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mercredi 1 février 2017

COSMETIQUE & DEVELOPPEMENT DURABLE : CE QUE VOUS NE SAVEZ PAS.

Cela fait un moment que je voulais aborder le sujet avec vous et cette semaine, un événement et les quelques premières réactions qu'il a suscitées m'en donne l'occasion : l'arrivée dans nos linéaires de la gamme "Botanicals Fresh Care" de L'Oréal Paris.


Botanicals semble être une gamme stratégique pour la marque si j'en crois les moyens déployés pour son lancement. L'après-midi blogs, lundi, était international m'sieurs dames, et il y avait foultitude d'influenceurs. Ça m'amuse toujours d'ailleurs de croiser les blogueuses étrangères, elles sont teeeeeellement plus apprêtées que les françaises - en tous cas que les blogueuses beauté françaises qui restent sommes toutes très simples.

(je commence déjà à m'égarer... revenons à notre sujet)

La gamme se présente comme la fille naturelle de Mère Nature. "Notre 1ère gamme capillaire premium infusée d'extraits de plantes", "créée avec des extraits de plante sourcés de manière responsable et produits de manière durable", "sans silicones, parabènes, colorants", "packagings eco-conscients en PET 100% recyclé"... (je traduis l'anglais du dossier de presse, ça doit être plus joliment dit en version française).

Cette gamme capillaire va être segmentante, sans aucun doute.
  • D'un côté, les puristes du naturel crieront au greenwashing, pointeront du doigt le sodium laureth sulfate ou le polyquaternium-10 de certaines formules, et puis bon, c'est L'Oréal, quoi - avec toutes les vérités et les clichés qui vont de paire, donc ils boycotteront d'office Botanicals.
  • De l'autre, des consommateurs en quête de plus de sens et de Nature, plus "naïfs" diront certains, en tous cas moins exigeants que les premiers, ravis de l'arrivée de cette nouvelle gamme positionnée "eco-friendly" un peu meilleure élève en matière d'écologie que ses grandes sœurs.
  • Et puis d'autres qui ne feront attention qu'aux jolis emballages, prix, textures, parfums et effets escomptés, et qui n'en auront pas grand-chose à faire de la naturalité avérée ou supposée.


Mon avis à moi, puisque vous devez être en train de vous poser la question, c'est qu'il en faut pour tous les goûts. Réponse de normande que je ne suis pas ;). Chacun a sa propre opinion +/- documentée sur le sujet naturalité et je n'ai aucun jugement sur ces 3 approches.

Personnellement, puisqu'on est sur un blog et qu'il faut donc que je m'implique un minimum :), je suis une consommatrice "vert clair". Je vous ai déjà expliqué ce que cela signifie je crois (versus les "vert foncé" plus orthodoxes) : ça veut dire que je tiens à utiliser des produits (d'une manière générale et en cosmétique en particulier) les plus naturels possibles, mais que je ne souhaite pas me passer, quand je trouve que cela est nécessaire, d'ingrédients synthétiques, pour des raisons sensorielles, de tolérance ou d’efficacité (en notant quand même que le Bio n'a aujourd'hui parfois plus grand chose à envier au conventionnel, mais que parfois - pour la substitution des silicones, par exemple, il y a encore du boulot) (mon avis sur les silicones ici) (oui je vous le ressortirai souvent cet article parce qu'il traduit bien ma façon de réfléchir d'une manière générale et même au-delà de la cosmétique :)). Je suis donc dans une consommation "naturo-raisonnée" on va dire. Enfin pas toujours raisonnée car je suis parfois capable de descendre un pot entier de Nutella, mais vous avez compris l'idée ;). Et puis cette nouvelle gamme Botanicals, franchement, elle me donne envie, je vais m'empresser de l'essayer.

Ensuite, en tant que citoyenne du Monde, bien sûr, j'ai envie que l'être humain pollue moins. D'une manière générale. Se soucie plus de la Planète, des animaux, des autres êtres humains. Soit plus gentil. Plus cultivé. Moins trumpé. Etc. (je m'égare encore..)

Et que les industriels soient plus transparents, qu'il assument ce qu'ils font (ya du boulot parfois).

(jute pour le plaisir)
 

Pour en revenir au lancement de la gamme Botanicals. Qui n'est qu'un prétexte pris au hasard et que j'associe à  d'autres marques existantes positionnées naturelles et qui ne le sont pas complètement comme Yves Rocher, Klorane, Nuxe, the Body Shop, Lush - j'en passe et des meilleures...

OK, il faut savoir lire entre les lignes pour bien comprendre où s'arrête la naturalité des produits de ces gammes. Et malheureusement le consommateur lambda n'est pas suffisamment éduqué à cela.  Il n'est par ailleurs pas encore prêt, sans même en avoir conscience, à se passer de sulfates (ça mousse, c'est pas cher) ou de silicones (ça adoucit et fait briller, c'est pas cher).

MAIS. Je note déjà l'effort de ces acteurs cosmétiques de tendre vers plus d'écologie. Quand on pense aux tonnages annuels des capillaires L'Oréal Paris, améliorer un tant soit peu leur naturalité est déjà juste ENORME en terme d'impact environnemental. 

Et puis - et ça vous ne le savez probablement pas, il y a plein d'autres actions "durables" menées par les industriels !! (ayé on arrive au cœur du sujet dont je veux vous parler depuis longtemps, quelle longue introduction...).

Plein d'efforts "cachés" de développement durable sur lesquels les marques ne communiquent pas, qui sont issus de la volonté des groupes (L'Oréal, Pierre Fabre, Yves Rocher, Clarins...) derrière les marques (sous la pression des associations et consommateurs parfois, bien sûr), et qui apparaissent dans les rapports annuels de ces groupes (j'en ai quelques uns en ma possession). Comme :
  • la réduction de la dépense énergétique (eau, électricité...) dans les usines de fabrication,
  • l'amélioration du recyclage des déchets de production,
  • l’allégement (imperceptible pour le consommateur) des emballages, avec pour conséquences non seulement de produire moins de plastique, de verre, de carton... mais aussi de réduire le poids des produits transportés donc l'empreinte carbone,
  • le financement de programmes de biodiversité et d'éducation aux pratiques environnementales , notamment pour produire certains de leurs extraits végétaux (dans le propre intérêt des groupes cosmétiques bien sûr mais pas que),
  • la suppression ou réduction de certains ingrédients peu biodégradables dont le consommateur n'a jamais entendu parler (le consommateur se focalise sur les silicones et les parabènes),
  • le soutien de communautés par des actions équitables (bon en général, ça, les marques nous en parlent quand même, ça fait vendre - le karité, l'huile d'argan...),
  • la formation de femmes défavorisées dans les métiers de l'esthétisme,
  • le financement de bourses pour des étudiantes en sciences,
  • ou encore - ce qui a compté beaucoup il y a quelques années, l'implication active pour trouver des alternatives aux tests animaux (par L'Oréal notamment) (je rappelle que les tests animaux sont interdits en cosmétique Union Européenne depuis 2004 sur produits finis et 2009 - bon allez 2013 pour quelques cas exceptionnels - sur les ingrédients)...

Petite cerise sur le gâteau : les politiques de développement durable mises en place par ces groupes sont parfois partagées publiquement en toute transparence pour inspirer d'autres entreprises. L'Oréal fait cela par exemple, et est souvent cité comme exemple en la matière (ça vous en bouche un coin, hein ?).

Je me suis aperçu de cette situation un peu schizophrénique lors de mon passage éclair chez L'Oréal il y a quelques années. Leurs efforts sociaux et environnementaux m’avaient frappés versus le greenwashing appliqué par certaines marques du groupe à l'époque comme Garnier (-_-) (par contre d'autres aspects m'avaient déplu, comme leur philosophie "d'excellence par la compétition" et d'autres choses dont je ne peux pas vraiment parler ici, mais ceci est une autre histoire - je le précise juste pour que vous compreniez bien que je reste totalement critique et indépendante vis à vis des pratiques loréaliennes ou d'autres groupes cosmétiques).

(sans transition, je vous ai dit que Papa Noël m'avait apporté un bac à compost ?) (bon moi je ne jette pas de fruits et légumes parfaitement consommables comme sur cette illustration mais je voulais vous épargner la vue de mon vrai compost)

Avant de terminer cet article, pour éviter toute confrontation binaire Bio / non Bio et certification / non certification, je précise aussi que si les labels Bio garantissent un minimum de choses notamment sur la composition des produits et que l'on est tous bien contents qu'ils existent car ils tirent toute l'industrie de la beauté vers le haut, ils sont quand même loin d'être parfaits en matière écologique et sociale. Par exemple (sous réserve d’éventuelles récentes évolutions pour lesquelles je ne serais pas au courant, dites le moi en commentaire le cas échéant) : ils ne tiennent pas compte des conditions de travail des salariés (on peut tout à fait imaginer que des enfants travaillent à la production d'ingrédients entrant dans des compositions certifiées Bio - il semblerait notamment que ce soit le cas pour l'extraction du mica), n'interdisent pas tous les ingrédients issus d'animaux morts (souvenez-vous, l'extrait de cochenille...) ou n'empêchent pas les sourcings d'ingrédients au bout du monde et leur transport par avion même si le même extrait peut être sourcé localement (bonjour l'empreinte carbone).

Voilà la réflexion que je voulais partager avec vous.

Le +/- greenwashing des labos de cosmétique via certaines de leurs marques (qui, et c'est tant mieux, a quand même tendance à s'atténuer, notamment chez les marques françaises) (méfiez-vous de certaines américaines et asiatiques beaucoup plus limites dans leurs allégations) versus leurs actions peu connues de développement durable au niveau institutionnel qui, proportionnellement, ont bien plus d'impact écologique et social.

Je ne suis bien sûr pas en train d'encourager les marques à continuer leur greenwashing, vous aviez bien compris. Je vous invite juste, comme d'habitude, à prendre du recul par rapport à ce que vous lisez ci et là et nuancer vos réflexions. Vive la réflexion raisonnée !
(et les pléaonasmes)


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LES 7 "PÉCHÉS" DU GREENWASHING

  1. Péché de concessions cachées (ex : une marque communique sur des extraits de plantes bio du bout du monde en omettant de préciser que leur transport est hyper-polluant)
  2. Péché de non-preuve (d’où l’intérêt des certifications par des organismes indépendants)
  3. Péché d’imprécision (ex : afficher « 100% naturel » alors que le produit contient du formaldéhyde… qui est toxique mais peut pourtant bien avoir une origine naturelle)
  4. Péché de fausse labellisation (un étiquetage qui, à travers des mots ou des images, fait croire à une certification indépendante)
  5. Péché de revendication inappropriée (ex : « non testé sur animaux » alors que c’est de toutes façons interdit)
  6. Péché de moindre mal (ex : la cigarette bio)
  7. Péché de mensonge (le péché le moins fréquent, mais heureusement, car ça, c’est de toutes façons interdit par la loi !)
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mardi 24 mai 2016

COMMENT TRIER SES DÉCHETS COSMÉTIQUES... EN TUTOS RIGOLOS

Vous connaissez les grands principes du tri sélectif des déchets mais vous n'êtes probablement pas totalement incollables à ce sujet. 

Moi-même j'hésite toujours pour les pots de yaourt. Je crois qu'ils ne sont pas recyclables... enfin c'est ce que j'avais lu, ou entendu un jour... Et pas qu'une fois d'ailleurs. Mais comme c'est du plastique simple, j'ai toujours un doute quand je les jette dans la poubelle "normale". Je me dis "faudrait que je vérifie" et bien sûr je ne le fais jamais. Donc je continue à les jeter dans la poubelle verte. L'opercule aussi, car il est composé de plusieurs éléments dont l’aluminium, et il me semble qu'on ne peut pas vraiment le recycler.

(ai-je raison ?? la réponse en fin d'article)
(le suspense est insoutenable)
(j'entends certains penser : "Mais n'importe quoi, la So, ça se recycle un pot de yaourt !!" et d'autres : "... en coffret bijoux pour la Fête des Mères !" - vous êtes drôles ;))

Pour les cosmétiques, s'il y a quelques évidences - les étuis en carton et notices dans la poubelle à couvercle jaune, les flacons plastique de gels douche également, les flacons en verre de parfums (sans la pompe et le capot) dans la poubelle à verre..., quid du mascara et ses restes de pâte in-rinçable, de la palette de fards à paupière avec godets en alu et miroir intégré, ou des flacons de vernis à ongles ? 

Oui, les produits cosmétiques sont parmi les déchets les moins bien triés. :/

La FEBEA (vous savez, le "syndicat" de la cosmétique, je vous en ai déjà parlé), en association avec Eco-Emballages, a donc réalisé quelques "tutos" vidéos pour vous aider à y voir plus clair. L'opération  de sensibilisation s'appelle #Keskistri dans la salle de bain.







Il y en a d'autres, je vous laisse aller les chercher vous-même si ça vous intéresse.

Et si vous doutez toujours, rendez-vous sur le site Consignes de Tri : vous entrez votre code postal (parce que toutes les villes n'ont pas le même système de gestion des déchets), le type de produit, et on vous indique clairement où le jeter voire où jeter ses différents éléments.

Et le pot de yaourt, alors ?

Eh bien ça dépend : les yaourts "classique" en pot ne se recyclent pas (donc poubelle verte, donc j'étais bien informée). Et les yaourt à boire... poubelle à couvercle jaune !! Recyclables. Y compris leurs opercules. Fallait le savoir...

Le site, qui a bien sûr vocation à pédagogie pour que vous puissiez faire vos choix vous-même par la suite, apporte toujours quelques précisions. Pour les yaourt à boire, par exemple :

Flacon en plastique :
"Les bouteilles en plastique transparentes ou opaques se recyclent toutes et se trient bien vidées, à plat et avec leur bouchon. Exemples : les bouteilles d'eau, de lait, de jus de fruit, de sodas, de yaourt à boire, d'huile, de vinaigre mais également toutes les bouteilles en plastique de lessive liquide, d'assouplissant, de nettoyant pour le sol et d'eau de javel (seule bouteille de produit dangereux qui est accepté à condition d'être bien vidée)."
"Le plastique d'une bouteille peut servir à fabriquer une autre bouteille en plastique. On utilise également le plastique recyclé pour fabriquer des objets. Ainsi, avec 6 bouteilles d'au recyclées, on fabrique un ours en peluche."
Opercules : 
"Les feuilles aluminium et les opercules en métal se recyclent. Exemples : Les feuilles en aluminium de plaquette de beurre et les opercules en aluminium de pot de yaourt en verre."
"Grâce au recyclage de l'aluminium, on économise 95% de la matière première et 95% de l'énergie nécessaire à la production du métal."
Voilà. Je n'aurais pas perdu ma journée, moi, j'ai appris des choses utiles. #BeEcologic 

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jeudi 19 janvier 2012

MA RECETTE MOUSSE DE SHAMPOOING


Vous vous souvenez de ma petite recette maison pour faire d'un gel douche classique un super-gel-mousse ultra sensoriel, économique et écologique ? Eh bien on peut faire la même chose avec du shampooing. Parce que les bases de formules shampooing / gel douche se ressemble : à + de 95% c'est de l'eau et des tensioactifs (moussants).

Les avantages du shampooing mousse : ça mousse encore plus (intéressant notamment pour les shampooings Bio qui ne moussent pas toujours bien), ça respecte mieux le cuir chevelu et la fibre capillaire (les tensioactifs sont plus dilués, mieux répartis), c'est économique et écologique (la mousse contient plein d'air, on utilise moins de produit).


RECETTE DE LA MOUSSE DE SHAMPOOING :

1. Récupérez le flacon mousseur d'un produit usagé (Pschitt Magique de Garancia, Eau Moussante Nettoyante de Vichy...) ou achetez-le tout neuf ici pour 2,20€.

2. Nettoyez-le bien, dévissez-le et versez un fond de votre shampooing préféré (15-20% du volume du flacon, pas plus, voire moins si le shampooing est épais - moi j'ai utilisé le Shampooing Clarifiant Christophe Robin).

3. Diluez avec de l'eau minérale (Volvic, Hépar et cie), déminéralisée ou florale (éviter l'eau du robinet moins "propre" bactériologiquement) jusqu'à 2 cm du haut (laisser un petit volume pour que la pompe marche bien).

5. Refermez le flacon et secouez le tout (pas trop) pour bien homogénéiser.

ET C'EST TOUT !


Alors ça vous tente ? Qui parmi vous avait essayé la recette de gel-douche-mousse ? Satisfaits ? :)

PS : la recette du gel-douche-mousse ici.
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lundi 31 octobre 2011

LA PARABOLE DU COLIBRI


Il y a quelques temps, on m'a proposé de tester des carrés démaquillants Les Tendances d'Emma. Vous en avez peut-être déjà entendu parler car nombre de blogueuses les ont aussi essayés. L'idée, c'est de remplacer ses cotons démaquillants jetables habituels par ces carrés en tissu bio lavables.

J'avoue que j'étais au départ assez dubitative sur l'intérêt écologique de ce produit, par rapport à mes carrés de coton jetables, me disant qu'il n'y avait pas de pénurie de coton dans le monde, que ces cultures demandent certes beaucoup d'eau, mais que la part des carrées démaquillants devait être quand même ultra-minime par rapport à celle des vêtements, et qu'en plus le coton classique jetable devait être facilement biodégradable.

J'ai fait part de ces réflexions à Emmanuelle Terrier, la créatrice de la marque, et voilà ce qu'elle m'a répondu.
Il se vend en Europe 90 coton à démaquiller par seconde, cela pour le seul leader du marché. On peut donc aisément multiplier par 4 ce chiffre... Cela représente une belle quantité tout de même. Aussi bien dans la culture que dans les déchets, puisque contrairement à un tee-shirt, ces produits se consomment en permanence et se jettent. On évalue à environ 6 m3 de déchet par femme la consommation de coton à démaquiller... nous sommes juste quelques millions en France.
La majorité du coton vendu pour se démaquiller reste non bio. Donc difficilement biodégradable [ndlr : ???]. Parlons donc un peu de cette culture du coton : 
  • Le coton fournit 50% des besoins totaux en fibres. Il utilise 25% de tous les insecticides et 11% des pesticides. 
  • Il nécessite jusqu'à 30 traitements par an. 1 million de personnes sont intoxiquées dont 22 000 morts chaque année (chiffres OMS) alors qu'il ne représente que 2,5 % de la culture mondiale. 
  • Il faut, selon les techniques utilisées, entre 7 000 et 29 000 litres d'eau pour produire un kilo de coton (900 l/kg pour le blé, 1900l/kg pour le riz). 
  • La réalisation d'un tee-shirt en coton conventionnel de 150 g environ nécessite, pour la simple culture du coton 140 g de produits chimiques et 2 700 litres d'eau en moyenne. 
Vous avez tout à fait raison sur la part minime des carrés démaquillants dans cette production. Il s'agit juste non pas de révolutionner la terre mais d'y participer à sa mesure. Au quotidien. Sans contrainte et en réalisant de belles économies (un Kit Eco Belle Deluxe représente l'équivalent 6 000 carrés de coton), soit 6 à 7 fois moins cher. Pour une fois, écologie rime avec économie. parce que tout le monde n'a pas les moyens de ne s'habiller qu'en coton bio. Mais si déjà on limite cela, on fait un geste.

C'est un peu la Parabole du Colibri : 
"Tandis que la forêt brûlait et que tous les animaux regardaient impuissants, un petit colibri s'activait pour aller chercher dans son bec un peu d'eau qu'il jetait sur le feu. Un tatou lui dit, moqueur, que ce qu'il faisait était ridicule et que cela n'avait aucune utilité. Le colibri lui dit alors : peut-être... mais je fais ma part."

Voilà. Emmanuelle a su à peu près me convaincre - même si je crois pas tout à fait à la résistance des cotons à des dizaines et des dizaines de lavages, même si les cotons lavables ont aussi une empreinte écologique non négligeable (machine à laver = eau + électricité + lessive + assouplissant + Calgon - non, je ne les laverai pas à la main !!!). 

Mais bon, si on ne veut vraiment pas avoir d'impact sur la Planète avec les cotons démaquillants, la seule solution est... d'arrêter de se maquiller. Je n'en vois pas d'autres.

[EDIT : on me fait comprendre dans l'oreillette que la part des cotons lavables dans le tambour de la machine à laver est négligeable p/r au reste des vêtements à laver - argument recevable. On me témoigne également de la résistance des cotons à 2 ans de lavage. Et puis on me parle de l'huile démaquillante qui peut s'utiliser sans coton mais pour moi, ce n'est pas possible, j'ai déjà essayé, ça ne me convient pas du tout.]

J'ai donc essayé ces fameux carrés de coton.


Les carrés en Tencel sont un peu trop "abrasifs" pour ma peau délicate.

Ceux en coton bio sont parfaits, très doux, très agréables.

Après lavage, ça donne ça :


Le fond de teint et le rouge à lèvres sont partis. Le mascara (waterproof), par contre... laisse des traces bien noires. Et ce n'était que le premier lavage.

Ce que je fais donc maintenant, c'est que je me nettoie le visage avec un carré Les Tendances d'Emma et les yeux avec du coton jetable classique (en fait j'utilise les cotons jetables pour les fesses de bébés : ils sont plus grands et moins chers - et hop, voilà, je vous ai encore révélé un de mes détournements produits !)

Alors, ça vous tente, ces carrés de coton Les Tendances d'Emma ?

Toutes les infos et les prix ici :

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mardi 20 septembre 2011

LA ROUTINE BEAUTE DU MOUSSAILLON


Ma copine Ludmilla a passé une partie de ses vacances sur un voilier en Grèce. Elle m'a raconté juste avant comment elle comptait choisir ses produits de beauté par rapport aux "contraintes" de ce voyage, c'est à dire : ensoleillement maximum et zéro "tout à l'égout". J'ai trouvé sa démarche intéressante, je lui laisse donc la plume pour un petit rapport sur sa routine beauté de moussaillon !

°°°

Quand l’été est derrière nous, rien de tel que de partager nos souvenirs de vacances, histoire de prolonger ce moment de bonheur suspendu dans notre mémoire. Et ça tombe bien, le bonheur est dans l’air du temps. Avec la permission de Sophie, je vous embarque en Grèce, cap vers les îles Ioniennes à bord de la Lady Irina* pour vous faire découvrir ma routine de beauté marine.

Ce fut un vrai casse-tête pour composer ma trousse de beauté et d'hygiène. En voici les causes :
  • Ma peau est devenue ultra-sensible au soleil avec les années ;
  • Je ne souhaitais pas « souiller » la faune et la flore aquatique avec mes produits de beauté.
C'est bête mais je n’ai pas trouvé de principe d’équilibre. Enfin si, une solution se présentait à moi : ne rien utiliser… mais je pense que mes équipiers auraient tout fait pour me débarquer !


MA PROTECTION SOLAIRE

Pour me protéger du soleil et éviter toutes réactions allergiques désagréables et défigurantes, j’ai écouté les conseils de ma dermato pour éviter un retour de vacances « cutanément » catastrophique. Voici sa prescription :
  • Pour la journée sur le pont : chez Avène , la Crème Très Haute Protection 50+ (2 tubes). J’ai ajouté à cela, de la même marque, le petit tube Très Haute Protection Zone Sensibles 50, qui s’applique facilement sur la peau fine du contour de l’œil et en plus illumine le regard. Mon coup de cœur pour en finir avec les ridules du « marin ».
  • Pour le soir : Chez A-derma, gamme Sensiphase, la Gelée Démaquillante, à utiliser même sans makeup et la Crème pour Peaux Sensibles et Réactives. Pour réhydrater, la brume d'eau thermale Avène.
> Résultat : pas la moindre petite réaction au retour, juste une bonne mine et un bronzage doré sans brûlure !


MES PRODUITS D'HYGIENE

Pour la douche et les cheveux, j’ai choisi les produits John Masters Organics dont la philosophie est de formuler des produits de beauté avec des ingrédients bio récoltés de manière écologique et biodégradables dans la mesure du possible.

En mer avec le vent et le soleil, l’effet paille guette tous les cheveux non soignés. Mon duo de sauvetage capillaire a été le Shampooing et le Masque Réparateur Miel et Hibuscus de John Masters Organics, parfaits pour hydrater et revitaliser les cheveux secs. Les cheveux sont tout doux et ils sentent bons.
Pour protéger mes cheveux en journée, j’appliquais l’Huile Sèche Bronzante de Naturado et le soir je l’utilisais pour hydrater mon corps et sublimer le bronzage.

Pour la douche, j’ai opté pour le Gel Douche Sans Parfum de John Masters Organics.


MON EVEIL DE CONSCIENCE ECOLOGIQUE

A bord de la Lady, j’avoue que ma conscience environnementale fut réveillée, notamment au sujet de l’eau que nous consommons et celle que nous salissons.


D’une part, sur un bateau, les gestes d’économies sont naturels. Par exemple, nous devons faire attention à l’eau douce car nous sommes plusieurs à bord, il s’agit de faire preuve de savoir-vivre envers ses compagnons de voyage. Il semble alors logique de couper l’eau quand on se brosse les dents, quand on se savonne, quand on se lave les cheveux et quand on fait la vaisselle. Certes, ce sont des gestes de confort car nous sommes rationnés. Mais n’est ce pas le cas à l’échelle de la Planète.
D’autre part, sur un bateau on voit de ses propres yeux que l’eau consommée (douche, vaisselle, toilette) retourne à la mer. Il s’agit des eaux noires. En Bretagne, les bateaux s’équipent de collecteurs et les capitaineries s’organisent pour les collecter afin de limiter la pollution des ports notamment. J’avoue que le cœur se soulève quand on voit flotter des petites taches luisantes en surface.

Dans les Ioniennes, l’eau des petits ports où nous avons fait escale est encore limpide.

... mais pour combien de temps ?



°°°

De ce voyage le long des côtes des îles KEFALONIA - MEGANISSI -LEFKADA - SCORPIOS- KALAMOS - ITHAKI, je me souviendrais de ce sentiment de bien-être à vivre pieds nus, du silence au fil de l’eau qui plonge dans le lâcher-prise, de la beauté sauvage des criques, du charme des petits ports, de l’accueil chaleureux des grecs et des plats succulents. Finalement, les vacances sont peut être le meilleur soin que l’on peut s’offrir pour retrouver un sourire 100% naturel, des yeux pétillants de vie et une bonne mine ! Si ce voyage vous fait envie, n’hésitez pas à contacter le capitaine Alexandre Matsakis, frère de notre capitaine. Toutes les coordonnées sont sur www.voiliergrece.com. Si vous embarquez avec notre capitaine Michael, demandez lui de vous raconter l’histoire d’Onassis.

* Lady est le terme marin employé pour nommer les bateaux.
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