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mercredi 4 février 2015

WILD WILD WEST

Un petit retour rapide sur mon blog, non pas pour vous reparler beauté, mais voyage.

(et je reviens bientôt avec des sujets plus en phase avec la ligne éditoriale de ce blog, promis)
(c'est juste qu'en ce moment je suis sous l'eau -- achat d'un appartement, travaux, déménagement & démarches administratives associées, nouvelles perspectives boulot... ou pas et beaucoup de flou sur 2015 du coup, préparation de ce dont on va parler juste là sous ce merveilleux patchwork d'images...)

 
Avec Mister T et Ninie, nous partons aux Amériques en mai prochain. 

(youpi tralala)
.
Un petit voyage d'un mois qui nous mènera de Los Angeles aux Grands Parcs de l'Ouest Américain, en passant par Vegas, San Francisco, et la Côte Ouest (♪♫ le long du grand Pacifique ♬) via Santa Barbara (♪ qui me dira, POURQUOI... ? ♫♪).

La Californie, l'Arizona, le Nevada, l'Utah. La Death Valley, Le Grand Canyon, Monument Valley, Yosemite, Bryce Canyon et bien d'autres.


C'est là que vous pouvez intervenir. 

(si vous avez envie, je ne force personne, hein)

Nous sommes déjà sûrs des différentes étapes du road trip (illustration juste au-dessus), mais nous n'avons pas encore regardé les détails : où dormir (pas de camping - exigence de 2/3 des co-voyageurs) (pas trop cher non plus, exigence des 3 co-voyageurs) (et on aime bien Airbnb sinon), manger (je ne rentrerai pas dans le détail des régimes alimentaires restrictifs de mes acolytes, vous seriez surpris, mais ça va, ils savent trouver quand même leur bonheur à peu près n'importe où, quitte à ce que ce soit 1 tomate en rondelles et un peu de riz blanc), s'il y a des coins moins connus à ne surtout pas rater sur la route, des expériences particulières à vivre... et bien sûr des boutiques / marques beauté à ne pas louper. 

Et comme je sais qu'un certain d'entre vous avez déjà fait (un bout de) la route, j'en profite pour vous demander votre avis sur ces petits détails. Coups de ♥ bienvenus. :)

Question subsidiaire #JouonsEnsemble : avez-vous reconnu tous les personnages de l'Ouest Américain sur le patchwork ? :)


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mardi 20 janvier 2015

PROFESSION : COUTEAU SUISSE (1/2)

Chez un de mes clients, il y a une apprentie qui a une double formation d'abord scientifique / ensuite marketing, et l'autre jour elle me demandait mon avis sur son profil (peut-être) un peu (trop ?) "atypique" pour travailler dans le marketing en cosmétique (... profil qui est également exactement le mien). 

Je lui ai répondu que dans certains groupes franco-français un peu "traditionnels" dans leurs recrutements, si on ne sort pas de HEC, l'ESSEC ou l'ESC, on aura effectivement encore du mal à intéresser les DRH, mais que dans la plupart des autres boîtes, un profil double-compétences marketing + biologie pour intégrer un service marketing / communication en cosmétique, c'est le GRÂÂL !


Prenons mon exemple personnel.

(ça va être un peu long mais comme on me demande régulièrement mon parcours étudiant et professionnel, et que je n'ai jamais pris le temps d'y répondre sérieusement, au moins, ce sera fait)

(allez vous préparer un thé pour accompagner la lecture)

(vous avez le droit à un carré de chocolat avec)


1/ Mes études, mon parcours
(avant mon activité de consultante)

Au lycée, bien que j'avais déjà une personnalité très sociale / créative / littéraire (cerveau droit, vous vous souvenez ?) et que je n'étais pas du tout intéressée par les sciences et la logique  (maths, physique...), on m'avait dit qu'il fallait absolument que je fasse une Première S parce que les BAC A et B ne menaient à rien (au chômage ?) et que le BAC G, n'en parlons même pas (vous connaissez la chanson polémique de Sardou : Le bac G, bac à bon marché ?) (... je ne fais que répéter des jugements caricaturaux de l'époque, n'entrons pas ici dans le débat :)). "Et comme vous êtes plutôt bonne élève (enfin je ne vous raconte pas mes notes en math et physique de seconde, ce n'était pas non plus la grande classe), il serait vraiment ridicule de choisir une "voie de garage", Sophie, il faut privilégier la "voie royale", et le BAC C mène à tout, donc faites un BAC C." (fin de citation - les agents des CIO sont terribles). Bon, comme j'étais aussi un peu trop paresseuse pour faire un BAC C, j'ai fait un compromis et zou, en BAC D.

(oui, "D", oui, je suis si vieille que ça - j'ai passé le dernier BAC D, l'année suivante il est devenu BAC S-SVT, donc spécialité biologie si vous n'aviez pas compris)

J'ai ensuite bêtement fait un DEUG B (Sciences de la Vie et de la Terre), parce que je ne savais pas quoi faire. En fait, je voulais faire journaliste, mais on m'en a vite dissuadée, et puis pour faire de la pub (j'aimais bien le métier du mari de Samantha dans Ma Sorcière Bien Aimée), il fallait entrer dans une école privée et payante donc c'était difficilement envisageable pour une fille d'instits défendant l'école publique, gratuite, laïque et obligatoire.

Et j'ai trouvé la science biologie vraiment intéressante, sincèrement (savoir comment fonctionne le vivant, c'est complètement dingue quand vous y pensez, on découvre de ces trucs, vraiment, c'est passionnant...), mais bon, avec un diplôme universitaire il me restait le choix entre devenir chercheur dans un labo sans ressource à bosser des années sur un sujet très pointu (la mutation du gène X32 du chromosome 5 de drosophile) sans savoir si j'allais trouver un jour (ce n'est pas pour rien qu'on dit "chercheur"), ou alors être prof, ou... bah c'était à peu près tout.

Donc panique à bord, enfin non, en réalité, je crois que je m'étais fait une raison et m'étais dit "ok pour instit, comme mes parents" (on est quand même vachement conditionné, non ?), et puis grâce à une copine qui m'a traînée (le mot est faible) (je ne la remercierais jamais assez) (je l'ai complètement perdue de vue, je ne sais pas ce qu'elle est devenue, vous savez, à l'époque on n'avait pas de mail et de portable) (merci Elise) (Elise ? J'ai même un doute sur le prénom, ça fait si longtemps...) à un salon sur les écoles d'ingénieurs, je suis tombée sur le stand de l'EBI, Ecole de Biologie Industrielle, et là, j'ai commencé à voir un véritable intérêt personnel à étudier la biologie.

Petite parenthèse : juste avant l'EBI, j'avais fait un stage de 6 mois à temps partiel dans la laboratoire de nutrition humaine de l'INSERM,où j'ai étudié l'influence de la palatabilité des aliments sur des réponses de la digestion (satiété, dépense calorique...). Palatabilité, ça veut dire est-ce qu'on aime ou pas un aliment, de manière quantitative, pas qualitative. Et j'y ai appris plein de choses sur la nutrition, qui m'ont servi par la suite.

L'EBI, c'est une école qui a été crée par des industriels des domaines touchant à la biologie (pharmacie, cosmétique, alimentaire, bio-dépollution...) (des industriels comme L'Oréal ou Air Liquide) qui à l'époque avaient le choix de recruter des pharmaciens ou des ingénieurs agro, à la limite des diplômés universitaires en Sciences de la Vie (enfin non, pardon, je retire ce que je dis, parce que les universitaires sont - à tort - rarement les bienvenus dans le privé) alors qu'ils avaient besoin de profils un peu au milieu des deux, disons des sortes d'ingénieurs spécialisés dans les sciences du vivant, capables de faire de la recherche appliquée, de trouver des solutions à des problématiques industrielles, de faire concrètement et rapidement les choses et en rapport direct avec les besoins du marché. Pour moi, ça voulait dire pouvoir toucher à des produits du quotidien, développer de nouveaux aliments, de nouveaux cosmétiques... c'est à dire créer. Donc oui, là, ça m'intéresse un peu plus.

(vous êtes toujours là ?)

J'ai donc intégré l'EBI directement en 3ème année (puisque j'avais déjà mon DEUG) (on dit encore DEUG aujourd'hui ou ça n'existe plus ?). J'y ai notamment découvert la cosmétique, via un stage, un peu par hasard, chez Darphin, à l'usine, en contrôle qualité (c'est à dire que je vérifiais par diverses mesures physicochimiques, visuelles, tactiles et olfactives que les produits qui sortaient des cuves de fabrication étaient conformes - en gros, j'avais toujours les mains et le nez dans les crèmes - fantasme de certains d'entre vous, j'en suis sûre !!), puis là, gros coup de coeur. Révélation. Je VEUX faire des cosmétiques. Plus précisément, j'étais fascinée par l'Art de la responsable formulation (Laurence, que je salue au passage) et je voulais faire comme elle, créer des crèmes de beauté, jouer avec les textures, les parfums, choisir des ingrédients actifs, assurer la stabilité des produits dans le temps...

L'été suivant, je suis retournée chez Darphin, en formulation cette fois (youpiii !), et puis pour mon stage de fin d'études, j'ai intégré le Laboratoire Santé Beauté, qui détient des marques de grande surface comme Barbara Gould, Linéance, Email Diamant, Poupina, Nair... (certaines de ces marques n'existent plus me semble t-il), au sein du labo de formulation, et j'ai étudié les matières premières, formulé, formulé, et ça a commencé légèrement à m'ennuyer, et puis les filles du labo (Isabelle, Erika, Anne), qui avaient 4-5 ans de plus que moi m'ont dit "Sophie, il est encore temps. Fuis. Fuis la R&D. Vas faire du marketing. Ici, tu ne fais qu'exécuter les désirs du marketing. Ce n'est pas créatif. Tu vas finir par te faire chier. En plus elles gagnent vachement plus de thune que nous. Non, vraiment. Fuis, Sophie, fuis !" (je caricature un peu).

Dont acte.

(elles m'avaient bien cernée)
(je précise que chacun ses goûts, chacun sa personnalité, et je conçois tout à fait qu'on puisse s'éclater en formulation)

J'ai ensuite travaillé chez Oenobiol (à l'époque Oenobiol faisait des produits cosmétiques en plus des compléments alimentaires) comme chef de projet à l'interface entre la R&D, la production, le réglementaire et le marketing, avec une dominante technique mais j'avais quand même beaucoup de liberté sur le développement des produits (choix des actifs et du concept global, des textures...) et j'étais force de suggestions pour le marketing - en gros j'étais ce qu'on aurait pu appeler dans une plus grande structure "chef de produit développement" (et coucou en passant Jeanne, Fabrice, Aurélie, Joachim, Daphné et compagnie). C'est là que j'ai commencé à toucher au marketing et à la communication et c'est ce qui me faisait le plus triper.

Je vous passe les détails mais après 4 ans, j'ai fait 1 an au service Trade Marketing, qui regroupe le marketing et la communication sur le lieu de vente, c'est à dire s'assurer que les pharmaciens soient bien formés sur la gamme et les nouveautés, les inciter à vendre de l'Oenobiol plutôt que la concurrence, mettre en avant les produits en officine à l'aide d'affichettes, présentoirs de comptoir, offres promotionnelles..., bref absolument rien de technique ou scientifique là-dedans. Bon, c'était rigolo 5 minutes mais moi j'avais besoin d'être plus en amont, de créer les produits, c'était mon truc, car je maîtrisais à la fois le côté créatif, connaissance marché, innovation marketing et technique. Je me sentais frustrée, trop en aval.

(... c'est le moment d'aller faire une pause pipi, on a fait un peu plus de la moitié)

J'ai ensuite "pris le risque" de travailler pour une start-up, Icy Beauty, qui proposait des produit fous développés par des ingénieurs encore plus fous (bisous Fadi, Pierre, Lionel et les autres) : les crèmes de beauté étaient conditionnées dans des pots auto-réfrigérants, une technologie écologique à base d'eau, de vide et de céramique, qui permettait de refroidir les crèmes de 20° en 2 minutes et leur donnait des propriétés antirides époustouflantes avec avant/après en 5 minutes complètement dingues. J'étais Responsable Marketing et Communication, ça a été une merveilleuse école de la débrouille, et de terrain, puisque les produits étaient vendus chez Colette, Galeries Lafayette, Bon Marché..., et que j'y allais régulièrement prendre la température. Une merveilleuse aventure humaine aussi (poke ceux qui se reconnaîtront - une pensée toute particulière pour Alexa). Malheureusement, comme c'est souvent le cas pour les marques cosmétiques start-up, l'aventure s'est terminée brutalement fin 2008.

Je me suis retrouvée au chômage. L'angoisse pendant une semaine, jusqu'à ce que je me rende compte qu'on est plutôt bien protégé en France et que j'avais 2 ans d'Assedics devant moi qui me permettaient de prendre un peu le temps de réfléchir à ce que j'avais envie de faire, et surtout ne pas faire.

Plusieurs amis du Métier (Ludmilla, Jean-Luc, Savéria, Magali...) m'ont suggéré de monter ma propre structure, pour aider les start-up en cosmétique. J'avais déjà une petite dizaine d'années d'expérience, je pouvais donc vraiment les aider. J'ai dans un premier temps refusé, car l'entrepreneuriat n'est pas dans mes gènes. J'avais besoin de prendre l'air et je suis partie en mission d'aide au développement en Inde avec ASMAE, dans un pensionnat de campagne de petits intouchables. Une expérience merveilleuse, vous imaginez bien. J'ai d'ailleurs renouvelé l'expérience quelques mois plus tard au Caire, dans l'école du quartier des chiffoniers créée par Soeur Emmanuelle.

En rentrant d'Inde, ma copine Soumya, qui tenait un blog, m'a suggéré de démarrer un blog beauté, parce que c'était la crise, que je n'allais peut-être pas trouver un nouveau boulot tout de suite, d'autant plus si je faisais ma difficile (à 30 ans passés, j'avais besoin de travailler en accord avec moi-même, c'est à dire éthiquement - ce n'est pas toujours simple en marketing cosmétique, et avec du temps pour ma vie perso, sans me tuer à la tache - ... ce n'est pas toujours simple en marketing cosmétique). Je ne connaissais absolument rien à la blogosphère, je ne savais même pas que des blogs beauté existaient, mais l'idée me plaisait. L'idée d'écrire (j'adore), de m'exprimer sur un sujet qui me passionne et que je maîtrise plutôt pas mal, de faire partager un peu de ce savoir aux autres, d'échanger (si vous saviez comme vos commentaires sont importants !), de m'inciter plus encore à me tenir au courant de ce qu'il se passe dans le monde de la Beauté... Je ne l'imaginais pas alors, mais ce blog m'a aussi apporté un TAS de rencontres, tant professionnelles qu'amicales. J'ai donc lancé (dé)maquillages, il y a presque 6 ans maintenant (le 26 janvier 2009).

Juste après, j'ai eu l'opportunité de travailler 3 mois à la Direction de l'Innovation L'Oréal. C'était comme une mission en consulting, quelque part, une répétition générale pour la suite. J'ai bossé sur les us et coutumes en matière d'hygiène (visage, corps & cheveux) à travers le monde, comment se lavent les japonaises, les coréennes, les américaines, les françaises, les anglaises, les brésiliennes..., et pourquoi elles le font de cette manière là et pas d'une autre (tout est culturel, mes amis). J'ai travaillé sur des concepts innovants-mais-top-secret-bien-évidemment que l'on proposait aux marques mais dont personne ne voulait parce qu'ils étaient trop rupturistes, trop risqués. J'ai rencontré des gens très différents de moi dans leur culture cosmétique et leur manière de travailler (poke Valérie, Marion, Alex...). J'ai pu voir L'Oréal de l'intérieur et me faire ma propre opinion (un jour je vous écrirai un post à ce sujet). Et j'ai pu décider que non, malgré une certaine opportunité qu'on me proposait, ce groupe n'était pas fait pour moi, et que oui, je crois, oui, après tout, j'ai bien envie de lancer mon activité de consultante freelance...

Quelle activité, exactement ? A ce moment-là, c'était encore un peu flou... J'avais touché à tous les métiers ou presque, mais je n'étais experte nulle part. A part "en cosmétique" au sens large. Comment se positionner après ça ?... Je vous raconterai tout cela au prochain épisode !! (quel suspense...)

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mercredi 10 décembre 2014

#SECRETPROFESSIONNEL

J'aimerais vous parler de ces nouveautés que j'ai découvertes la semaine dernière en conférence de presse Sephora, qui seront proposées en exclusivité ou avant-première par l'enseigne début 2015.
Je ne peux pas, elles sont "sous embargo" jusqu'à leur sortie, et j'ai même signé un accord de confidentialité pour ne rien divulguer avant.

(c'est tout ce que je peux vous montrer)

J'aimerais vous parler de cette incroyable techno-gamme de soin au design très réussi, développée par Morgan et Thomas, qui aura nécessité plus de 4 ans de mise au point (4 ans !!), sur laquelle j'ai travaillé il y a 2 ans environ, et qui devrait sortir au printemps.
Je ne peux pas, nous ne sommes qu'à l'automne.

J'aimerais vous parler de ces concepts de beauté inédits sur lesquels je planche avec l'équipe Talika depuis plus d'un an et qui sortiront en mars prochain, en septembre 2015, en janvier 2016...
Je ne peux pas, nous sommes toujours en 2014.

J'aimerais vous parler du parti pris étonnant et plus qu'innovant de la gamme de soins cosmétiques développée par Nafissa avec mon humble coup de main (... de cerveau), qui est en phase de finalisation mais ne sera pas lancée avant le 2ème semestre 2015.
Je ne peux pas,  il n'y a même pas encore de brevet déposé.

J'aimerais vous parler de cette jolie rencontre professionnelle, la semaine dernière, avec une personnalité incroyable, l'une des rares du Métier pour laquelle j'ai une réelle admiration.
Je ne peux pas, personne ou presque ne semble être au courant de son projet.

J'aimerais partager avec vous tout cela, je l'aimerais d'autant plus que je suis quelqu'un de TRES impatient, de spontané, d'enthousiaste, de bavard (un peu aussi, mais je me soigne), de généreux ;), toussa, mais voilà... Je dois apprendre à prendre mon mal en patience.

Hashtag secret professionnel.

(hashtag grrrrrr...)

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lundi 29 septembre 2014

BRONDE !!!

Toi aussi tu as probablement des reflets plus clairs qui apparaissent avec le soleil de l'été. Habituellement, sur mon châtain moyen, c'est plutôt du roux. Et là, avec le soleil malgache (et peut-être les soins capillaire Ekos Buruti de Natura utilisés là-bas ?)... je suis devenue... bronde !

Regarde plutôt.

Dans un endroit ombragé :

(mes cheveux sont mal coiffés, pardon, c'était des photos imprévues un week-end)

Et en plein soleil :


"Bronde", c'est la tendance mi-brune (ou châtain foncé) / mi blonde adoptée par pas mal de people depuis quelques mois tellement c'est hype. Je te laisse lire ce que Grazia raconte dessus.


Je découvre dans cet article de Grazia qu'il existe aussi une tendance "sombré". Que je ne connaissais pas. Finalement, ma couleur "naturellement" obtenue cet été serait peut-être plus proche que ça... ?


Quoiqu'il en soit, sombrée ou brondé, on s'en fiche, j'aime BEAUCOUP ces reflets miel. Je crois que je vais les garder quelques temps.

MAIS... avec la blondeur vient l'effet secondaire auquel ont droit toutes les fausses bondes : une fibre hyper sèche, rêche, terne, qui a perdu toute sa brillance. De la paille, quoi. Ou presque.

... comme tu peux le constater sur les photos prises ce week-end en mode no-coiffage. -_-

Je te rappelle à quoi ressemblait mes cheveux au naturel avant, il y a quelques mois :


Ils n'était pas parfaits mais avaient quand même l'air en meilleure santé.

Aux grands maux les grands remèdes, depuis ce matin je suis passée à un shampooing et un après shampooing Phyto Plage, car même si je n'y suis plus (à la plage), ils sont bien plus nourissants et réparateurs que des produits conventionnels.


Mais j'aimerais bien savoir quels produits tu utilises (et valides) pour dompter ta tignasse décollée, toi, la Blonde Décolorée. Que je puisse m’inspirer de ta routine si tu la trouves performante. En te remerciant d'avance !

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lundi 22 septembre 2014

LA BEAUTE A LA MALGACHE

Il y a ceux qui pensent un peu naïvement que les plus pauvres, et en particulier au sud de la Planète, n'ont pas l'opportunité / l'envie / les moyens (...) de prendre soin d'eux. Ils se trompent. Au contraire, être présentable, propre, le cheveu lisse, est essentiel quand on n'a pas grand-chose, non seulement pour une simple question d'hygiène (souvent l'intérieur des maisons est aussi très propre, d'ailleurs, la propreté étant le meilleur moyen de prévention contre les maladies quand on peut difficilement se faire soigner), pour se sentir bien dans sa peau, garder sa dignité, montrer que l'on respecte l'autre... J'ai pu le constater lors de mes multiples voyages.

A Madagascar, j'ai rencontré toutes sortes de femmes. Souvent assez (très) démunies - vous savez peut-être que ce pays, suite notamment à des successions de crises politiques, est l'un des plus pauvres de la Planète et que (malheureusement) ça ne risque pas de changer de si tôt. 

Je disais souvent aux jeunes filles et aux femmes que je croisais : "Ampela soa, anao" ("Vous êtes très belle !"). Parfois elles détournaient un peu la tête, rougissantes mais le sourire aux lèvres, et la plupart du temps elles éclataient de rire, ravies de ce compliment venant d'une parfaite inconnue - d'une vasaha (étrangère) en plus, et les autres femmes, autour, répétaient cette phrase magique en se marrant. Je crois que ça leur faisait vraiment plaisir.

A Madagascar (Mada pour les intimes), on trouve des produits de beauté un peu partout, même dans les villages isolés du Moyen-Ouest qui se situent à 5-6 jours (je n'exagère pas) de taxi-brousse de la Capitale au bout de pistes complètement défoncées et/ou 100% sableuses, là où les fruits et légumes qui ne poussent pas sous ce climat n'arrivent même pas. 

On en trouve dans les épiceries de villages (et les "épi-gargottes" comme ils disent, des épiceries restaurants - ce mot me fait trop rire), sur des étals spécifiques de marchés, et dans les grandes villes dans des (rares) parfumeries et (rares) grands magasins. Il y a quelques produits en pharmacie aussi. 



Il y a également pas mal de coiffeurs, parfois dans des lieux assez improbables...

 
On trouve des marques occidentales, les mastodontes de grande surface que sont Nivea, Dove, Garnier ou Elsève (regardez le cabanon entièrement sponsorisé Elsève !), et quelques marques spécifiques peaux noires / cheveux crépus comme Dark & Lovely (qui appartient à L'Oréal, groupe omniprésent sur l'île - héritage français ?). Ça, c'est pour les portefeuilles plutôt garnis. Les moins aisés achètent des marques chinoises ou indiennes de piètre qualité.


Il y a une marque locale, sérieuse, que j'ai bien aimée : Homeopharma. Ils ont leurs propres magasins, sont spécialisés dans les huiles essentielles et proposent des produits de bien-être et de beauté. C'est un peu cher, enfin, "cher", env. 10 000 ariary (3,30€) le flacon d'huile essentielle de Ravinstara par exemple. Les produits cosmétiques sont formulés et fabriqués dans une usine près d'Antananarivo, la capitale.



On trouve également sur les étals des produits plus simples, qui semblent artisanaux, comme ces savons tout ronds...


... ou ces drôles de boules, appelées "quatre feuilles", que l'on met dans l'eau du bain et que l'on boit infusées pour (se) décontracter - et qui serviraient aussi, si j'ai bien compris, à avorter (ne pas prendre à la légère les recettes de plantes malgaches !).

 

Chez les populations les plus démunies, les soins de beauté ne se limitent pas comme on pourrait l’imaginer à une hygiène basique eau + savon, car les femmes savent trouver dans la Nature toutes sortes de plantes pour se soigner et s'embellir. Et elles adorent partager leurs secrets de beauté, ce qui a fait de moi une heureuse, vous imaginez bien.

Par exemple, dans un village de pêcheurs du sud-ouest de Mada, Salary, quand j'ai abordé le sujet des nombreuses plantes médicinales qui parsèment l'Île, Claire a prélevé quelques feuilles dans l'arbuste qui était à côté de nous ("farehitra"), qu'elle a malaxées dans un peu d'eau - ce qui a instantanément donné une sorte de gel transparent, et nous a expliqué que c'était un remède contre les pellicules et l'alopécie.


Elle m'a aussi montré comment on fabriquait le fameux "masque" que de nombreuses Malgaches s'appliquent sur le visage et conservent toute la journée pour se protéger du soleil et purifier la peau. Ce n'est pas de l'argile, contrairement à ce que je pensais : ce sont des extraits de bois et d'écorces. 

 

Il y a plusieurs recettes. Celle de Claire est assez complète puisqu'elle associe 4 essences, 2 écorces et 2 bois (pardonnez-moi d'avance si je les orthographie mal) : le kolimba (ou cari, jaune), le masonjoany (blanc), le holikily (écorce de tamarin, blanc), le fihami (ficus, rouge). Elle frotte les écorces / bois humidifiés sur une pierre ("pas lisse, la pierre, hein, ça doit gratter"), et elle applique le mélange sur son visage. Elle m'a laissé ces 4 essences, j'essaierai un jour sa recette - enfin plutôt pour le côté purifiant car hors de question que je sorte avec !


La plupart du temps, les femmes n'utilisent qu'une seule essence, et souvent c'est le masonjoany - qui semble aussi être le nom "générique" du masque en question. Et il existe aussi des "masonjoany" tout prêts, en crème, vendue en vrac.


Les femmes malgaches, comme dans tous les pays du Sud, prennent particulièrement soin de leur chevelure. Elles ont les cheveux plutôt lisses quand elles ont des origines indonésiennes (schématiquement, sur les Hauts Plateaux de l’Ile) et crépus si elles ont des origines africaines (sur les côtes). Et le métissage est tel que beaucoup d'entre elles ont des cheveux très frisés mais pas complètement crépus. Le point commun à ces chevelures : beaucoup de volume et une fibre souvent sèche. C'est pourquoi elles les nourrissent et les "domptent" avec des huiles, notamment de l'huile de coco, vendue en sachet unidose à 200 Ariary (0,06 €) ou en vrac. Ou avec des crèmes capillaires industrielles sans rinçage, sur lesquelles n'étaient pas notées les compositions, mais j'imagine que c'est un mélange eau / huile pétrochimique peu coûteux (et ça passe pour des produits plus haut de gamme que l'huile végétale, forcément...).


Les cheveux des hommes sont ras et ceux des femmes souvent tressés (des tresses assez grosses), ou au moins attachés. Certaines fillettes gardent les cheveux au naturel, et on les surnomme parfois "rasta", comme la petite sur la photo. Par le passé, on disait des enfants qui gardaient les cheveux indisciplinés (ce qui formait à la longue des dreadlocks), que leurs anges-gardiens les coiffaient.


Côté maquillage, c'est très limité. Sauf pour les classes aisées qui doivent représenter 5% à tout casser de la population. La seule fantaisie qu'elles s'autorisent parfois, c'est... (je vous laisse deviner...), le vernis, oui ! Beaucoup moins qu'à Cuba où c'est la folie (souvenez-vous), plus simplement (du nail art de +/- bon goût à Cuba, des aplats simples de couleurs à Mada) mais quand même, et même chez les populations un peu isolées, même chez les petites filles. Bon, en général, c'est plutôt un reste de vernis qu'elles arborent, des traces dorées ou orangées au milieu de l'ongle (elles ne le dissolvent pas).



Avec Fleur, mon acolyte pour ce voyage, nous avons eu l'idée (quand nous devions patienter un moment pour attendre un bac par exemple - je ne vous raconte pas la patience qu'il faut avoir sur la route à Madagascar...) de proposer aux fillettes des "ateliers vernis". Elles adoraient, elles faisaient la queue, et même les garçons en voulaient (dans ce cas on n'en mettait que sur un ongle) ! Et ensuite on laissait à la communauté les 2 vernis utilisés. On savait que ceux-ci seraient équitablement partagés, vous ne pouvez pas imaginer à quel point les enfants savent partager là-bas. 


Je vous transmet l'idée pour vos futurs voyages, ça permet des contacts (rapides mais) très conviviaux avec la population, vous savez que vous ferez plaisir à tous les coups, et par ailleurs ça change des rapports purement économiques (mendicité, petit commerce...) qu'ils ont habituellement avec les touristes. :)

 

Héritage des colons français, il y a aussi à Mada quelques villes thermales, dont les infrastructures ont été créées en général fin XIXè, par exemple à Ranomafana, où vous pouvez prendre un bain d'eau thermale naturellement à 48° (tellllement chaud que personnellement je n'ai pu que tremper mes pieds, mais Fleur a réussi à s'immerger complètement !) ou vous faire masser par des kinés (massages assez basiques, il n'y a pas de traditions de massage à Madagascar).


Voilà pour mon expérience beauté à Madagascar, et si je pense à autre chose dont j'aurais oublié de vous parler, je ferai un petit edit à cet article !

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vendredi 19 septembre 2014

(JOLIS) PORTRAITS MALGACHES

De retour à Paris après près d'un mois à parcourir cette belle "Ile Rouge" qu'est Madagascar...

Un voyage comme je les aime, très roots, proche des gens, des passages dans des villages perdus à 3-4 jours de 4*4 de la capitale sur des pistes défoncées (5-6 jours de taxi-brousse), des rencontres incroyables, l'énergie folle des enfants, les sourires des hommes et des femmes, des paysages à couper le souffle, des lémuriens coquins... Quelques déconvenues - l'extrême pauvreté pousse certains à sortir du droit chemin... Un voyage inoubliable. :)

Avant de remettre le blog sur ses rails, voici quelques portraits de jolies personnes croisées à Madagascar.


Allez, je vous en mets d'autres...


Et encore...

Sans oublier...

PS : parmi ces jolies personnes se trouve la belle Perlette, que j'ai interviewée pour la rubrique Beauté du Monde :).

Et vous, vous avez passé de bonnes vacances ? Pas trop dure la rentrée ??

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