vidéos qui m'ont bien fait sourire. Si vous êtes un lecteur assidu de la blogo mode & beauté, vous comprendrez pourquoi...

[Et comme je n'ai toujours pas compris (ou essayé de comprendre) comment télécharger une vidéo pour pouvoir ensuite la mettre sur mon blog, il faut cliquer sur les images et vous serez redirigé là où il faut.]

Enjoy !

Annabelle, 26 ans, blogueuse influente


Vaness la Bomba, blogueuse mode influente parisienne
(vu chez Babillages)

Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite !!! ^^

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