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jeudi 22 juin 2017

CRASH TEST : ZERO DEO EN PLEINE CANICULE

Oui, j'ai de drôles d'idées parfois. 

Je vais vous expliquer comment celle-ci m'est venue à l'esprit, elle n'était pas du tout prévue.

Parce que moi, sans antiperspirant aux sels d'alu, je pue. Les trucs bio et consorts, là, au secours. Alors pas de déodorant du tout, vous imaginez ?? Ça ne m'est pas arrivé depuis la 4ème B.

Le seul déodorant sans sel d'aluminium qui m’aie convenu c'était le DayDry. Sauf que je sais vus vos retours depuis que je vous l'ai conseillé qu'il ne fonctionne pas sur tout le monde.

Maintenant, attention.🤚
Si vous n'êtes pas prêts à lire un sujet tout sauf glamour, qui parle épilation des aisselles, population bactérienne et odeurs de dessous-de bras, arrêtez la lecture ici et revenez au prochain article. 
Vous êtes prévenus.

(cette photo me fait beaucoup rire, je n'en connais pas l'auteur...)

La semaine dernière, je me suis épilé les aisselles à la cire chaude. Oui, je fais ça, oui, j'ai le courage. C'est quand même mieux que le rasoir : non seulement ça dure plus longtemps, mais en plus un pore sans poil est naturellement resserré et on transpire moins.

Habituellement je m'épile les aisselles le soir, pour éviter d'appliquer un déodorant sur peau tout juste lésée (vous saurez tout de ma vie...). Non pas que j'ai peur des sels d'alu (d'ailleurs j'ai encore lu récemment un article qui  montrait qu'une énième étude qui les mettait en question était encore une fois non scientifiquement recevable) (bien sûr je ne sais plus où j'ai lu ça donc impossible de vous donner la source) (je conviens que tout cela n'est pas très sérieux), bref, j'ai perdu le fil de ma pensée mais donc je ne sais pourquoi, je me suis épilé les aisselles le matin, et j'ai hésité à mettre du déo, et je me suis dit allez, bon, on essaye sans, on verra bien, je n'en mourrai pas, et ma réputation non plus si je ne sens mauvais qu'une seule fois dans ma vie.

J'ai donc vaqué à mes occupations dans la journée : métro, boulot, je ne sais plus quoi d'autre, et figurez-vous que même en fin de journée, je sentais encore la rosée. En tous cas pas loin. En tous cas je sentais bien moins mauvais que quand j'utilise un déodorant sans sel d'alu. Parce que ces déodorants n'empêchent pas de transpirer, ils désinfectent un peu, en général avec de l'alcool (c'est pour cela qu'on les déconseille sur aisselles épilées), et tentent de masquer les odeurs avec un parfum. Contrairement aux antiperspirants (avec sels d'alu, donc), qui limitent vraiment le flux de transpiration.

Je précise que la transpiration elle-même ne sent pas mauvais, c'est quand elle dégradée par les bactéries présentes sous les aisselles qu'elle devient âcre. Ces bactéries dégradent aussi les composants du parfum, et là, en fonction de votre propre population bactérienne et de la composition du parfum du déo, les odeurs varient à l'infini et la plupart du temps ne sont pas très agréables. En tous cas, mes bactéries à moi elles transforment les parfums en odeur insoutenable. D'où mon addiction aux sels d’aluminium qui me laissent les aisselles fraîches.

Donc.

J'ai encore perdu le fil, pardon, c'est la canicule, mon cerveau est cuit.

Donc oui, le 1er soir, pas d'odeur de transpiration. Pourtant j'avais pas mal marché, il faisait assez chaud...

Je me dis donc tiens, je sens moins mauvais qu'avec un déo sans sel d'alu, tentons un crash test "1 semaine sans déodorant".

Le lendemain, donc, rebelote : zéro déo. Et odeur de fin de journée tout à fait convenable.

Fin de 3ème journée les aisselles nues : ça sent un peu. En fait ça a même commencé à sentir dans l'après-midi, discrètement mais quand même, j'avais peur que des gens autour de moi s'en aperçoivent.

4ème jour : état de grâce terminé, je déclare forfait, je me jette sur mon déo aux sels d'alu dès le milieu de la journée. Je note cependant qu'une odeur de transpiration non polluée par du parfum sent vaguement meilleur qu'une odeur de parfum de déo dégradée. En tous cas chez moi.

Hypothèses sur cette expérience : il est probable que les 2-3 premiers jours, l'arrachage de poils ait permis à la fois de réduire la population bactérienne (restée collée sur la cire) et le flux de transpiration (resserage des bulbes pileux) responsables à eux deux des mauvaises odeurs. Mais rapidement, les bactéries sont revenues (leur but dans la vie étant de vous coloniser),  d'autres poils naissants ont fait leur apparition (les poils ne poussent pas tous en même temps donc on ne peut pas les arracher d'un coup et être tranquille plusieurs mois), et bim, retour à la case départ.

Je retiens de cette expérience que l'on peut se passer de déo à peu près 3 jours après arrachage de poils d'aisselles (probablement un peu plus en hiver ?), mais c'est tout.

Ah et info capitale pour celles et ceux qui seraient quand même des flippés des sels d'aluminium (vous avez le droit, il y a une petite suspicion à leur sujet, même si bien sûr vous n'en tomberez pas malade ni n'en mourrez) (méfiez-vous plutôt des siphons à Chantilly), le Déodorant Minéral sans sel d'aluminium de Vichy est presque aussi efficace qu'un antiperspirant. Mais vraiment. Plus efficace que le DayDry. Si vous l'avez essayé ou allez l'essayer sur mes conseils, dites-moi ce que vous en pensez. Je crois qu'on tient un gagnant.

Sur ce, bonne fin de canicule à tous.

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