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mercredi 2 octobre 2013

FEELIGOLD : DES PATCHS ELECTRIQUES MAGIQUES ?

Lors du dernier salon Beyond Beauty, je suis tombée sur un produit qui m'a interpelée : Feeligold. Des patchs qui créent un micro-courant électrique au sein même de la peau, permettant ainsi - nous dit le fabricant - de traiter les marques du temps - rides, ridules, perte de fermeté, voire les cernes et les poches.
.


Une technologie française, cocorico, qui a l'air assez délirante voire pas très sérieuse à première vue, mais qui d'un point de vue biologique est assez crédible. Car sans entrer dans le détail, il y a effectivement des micro-courants électriques dans le corps humain, qui participent à son bon fonctionnement. Et certaines études ont montré que les fibroblastes, ces cellules qui synthétisent les molécules qui permettent de conserver une peau élastique et rebondie (collagène, élastine, acide hyaluronique et tout le toutim), peuvent être stimulés par des micro-courants.

Les patchs Feeligold sont présentés comme les "premiers patchs de régénération cellulaire par électro-stimulation" et ont fait l'objet de 12 brevets.


Je vous explique comment ça marche. Enfin, j'essaye.

Sur chaque patch se trouvent des électrodes en or et en oxyde de zinc de quelques dizaines de microns d’épaisseur (on ne les sent pas). Au contact avec la peau, via un "gel conducteur" (la peau conduit un peu l'électricité mais il faut lui donner un coup de pouce), ces électrodes génèrent un champ électrique de faible intensité qui induit un micro-courant sous-cutané provoquant une accélération de la régénération cellulaire, notamment une stimulation des fibroblastes donc une synthèse accrue de collagène et ses copains.

Tout le monde a suivi ?

J'avais ces patchs depuis 3 semaines mais j'avais envie de les essayer à un moment où j'avais vraiment une sale tête, pour mieux voir l'avant / après. Ce moment est arrivé, car lundi, sans vous raconter ma vie, j'ai eu 2 très mauvaises nouvelles, le genre qui vous font pleurer une partie de la journée, vous filent un mal de crâne carabiné, vous empêchent de bien dormir, et vous vous réveillez le lendemain le visage bouffi et marqué de ridules qui n'existaient pas la veille.


Hier soir, j'ai donc bien suivi le mode d'emploi des Feeligold (qui n'est pas ultra-clair car sur l'emballage des patchs ce n'est pas le même que sur le site Internet) :
  • j'ai parfaitement nettoyé mon visage (avec la Mousse Nettoyante Douce de Nuhanciam et la brosse Clarisonic),
  • j'ai appliqué le patch de gel conducteur sur le patch "électrique",
  • j'ai posé le tout sous les yeux,
  • j'ai patienté 45 minutes,
  • j'ai changé les patchs de place et les ai mis sur le front pour rebelote 45 minutes.

La "pile" se décharge en 1h30 environ et n'est pas réutilisable, et il faut minimum 30 minutes de traitement par zone - j'aurais aussi pu faire 30 min sur le contour de l’œil + 30 min sur le front + 30 min sur les sillons nasogéniens mais ces derniers n'existent pas encore chez moi.


Dans la pochette alu, les patchs de gel conducteur, dessous les patchs avec électrodes d'or et oxyde de zinc.

Dès l'application, on sent qu'il se passe quelque chose. Ça picote ou ça "chaufotte" - mais très légèrement, c'est presque indécelable, rien de désagréable. C'est indéniable cependant : quand on touche les patchs, ils sont plus chauds que le reste du visage.

Ai-je eu un nouveau visage après 1h30 de traitement ? Euh... Les ridules sont vaguement repulpées, mais c'est probablement dû à l'effet occlusif des patchs qui ont empêché l'eau de sortir pendant 45 minutes. Et c'est tout. Pas de différence notoire non plus au niveau de l'intensité des cernes. Donc on va dire non. Pas d'effet immédiat.

C'est normal, ceci dit : d'après le fabricant, il faut appliquer les patchs 1 fois par semaine pendant au moins 4 semaines pour voir un effet. Si mes fibroblastes ont vraiment été stimulés (?), ils ne peuvent pas fabriquer du collagène et ses amis en 1h30, on est dans la vraie vie, pas dans un film de science-fiction. Il leur fait du temps. Il faut les restimuler, régulièrement.

Du coup, difficile de vous dire si ça marche ou pas après 4 applications.
Je suis assez convaincue par le principe, et si je regarde les résultats cliniques, ils sont très bons mais n'ont pas l'air meilleurs qu'avec une très bonne crème antirides, même si Feeligold nous a affiché la photo avant / après du "meilleur répondant" de l'étude qui oui, est assez bluffant.

Et le prix ? Je n'arrive pas à remettre la main dessus, il me semble que c'est une trentaine d'euros, mais est-ce pour 1 seule paire ou 4 paires de patchs (1 mois) ? Si quelqu'un a l'info, je suis preneuse.

Au final, j'ai envie de dire que c'est une très bonne idée, vraiment innovante, prometteuse, mais perfectible. De bons résultats mais rien de révolutionnaire pour le moment. A suivre...




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jeudi 14 juin 2012

LE RETOUR DE LA VENGEANCE D'ELLA BACHE

Dans la série "les Belles Endormies", ces marques de beauté créées il y a (rayez la mention inutile) 50 - 70 - 80 ans par des femmes à la personnalité incroyable dans la mouvance des Helena Rubinstein et autres Estée Lauder mais qui n'ont pas bien su négocier le tournant du 21ème siècle et sont devenues (en tous cas en France) très confidentielles, ces jolie marques authentiques endormies qui sont actuellement sur la voie de la reconquête de notoriété (Maria Galland, Ingrid Millet...), il y en a une dont vous devriez pas mal entendre parler dans les mois à venir : Ella Baché.

Voici l'histoire de cette pharmacienne pas comme les autres.
(j'adore ce genre de parcours de vie, vous le savez :))


"Ella Baché naît en 1900 avec le XXème siècle. Première femme pharmacien diplômée de l'université de Budapest, elle a 26 ans, une âme de créatrice et se passionne pour le soin de la peau. En avance sur son temps, cette jeune pharmacienne se prépare à inventer des Recettes de Beauté inédites qui vont bientôt radicalement changer et embellir la vie des femmes.

Dans les années 1920, les soins cosmétiques n'existent pas encore, les produits pour la peau sont préparés et vendus en pharmacie avec les médicaments. Ella Baché a l'ambition de d'améliorer la science en soin avec des produits efficaces, agréables à utiliser, et veut apprendre aux femmes comment entretenir la beauté de leur peau.

C'est l'époque des grandes maisons de couture qui présentent leurs modèles dans le monde entier. Ella Baché devient leur conseiller-chimiste, les mannequins ont besoin de maquillage. Elle se distingue en créant les premiers maquillages-soin : elle y incorpore une base hydratante qui ne dessèche pas la peau.

Pour la première fois, la science se met au service de la Beauté. Ses collections ont un succès : textures nouvelles, teintes vedettes de la saison... Le talent d'Ella Baché devient très recherché, elle se fait un nom et une réputation.

Ella Baché puise les bases de sa réflexion dans les recettes-remèdes de beauté ancestraux, les confronte à ses observations au cours de nombreux voyages à travers le monde avec son mari archéologue et s'imprègne des découvertes de la médecine : son frère chercheur à New-York lui donne accès aux dernières publications scientifiques.

Ces trois sources d'inspiration nourrissent ses recherches qui se concentrent sur les propriétés des actifs alimentaires pour la peau : tomate, huile de flétan, aromates, miel...

En 1936, elle ouvre son propre laboratoire parisien d'où naîtront les Recettes de Beauté mythiques de la marque : la CREME TOMATE éclat-vitamines, un des produits encore les plus vendus au monde, MY EPIL, première cire à épiler à la composition miel-citron, la CREME INTEX, huile de flétan-thym aux vertus cicatrisantes..."

(la suite de la saga ici, parce qu'elle est trop longue pour mon petit blog !)


Le concept Ella Baché est assez simple et évident : la peau a besoin pour s'épanouir en beauté de nutriments, c'est à dire des éléments apportés par l'alimentation comme les vitamines, les acides gras, les sels minéraux... C'est ce que la marque va apporter à travers ses produits cosmétiques et compléments alimentaires, une approche globale qu'elle nomme la "Nutridermatologie".

Le produit culte de Ella Baché, que vous connaissez peut-être de réputation, est la Crème Tomate. Crée en 1936, c'est le premier soin de beauté aux acides fruits (AHA), bien que Ella elle-même ne le savait pas à l'époque puiqu'on n'avait pas encore découvert l'existence et les propriétés de ce molécules !

J'ai testé dans un institut Ella Baché le Soin Lifting-Green, un nouveau soin du visage très étonnant élaboré autour de la spiruline, vous savez, cette microalgue incroyable qui a 3 milliards d'années, qui résiste à tout, qui est une telle concentration de protéines et éléments nutritifs qu'elle sert à nourrir ceux qui souffrent de dénutrition grave, qui est tellement énergisante qu'elle est devenue le complément alimentaire idéal quand on a un petit coup de mou ou que l'on souhaite ralentir les effets du temps.


Je crois que je n'ai jamais testé de soin aussi original, aussi pointu. Je vais essayer de vous le retranscrire, si ma mémoire ne me fait pas trop défaut, car je l'ai fait il y a quelques semaines déjà...

Après un démaquillage ultra-minutieux (qui n'a pas servi à grand-chose sur moi vu que j'étais venue la peau nue étant donné que le soin avait lieu le matin), vous avez droit à un gommage sur-mesure (une quantité et qualité de grains - mélange de son de riz et coque de noix d'argan je crois - adaptés à votre type de peau dans un masque adapté là aussi à votre épiderme), puis masque, modelage, application de patchs antirides sur les rides les plus marquées (bon, chez moi, évidemment, c'était plus "pour le principe"), masque-plâtre "liftant" (je n'ai pas bien compris comment il pouvait lifter, mais bon...) à effet chaud-froid (je n'ai senti que le chaud) (un masque qui vous rappelle votre enfance quand vous jouiez le personnage de la chèvre dans la pièce de fin d'année "La Chèvre de Monsieur Seguin" et que l'on vous avait réalisé un masque sur-mesure du personnage en question), puis crème de jour.

bouh !!!
(c'est mon masque-plâtre après utilisation)

Un soin dont on a bien le temps de profiter, puisqu'il dure 80 minutes, hyper-professionnel, et à une peau VRAIMENT repulpée à la fin, plus belle, plus lumineuse, plus homogène : un résultat qui se voit à l’œil nu et qui dure plusieurs jours.

Bref, j'étais ravie.

Et vous, vous connaissiez la marque Ella Baché ? Elle vous tente ? :)

Soin Lifto-Green,
80 minutes, 80 €
+ d'infos : www.ellabache.com

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mardi 10 avril 2012

PETITE CRITIQUE PERSONNELLE DU REPORTAGE DE FRANCE 5 SUR LES CREMES ANTI-AGE


Dimanche soir, je suis tombée sur un reportage dont le titre n'a pu que m'attirer comme Winnie l'ourson par un pot de miel : "Crèmes anti-âge : coup de jeune ou coup de bluff ?". Peut-être l'avez-vous vu aussi ?

En général, ce genre de reportages est bourré d'erreurs et de clichés (généralités, raccourcis, sur-valorisation du Bio, médiatisation de polémiques qui n'ont pas lieu d'être...), plutôt à charge contre l'industrie cosmétique (qui vendrait "du vent" - ou "du rêve" quand le journaliste est plus sympa) et contre les angoissés de la vieillesse (interviews de français obsessionnels castés pour faire passer les consommateurs de cosmétiques anti-âge pour des idiots narcissiques), avec un côté forcément racoleur (tout le monde ou presque rêve de jeunesse et de beauté) - mais avec cependant un certain nombre de réalités qui du coup font passer les bêtises pour des vérités.

Ce nouveau reportage sur l'industrie de l'anti-âge cosmétique n'échappe pas à la règle : que des critiques négatives disséminées tout au long du reportage, rien de positif sur l'industrie cosmétique. Mais on va dire que c'est "moins pire" que d'habitude au niveau des erreurs et il y a même quelques critiques que je partage tout à fait.

Alors, tout d'abord, si vous souhaitez voir ou revoir ce reportage - et je vous le conseille, car il est instructif, vous avez une semaine top chrono avant son éviction de "Pluzz", le site web qui vous permet de visionner ce que vous avez raté sur France Télévision. Un petit clic par ici et RV dans 52 minutes 33 secondes.

J'ai trouvé le reportage plutôt pas mal sur un certain nombre de points :
  • L'arnaque au caviar : vous faire croire qu'une crème au caviar est forcément plus efficace qu'une crème à la pomme de terre et vous la vendre 350€ les 50 ml, c'est effectivement excessif. J'avais déjà évoqué le sujet sur (dé)maquillages, je vous invite donc à relire ce post. Argument appuyé par INC Que Choisir qui a testé plusieurs crèmes anti-âge et montré qu'une crème Les Cosmétique (marque de distributeur Carrefour) à 5€ pouvait être aussi efficace qu'une crème de luxe.
  • La pression des annonceurs sur les journalistes beauté qui ne peuvent plus désormais écrire de critiques négatives sur les crèmes de beauté, parfums et autres rouges à lèvres. Deux autres billets à relire ici et à ce sujet.
  • La valorisation des tests de satisfaction au détriment des vrais tests instrumentaux, puisque -15% de rides mesurées par un logiciel 3D, ce sera toujours "moins impactant" d'après les marketeurs que 87% de satisfaction antirides (= des volontaires qui testent le produit puis cochent des cases "oui, j'ai l'impression que mes rides ont vaguement été lissées"). Personnellement, j'espère bien que cette surenchère à la promesse chiffrée va se calmer et que l'on va arriver à des revendications plus réalistes. La partie du reportage où la testeuse remplit son questionnaire est assez édifiante - je tiens cependant à préciser que pour les tests consos, il y a souvent plus de choix de réponses que dans ce cas précis du reportage. Et attention, je ne dis pas qu'un questionnaire de satisfaction n'apporte pas d'informations essentielles - le plus important étant finalement la satisfaction de la consommatrice quelle que soit l'efficacité du produit, mais bon, vous avez compris la nuance.
  • Les retouches d'images à outrance : avec notamment l'interview de cette députée qui propose non pas de bannir l'utilisation de Photoshop (il faut quand même "faire rêver"), mais de rendre obligatoire la mention "Photo retouchée" sur les publicités ayant eu recours à cette méthode. Moi, je suis pour. J'avais évoqué le sujet ici, et , d'ailleurs.
  • Les méthodes de formation des vendeuses qui pour la plupart ne font que répéter "bêtement" le discours que les marques leur ont appris. En même temps, on ne peut pas leur en vouloir, ce ne sont pas des scientifiques avec une solide formation en chimie et biologie cutanée, et elles sont bien employées pour convaincre, vendre du rêve et du produit tout court, les clientes le savent malgré tout. Entre nous, même la formatrice du reportage dit des choses très approximatives ("ça hydrate instantanément grâce à des micro-gouttelettes d'eau micronisées qui quand elles rentrent dans la peau, plouf, ça fait un effet gonflant". Euh, la dame doit confondre avec une molécule comme l'acide hyaluronique qui va se gorger d'eau à l'intérieur de la peau et la retenir, parce que l'eau qui gonfle toute seule, c'est pas possible, hein).
  • La partialité des vendeuses : la formation à laquelle on assiste dans le reportage est destinée à des vendeuses multi-marques d'une enseigne et bien sûr, ce sont les crèmes les plus chères, donc les plus rentables, qui sont mises en valeur par la formatrice. Il n'a par contre pas été évoqué dans le reportage les histoires de challenges ou incentives, ces techniques de vente qui permettent aux vendeuses, sur une période donnée, de gagner quelques euros ou cadeaux si elles vendent telle référence plutôt qu'une autre. Impartialité quasi nulle. Et c'est la même chose chez votre pharmacien je vous préviens.
  • Les sommes astronomiques à dépenser pour un nouvel entrant souhaitant se faire connaître rapidement : et là, c'est le dirigeant de Astalift, marque cosmétique lancée par Fujifilm (souvenez-vous), qui nous dit qu'il a dépensé pour sa communication pour le lancement (presse, cadeaux, publicité, égérie en la personne de Naomi Watts...) tenez-vous bien, plusieurs millions d'euros !!! Il a raison, il n'a pas le choix pour s'imposer - surtout qu'il veut aller vite, lui, il veut être dans le Top 10 des marques cosmétiques en France dès 2013. Et là je pense à toutes mes petites marques de niche amies (ou pas) qui sont ultra-sincères dans leur démarche mais n'ont pas un kopeck ou presque... Heureusement, on peut réussir en partant de presque rien, je pense par exemple à Garancia, mais ce genre d'exemple est très rare.

Et puis, il y a eu quelques âneries disséminées ci et là au cours du reportage :

  • La pharmacologue (ou la dermato, je ne me souviens plus bien, il y avait 2 intervenantes différentes) qui dit que seuls 3 actifs ont prouvé leur efficacité : la vitamine A (ou ses dérivés comme le rétinol), la vitamine C et les acides de fruits (comme l'acide glycolique ou citrique). Mais elle vit à quelle époque, cette dame ? En 1981 ? Non parce que quantités d'actifs ont fait leurs preuves depuis, hein !!! J'imagine que mes confrères des laboratoires de matière premières ont dû enrager. N'est-ce pas Xavier, Gérald, Myriam, Seb, Lionel... ? Vous vendez du vent, c'est la dame qui l'a dit. Tous les tests que vos laboratoires effectuent, et tous ceux réalisés par les marques elles-mêmes sont un ramassis de mensonges. Vos actifs n'ont pas fait la preuve de leur efficacité. Franchement, je crois que c'est la déclaration la moins renseignée, la plus énervante du reportage.
  • Contrairement à ce qui a été dit, l'acide hyaluronique n'est plus extrait de la crête du coq depuis des années. Il est fabriqué par biotechnologie (des petits microorganismes qui le synthétisent). Heureusement, car il y en a dans presque toutes les crèmes anti-âge et hydratantes ;).
  • La journaliste beauté interviewée (celle qui a eu l'honnêteté de parler de la pression des annonceurs) se plante complètement en disant que les emballages coûte entre 20 et 45% du prix des produits. Ça peut être le cas pour des parfums avec un emballage très spécial, et encore... Dans ce reportage, on parle de crèmes anti-âge et la plupart de ces produits sont conditionnés dans des emballages standard (ou standard améliorés - d'ailleurs, pour son information, le verre dépoli c'est du standard, ça ne coûte pas plus cher que du verre lisse). Cette journaliste a été mal renseignée et peut diviser les chiffres annoncés par 5 ou 10, ce sera plus proche de la réalité. Les packs ne coûtent pas plus cher que les frais de marketing et la publicité, les frais de développement (tests etc), la formule elle-même (pour les marques qui proposent des produits efficaces), les frais généraux... Et surtout, il ne faut pas oublier que c'est le point de vente qui prend la plus grande part du gâteau sur le prix que vous, client, allez payer. 50% environ. En général, il reste à la marque moins de 50% du prix public, voire 25% quand elle passe par des intermédiaires. Et je vous invite à relire à ce sujet ce billet.

Bon, au final, on va dire que si ce reportage ne m'a pas trop énervée, il a dû en énerver beaucoup, par contre (par rapport aux points que j'ai listés comme "positifs" ;)).

En revanche, comme d'habitude, il présente un manque d'objectivité certain : celui de ne parler QUE des points critiquables de l'industrie cosmétique, en faisant des généralités alors que les acteurs de ce secteur sont très différents les uns des autres, et sans une seule fois en montrer un seul des aspects positifs. Alors qu'il y en a, des points positifs. Je suis bien placée pour le dire. Et puis vous aussi, vous le savez, à force de me lire. J'aimerais bien que la prochaine fois, les journalistes aillent aussi interviewer des marques cosmétiques 100% sincères et positives.

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lundi 16 mai 2011

LE FABULEUX DESTIN DU BIOEFFECT


Je vais vous raconter une histoire incroyable. Celle d’un sérum qui, 5 mois après son lancement en 2010, avait rejoint la salle de bain de 20% des Islandaises de plus de 30 ans. Oui, vous avez bien lu : 20%. Juste par le bouche à oreilles.

Ce sérum s’appelle Bioeffect.

Et qu’a-t-il de si magique pour que Björk herself et ses compatriotes se l’arrachent ?

De l’EGF (Epidermial Growth Factor). L’hormone de croissance de l'épiderme. Ou plus exactement, sa jumelle issue de l’orge, qui est si semblable qu’elle va activer les mêmes mécanismes cellulaires, pour régénérer et simuler les cellules cutanées.

J’ai dit « hormone » et « croissance », je sens un petit frisson dans l’assemblée...

Je vous rassure : zéro risque de chopper la maladie de Creutzfeldt Jakob car les fameuses hormones de croissance qui ont fait scandale il y a quelques années en France étaient bien différentes et surtout, elles étaient d’origine humaine, et contaminées car mal purifiées.

Notre EGF d’orge est 100% pur, d’origine végétale, cultivé en Islande dans des serres écologiques chauffées à l'énergie volcanique – donc pas de contamination possible par une maladie transmissible à l'homme.


Et à quoi servent-ils, alors ces facteurs de croissance ?

Notre corps en synthétise naturellement environ 200, qui s’assurent chacun de la bonne qualité d’un élément de l’organisme : os, vaisseaux sanguins, épiderme (EGF donc), etc… Avec l’âge, leur concentration diminue, et avec elle, le bon fonctionnement des différents organes.

L’EGF agit sur les cellules de l’épiderme (couches supérieures de la peau). Il est trop gros pour pénétrer plus profondément. Il envoie un signal aux kératinocytes, les cellules de l’épiderme, qui eux-même transmettent le message aux fibroblastes, cellules du derme juste en-dessous, celles-là même qui sont responsable de l’élasticité de la peau (fermeté, rides…). Stimulées, toutes les cellules de la peau vont commencer à se réactiver, comme lorsqu'elles avaient 20 ans.


L’EGF est une molécule dont l’action est universelle. Il ne va pas juste cibler un problème (hydratation, fermeté, taches pigmentaires…) mais rajeunir globalement le fonctionnement des cellules, avec pour conséquence une meilleure santé de la peau. Des tests cliniques ont été réalisés sur le sérum : la peau est mieux hydratée, plus ferme, plus éclatante, les rides diminuent, etc…

Ce facteur de croissance issu de l’orge est donc intéressant pour toutes celles et ceux chez qui son cousin interne a commencé à diminué, c'est-à-dire… dès 25 ans – désolée de vous annoncer ça aussi brutalement !

Pour la petite histoire, les gens du labo qui ont mis au point la version « orgesque » de l’EGF ne souhaitaient pas se lancer sur le marché cosmétique en B to C (business to customer). Ils pensaient proposer l’ingrédient à des laboratoires pharmaceutiques pour ses propriétés cicatrisantes. Mais dès l’annonce des résultats de leur recherche, ils ont été instantanément contactés par plusieurs grands groupes cosmétiques ultra-intéressés. Ils se sont dit, ben tiens, ça a l'air d'être une découverte assez exceptionnelle, si on testait nous-même l’effet de notre EGF sur la peau ? C'est ce qu'ils ont fait, d’abord, en interne, sur une vingtaine de personnes. Puis, encouragés par les résultats, sur 200 personnes. Et là, ils se sont dit, ben finalement, on va se le garder notre petit trésor, et on va développer notre propre sérum cosmétique avec. Vous connaissez la suite : le sérum s’est retrouvé 20% des plus de 30 ans en Islande 5 mois après son lancement.

La bonne nouvelle, c’est que le produit race arrive aujourd’hui chez nous ! Chez Colette, le hype-store parisien [ndlr : et ici depuis nov 2012].

La mauvaise, c’est qu’il coûte 135 € les 15 ml (aaaargh ! même s'il dure longtemps car on ne doit mettre que 2 à 4 gouttes par jour et que le prix se justifie : 1 mg d’EGF coûte 300$ - contre, par exemple, 30$ pour 1 mg de diamant).

La re-bonne nouvelle, c’est que le Directeur Général de la marque, Micheal Shin, m’a proposé de vous offrir en exclusivité 30 sérums format voyage (2-3 semaines de soin), d’une valeur de 27 € chacun !!!

> Pour tenter de gagner un de ces 30 sérums, c’est tout simple : donnez-moi en commentaire la composition du sérum. Il y a 9 ingrédients seulement. Vous trouverez la réponse par ici.

Vous avez jusque vendredi 20 mai minuit. Je tirerai au sort parmi les bonnes réponses et annoncerai le résultat ce week-end. Évidemment, je modère les commentaires jusqu'à vendredi pour éviter les copiés-collés.

N’hésitez pas à prévenir vos amis, voisins, lecteurs, followers… Ce n’est pas tous les jours que je vous ferai gagner autant de lots, et des lots aussi dingues de technologie et d'efficacité.

Et bonne chance à tous !

[EDIT : CONCOURS TERMINE]




+ d'infos : www.bioeffect.fr
Merci à Michael Shin pour l'interview !

EDIT nov 2012 : Vous pouvez maintenant acheter le BioEffect ici :).
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