dimanche 12 avril 2009

DEODORANTS : FIN DE LA POLEMIQUE SUR LES SELS D’ALUMINIUM ?



EDIT janvier 2012 : des études toutes récentes apparemment un peu plus sérieuses que les précédentes relancent le doute sur l'implication des sels d'aluminium dans la "favorisation" du cancer du sein, sans toutefois les impliquer de manière définitive : à lire ici.

12/04/2009 :

 
Il y a un mois, un billet de beauté-blog avait retenu mon attention. Il s’agissait de l’interview d’un responsable scientifique d’Unilever* au sujet du dernier déodorant Dove Hair Minimising. Ce monsieur affirmait que la polémique sur les sels d’aluminium contenus dans les déodorants antiperspirants serait née d’une rumeur absolument non fondée.


Pour ceux qui ne le sauraient pas, les sels d’alu sont actuellement très critiqués car ils sont soupçonnés par certains d’être cancérigènes. Évidemment, les associations de consommateurs et la blogosphère beauté, qui sont plutôt méfiants et naturo-addicts, ont relayé et amplifié l’information, à tel point que les labos sont tous en train de plancher à la substitution éventuelle de ces molécules.

Et voilà que je lis dans le Marie-Claire de ce mois-ci que oui, le lien entre sels d’aluminium et cancer du sein serait bien une intox** ! Leurs arguments, complémentaires à ceux de Unilever, me semblent plutôt convaincants. Je résume :
  • Selon M. Lefort de Unilever, cette polémique serait née de la diffusion d’un mail du Pr Casanova Larrosa, qui lui-même dément en être à l’origine (ndlr : aucune preuve de cette affirmation).
  • Elle a ensuite été confortée par plusieurs études scientifiques mais leurs méthodologies et leurs interprétations ont été très contestées par la communauté scientifique internationale.
  • Les très sérieuses (et normalement indépendantes) agences du médicament américaine (FDA) et française (AFSSAPS) se sont prononcées, après études poussées, en faveur de l’innocuité des produits cosmétiques contenant des sels d’alu.
  • On met du déodorant des deux côtés, or à peine 5 % des tumeurs du sein sont bilatérales.
  • Les hommes utilisent quasiment autant de déos que les femmes et le nombre de cancers du sein masculins reste stable, autour de 1%.
  • Selon une étude américaine, la pénétration de l’aluminium à travers la peau est seulement de 0,012%. Ils ne bouchent pas les pores, et d’ailleurs, s'ils franchissaient vraiment la barrière cutanée, ils seraient efficaces pendant des semaines ! Mais ils sont en réalité éliminés avec la sueur et le frottement des vêtements… D’où l’obligation si l’on veut rester net d’en réappliquer tous les jours !
  • Un groupe d’experts cancérologues a publié un article à ce sujet dans « Le bulletin du Cancer » de septembre dernier***. Leur verdict : « Nous avons compilé la littérature scientifique internationale et analysé le niveau de preuve des travaux les plus pertinents sur la question. Résultat : on ne peut incriminer les déodorants dans la survenue des cancers du sein. Les seules publications qui laissent planer le doute sur la responsabilité des déodorants ne répondent pas à des questions essentielles. […] L’augmentation des tumeurs résulte-t-elle de l’utilisation fréquente de déodorants ou bien d’une hyperandrogénie (cad une augmentation de la sécrétion d’hormones masculines ?). » Pour ma part, je pense qu’il y a un fort lien entre l’hyperandrogénie et l’intensité de la transpiration. Hormones mâles = + de transpiration (voir chez les hommes !). Hormones mâles = + de poils = + de transpiration (toutes les femmes ayant épilé un jour leurs aisselles le confirmeront).

A chacun maintenant de se faire sa propre opinion !


°°°

* Stephane Lefort, Responsable Scientifique Produits Hygiène/Beauté, Unilever.
** Article bien ficelé de Rica Etienne, que je me permets de recopier en partie. Marie-Claire n°681, Mai 2009. www.marieclaire.fr
*** « L’utilisation de déodorants . antiperspirants ne constitue pas un risque de cancer », de Moïse Namer et al, Bulletin du Cancer, 25/09/08.

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vendredi 10 avril 2009

DR ROSS, A MA RESCOUSSE !!!


Vous vous souvenez de ces kits beauté / bien-être super bien pensés dont je vous parlais il y a 2 mois ? (Kits Sans Valentin et Anti-Subprime sur www.greenrepublic.fr : cf. ici).

En voici un autre, cette fois imaginé par 2 allumés du marketing : la marque Smiley, créatrice du 1er parfum antidépresseur, et Ora Ito, le designer culte.

Leur bébé : un kit d’urgence anti-déprime qui contient le fameux parfum Smiley + une gelée corporelle + des pastilles effervescentes pour le bain + une huile de massage.

Les produits sont dopés en molécules du bonheur : de la théobromine, celle qui nous rend accros au chocolat (mon addiction alimentaire n°1), et de la phényléthylamine, une amphétamine naturelle également présente dans le chocolat, mais aussi dans le fromage et le vin rouge (mmmh… je comprends mieux pourquoi le chèvre est mon addiction alimentaire n°2).

Côté design, ça ressemble à la trousse d’infirmière que j’avais quand j’étais petite… Mais en jaune, avec un smiley !

Kit d’urgence bonheur de Smiley, 54€, en grands magasins et en parfumerie.

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mercredi 8 avril 2009

PORTRAIT DE CORINNE, "BEAUTY EXECUTIVE"

A une époque où l’on souhaite donner plus de sens à son travail, à gagner en indépendance et en épanouissement personnel, nombreux sont ceux qui sont tentés par l’expérience freelance. Ancienne esthéticienne et formatrice internationale, Corinne Coulange s’est lancée dans l’aventure il y a un peu plus d’un an. Elle fait aujourd’hui le point sur sa première année d’indépendance.

Quelles sont les missions d'une "beauty excecutive" ?
Experte en beauté, j'offre des services de formation technique & vente aux équipes de force de vente et aux distributeurs des marques. Je participe au développement marketing des marques en leur apportant ma connaissance terrain des instituts de beauté et des marchés étrangers. Je participe au recrutement de certaines entreprises et au coaching des conseillères beautés.

En quoi consiste ton travail au quotidien ?
Observer le marché, garder contact avec mon carnet d’adresses. Discuter et planifier les missions avec mes clients. Partir en mission, en France ou au bout du monde. Débriefer avec mes clients au retour de mission, rédiger des rapports. Mais aussi gérer toute une partie administrative, ce qui prend malheureusement beaucoup de temps.

Tu es freelance depuis début 2008. Quel a été le déclic ?
J’ai travaillé quelques années en Angleterre comme esthéticienne et manager d’institut. J’y ai côtoyé de nombreux freelances. Ca se fait beaucoup là bas, beaucoup plus qu’en France. Je suis plus sensible à l’approche anglaise du travail, où les activités en équipe sont valorisées, où chacun est respecté dans son expertise et où les relations hiérarchiques ressemblent plus à un partenariat qu’à un rapport chef / subordonné comme en France. Depuis quelques temps, j’avais envie d’indépendance. Je me suis lancée il y a un peu plus d’un an car la formation internationale convient justement très bien à ce besoin.

Quels conseils donnerais-tu à ceux qui souhaiteraient se lancer en freelance comme toi ?
Avant tout une bonne observation. De l’adaptabilité et de la volonté. Ne pas lâcher prise devant la première difficulté. Aimer relever les challenges. Quelles sont les difficultés que tu as personnellement rencontrées ? Ma principale difficulté a été de m’imposer en tant qu’entrepreneur dans un monde finalement assez traditionnel et très masculin. J’ai en effet souvent affaire aux PDG des marques, qui sont pour la plupart des hommes. Il faut que j’arrive à démontrer que je ne suis pas une « simple petite esthéticienne » mais une business woman qui leur apportera un véritable savoir-faire.

Comment faire sa place quand on est freelance ?
J’ai eu personnellement la chance que plusieurs personnes parlent de moi , et je n’ai pas eu trop de difficultés à faire ma place. Je crois qu’il faut privilégier le relationnel, faire de nombreuses rencontres, qui déclencheront forcément du bouche à oreilles. J’ai toujours un contact franc avec mes interlocuteurs, je m’intéresse sincèrement à eux, à leur parcours. Et je m’en souviens lors du second rendez-vous.

Qu’est-ce qui fait selon toi une bonne esthéticienne et une bonne formatrice ?
Une esthéticienne doit être accessible et flexible. Elle ne juge pas, elle reste neutre, respectueuse. Elle a un sens aigu du contact, est véritablement reposante pour ses clients. Elle est pleine de délicatesse, dans un « savoir-être » plus que dans un savoir-faire. Une formatrice doit être à l’écoute. Elle aime échanger sur sa passion, transmettre son savoir. Et elle doit être convaincue par les produits qu’elle représente !

Quelle est ta vision de la beauté en institut / spa aujourd’hui ?
Il y a une forte demande d’informations de la part des consommatrices sur les ingrédients des produits, leur mode d’action. Les cosmétiques deviennent de plus en plus techniques et les clientes apprécient cette technicité. On note également un besoin de revenir à ses racines, à l’essentiel. Après un modelage, on est moins stressé. C’est certainement mieux que de prendre des anxiolytiques ! Plus que la beauté, le bien-être voire la santé sont des demandes très fortes. C’est pour cela que les femmes sont soucieuses de savoir ce qu’il y a dans leurs produits, et qu’il y a cette vague naturelle et bio, qui rassure. C’est pour cela aussi que l’on s’intéresse aux massages traditionnels du monde entier.

Penses-tu que ce secteur va ressentir les effets de la crise ?
Je ne pense pas que l’on va tant ressentir la crise que ça. Les cosmétiques et les soins en institut font aujourd’hui partie de notre mode de vie. On continuera à avoir besoin de se relaxer, de prendre soin de soi, même s’il faut mettre un petit budget de côté pour cela.

Quels sont les derniers produits cosmétiques qui t’ont bluffée ?
J’aime beaucoup la gamme solaire Photo Cellular Care de Institut Esthederm : l’utilisation de la lumière, l’efficacité des produits et le travail sur les textures et les senteurs sont vraiment étonnants, notamment pour les auto-bronzants. Ils ne sont pas premiers sur le marché solaire en institut par hasard !
Et je ne me sépare plus de la Crème Morpho-Body Liposculptante de Collin qui lifte, raffermit la peau et limite l'accumulation de graisse dans les tissus. En 3 semaines, les résultats sont époustouflants ! La peau est liftée, les impressions de petites vagues à l'intérieur des cuisses effacées et la peau d'orange estompée. Je ne peux plus m'en passer !

Quels sont tes projets pour 2009 ?
Si je dois faire un bilan, l’activité 2008 a été assez surprenante. J’ai notamment découvert que j’étais à la fois intriguée et très à l’aise par l’approche marketing de la beauté et je compte continuer dans ce sens en 2009. Et peut-être travailler de l’autre côté du globe, en Amérique !
Plus d’infos : www.beautyexecutive.com


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dimanche 5 avril 2009

MAC FETE LES 30 ANS DE HELLO KITTY


Il y a quelques semaines, je vous parlais de la ligne de maquillage Barbie proposée par Stilla à l’occasion des 50 ans de la poupée mannequin (ici).

Aujourd’hui, c’est MAC qui s’y colle, et cette fois pour les 30 ans d’Hello Kitty, le chaton nippon. En édition limitée : ombres à paupières, vernis à ongles, gloss, rouges à lèvres… Avec un positionnement « wild » (c’est eux qui le disent), qui peut paraître un peu surprenant au premier abord par rapport à l’univers très aseptisé de l’héroïne, mais beaucoup moins quand on connait les multiples personnalités que prend Hello Kitty au Japon.

Il y a même une collection « luxe », Hello Kitty Koutur, aux packagings constellés de strass Svarowski. Dont je vous laisse seuls juges du bon goût (photo ci-dessous)…

Cette nouvelle m’inspire une question et une remarque.

1. La question
30 ans ??? Quand je regarde sur les (multiples) figurines Hello Kitty que j’ai ramenées du Japon, je lis : « Sanrio, 1976 ». J’avais retenu cette information car je suis née la même année. Donc soit je suis nulle en calcul mental, soit la coquette Kitty essaye de se rajeunir d’une paire d’années, soit le timing communication aurait été mauvais en 2006 et l’anniversaire a été marketingment reporté à 2009... Je ne vois pas d’autres raisons, mais peut-être pouvez-vous m’éclairer sur ce point ?

2. La remarque
Vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point Hello Kitty est culte au Japon. Non, vous ne pouvez pas. Elle est partout !!! Quand je dis partout, c’est y compris dans TOUS les souvenirs-shops des endroits touristiques : Hello Kitty en geisha au quartier Gion
à Kyoto, Hello Kitty en Tokyo Tower à la Tokyo Tower (une pâle copie de notre Tour Eiffel dont les tokyoïtes sont très fiers), Hello Kitty en œuf noir (kuro tamago) à Owakudani, près du Mont Fuji (une soufrière volcanique naturelle dont les émanations remplissent l’air d’un doux parfum d’œuf pourri, et où 'on peut déguster des œufs cuits sur ces émanations de gaz, ce qui leur donne au passage une jolie couleur ébène bien peu appétissante, comme s’ils étaient,... oui, pourris - les japonais ont de l’humour). J’ai même trouvé des Hello Kitty dans des temples, habillées en divinités locales ! Un peu comme si les églises vendaient des Mickey déguisés en Jésus…

+ d'infos ici.


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vendredi 3 avril 2009

LA BA COSMETO DU MOIS D’AVRIL


Quand les marques cosmétiques soutiennent une association caritative, on les soupçonne parfois de n’y voir qu’un intérêt marketing. C’est peut-être vrai, parfois, mais pas toujours ! Et de toutes façons, même quand c’est vrai, quelle que soit la cause défendue, ça a le mérite faire bénéficier à une association de la visibilité médiatique de la marque, et de mettre un peu de beurre dans ses épinards…

A propos de beurre, The Body Shop (qui n’a rien à prouver question implication caritative, même si la marque est maintenant dans le giron de L’Oréal), The Body Shop, donc, propose en édition limitée le Beurre pour les Lèvres Tentation. Vendu 7€ (une misère), et l’ensemble des bénéfices de ses ventes sera directement reversé à la fondation Staying Alive pour financer des projets de prévention contre le VIH à travers le monde.

Et pendant qu’on y est, je vous invite à aller faire un petit tour sur www.yestosafesex.com.

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