Affichage des articles dont le libellé est Blogs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Blogs. Afficher tous les articles

jeudi 27 octobre 2016

L'INDEPENDENCE

Il y a 5 ans (= 1 siècle en temps blogosphérique), j'avais écrit un article sur la dictature de l'annonceur limitant fortement la liberté des journalistes beauté. "Sauvons les journalistes beauté", qu'il s'appelait cet article.

(oui, j'ose les références grand écart ;p)

Il a dû être linké quelque part récemment car il est remonté dans mon Top10 des articles les plus lus de la semaine. Et du coup... je l'ai relu. (ici)

Et j'ai lu les commentaire aussi (vous aviez été prolifiques).

Dans ces commentaires, nombre d'entre vous pointaient du doigt un début de perte d'indépendance parallèle chez les blogueuses beauté (... et mode, lifestyle, maman, jeux vidéos, geekeries... et blogueurs au masculin bien sûr).

Depuis 5 ans, de l'eau a coulé sous les ponts. Je pourrai toujours écrire ce même article sur la presse beauté ET je pourrais aussi écrire quasiment le même en remplaçant juste "journaliste" par "blogueuse". 

Parce que la donne a changé : un certain nombre de blogueuses vivent réellement de leur blog aujourd'hui. Ce qui n'était pas vraiment déjà le cas à l'époque (juste un peu d'argent de poche).

Certaines jeunes filles (et garçons - qu'est-ce que je suis sexiste et caricaturale dans ce post... mais je vais continuer comme ça pour simplifier) se lancent même dans la Blogoyoutubosphère en projetant d'en vivre, limite avec marketing mix, business plan et tout et tout. Et les ados pensent que "youtubeuse beauté" c'est un métier (... ah oui, mince, ils ont raison c'en est un, même si ce job est à peine plus fréquent que celui de ministre de la République) (... parce que ne vivre que de sa chaîne n'est pas donné à tous, rappelons-le pour limiter de violentes désillusions à ces wannabe influenceurs - en général on ne gagne rien ou juste de quoi s'offrir quelques palettes Naked).

Bloguer est devenu tellement "professionnel" que j'ai vu passer un drôle d'échange sur Twitter il y a quelques jours : une blogueuse qui déplorait, après avoir été sollicitée par une marque pour découvrir un produit, que la marque n'aie plus envie de le lui envoyer parce qu'elle avait demandé en échange une rémunération.

Ce qui reviendrait presque à dire, si j'extrapole (même si je pense que ce n'est pas le cas de la blogueuse en question que je respecte totalement), que toute sollicitation par une marque doit forcément être rémunérée (je rappelle que pour la presse traditionnelle on envoie parfois des produits mais que la journaliste n'est pas obligée d'en parler, ni n'est d'ailleurs rémunérée par la marque pour le faire si elle le fait... exception faite des annonceurs, indirectement), voire si je force un peu le trait (ou pas tant que ça ?) qu'il peut n'y avoir que des publications monétisées sur un blog ou une chaîne. 

Plus grand-chose de vraiment spontané, quoi. Tout est calculé. Biaisé. Plus grand-chose des blogs "journaux intimes" ou "partages d'expériences" désintéressés des débuts (hashtag dinoblogeuse hashtag vieille réac qui ne sait pas vivre avec son temps).

On ne lit plus la girl next door mais un magazine léché et sponsorisé. 

Tout cela me rappelle d'autres anecdotes, que j'entends ça et là via les agences et marques. Je vous en relate quelques unes pour vous faire marrer (ou pas).
Ces filles qui tiennent (tenaient :p) une chaîne Youtube et dont l'agent envoyait des mailings aux marques et agences de relation presse/blogs en disant qu'il restait de la place pour les "Favoris du Mois" et que si on voulait y placer un produit c'était tant. ("Favoris" de mes FESSES, oui !!!)

Ces influenceuses qui acceptent de recevoir un produit pour test sans rémunération et quand on les recontacte pour savoir ce qu'elles en ont pensé, te répondent oui j'aime beaucoup et si vous voulez une publication ça serait avec plaisir mais c'est tant. (où est l'honnêteté d'annoncer la couleur AVANT d'accepter un simple envoi produit ?)

Ces youtubeuses qui demandent de tester 10 produits (10 produits !) et quand tu les relances 3 mois après, te répondent par un mail formel pré-formaté digne d'une réponse négative de DRH que oui mais non, malgré la qualité de blablabla, AUCUN produit ne leur a convenu. Aucun. Zéro. Sur dix. (... et parallèlement elles prévoient des "Favoris du Mois" avec des produits qu'elles n'ont pas encore essayé mais qu'elles adoreront parce qu'elles sont rémunérées pour)
Et grand classique, ces filles qui "omettent" de préciser qu'un post, une vidéo ou une photo Instagram est rémunérée. (que la jeune Youtublogueuse / blogueuse mode est tête en l'air !...)
Des pratiques pour lesquelles vous n'êtes certainement pas dupes, chers lecteurs, mais quid des pré-ados de 12 ans et demi ? Et quid de l'essence des réseaux sociaux, de l'information désintéressée, du partage d'expérience ? De l'indépendance rédactionnelle ?

Alors attention, je ne dis pas qu'une influenceuse (ce mot... -_-) ne doit pas être rémunérée pour son travail, et même au contraire. Et d’ailleurs, à l'inverse, les marques et agences abusent vraiment VRAIMENT parfois en les prenant pour des médias bêtes, gratuits et corvéables à merci (ceci étant un autre sujet).

Moi-même je commence à penser me faire rémunérer de temps en temps, parce que ça me permettrait de consacrer plus de temps à mon blog versus mon vrai travail. Je n'ai donc rien dans l'absolu contre "l'annonceur" et la monétisation. Et je sais que vous ne remettriez pas en doute mon intégrité puisque je le ferais en toute transparence.

Les filles qui vivent de leur blog en gardant une certaine indépendance, en étant honnêtes sur les opérations sponsorisées (traquez les mentions "billet sponsorisé", "en partenariat avec telle marque", #Add sur Instagram...), il y en a. Beaucoup. Et c'est très bien. Elles méritent ces rémunérations occasionnelles, car elles ont un média qui plait, de l'audience en adéquation avec la cible des marques qui les sollicitent, elles convainquent leurs lectrices d'acheter les produits qui les ont séduits... Les annonceurs les utilisent comme support publicitaire, donc qu'elles soient rémunérées de temps en temps, c'est tout à fait normal.

Mais purée de pois cassé : il y en a quand même trop qui abusent de la crédulité potentielle des lecteurs pour se faire toujours plus de sous. Et qui d'ailleurs parfois n'en ont carrément rien à f... de leurs lecteurs.

Bref. Je suis à mon tour en train de me plaindre publiquement de la blogosphère... J'écris même un billet "coup de gueule" !!! ;) Je ne l'avais pas prévu, c'est juste ce billet de 2012 qui m'a fait réagir à chaud. :)

Donc voilà. En 2016, certaines blogueuses et youtubeuses sont à la solde des annonceurs, tout comme le sont déjà contre leur gré les journalistes beauté. Pas toutes mais quelques-unes quand même et notamment parmi "les plus influentes". Et surtout - attention caricature et choc des générations !!, les plus jeunes sur Youtube (#pastaper).

Ces filles n'osent plus, hors opération sponsorisée, dire ce qu'elles pensent vraiment quand c'est un poil négatif. Ou n'en avaient d'ailleurs aucune intention (business is business). Au cas où la marque / l'agence pourrait en être offensée et ne pas / ne plus lui proposer de partenariat rémunéré.

Ces blogs et chaînes sous dépendance de l'annonceur deviennent des catalogues de publireportages.

C'est dommage.

La blogoyoutubosphère vaut mieux que ça. Non ?

Sauvons les blogueuses et youtubeuses beauté !!

A (re)lire aussi au sujet 
des relations blogs / marques :

Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 19 août 2013

LA MINUTE MELON #8

Saviez-vous que votre blogueuse préférée était passée cet été dans les magazines ELLE et GAZELLE ? Et qu'elle a reçu un prix décerné par des blogueurs beauté ?

Naaaaan, je ne parle pas de Garance Dorée. Naaaaan, pas Beauté Blog. Pas Mon Blog de Fille. Pas Pshiiiit. Mince, quoi !! MOI. Oui, moi.

(quoi, je ne suis qu'une de vos blogueuses préférées ??)

J'ai été interviewée par une journaliste de ELLE, Claire Byache, sur (tenez-vous bien) ma routine sport pendant l'été. Vu que ma routine sport se résume à des randonnées l'été, ça tombe bien (elle m'aurait demandé comment j'entrenais mon corps de déesse l'hiver, j'aurais été bien embêtée), mais comme je ne suis pas siiiii sportive que ça, j'ai répondu un peu à côté, avec des blagounettes, des infos pas hyper glam', genre que je porte des sandales de rando à scratch (oui, c'est vrai) (je n'ai pas précisé : parfois avec des chaussettes, parce que c'est ELLE, quand même, j'ai un minimum de réputation à tenir). Du coup, même si elle n'a pas gardé l'intégralité de mes réponses (normal), Claire a titré "La randonneuse fun". Voilà. Ca me fait marrer. 


J'ai été interviewée par la belle Virginie, aka Beauty Paresseuse, journaliste chez GAZELLE, le magazine des maghrébines. Elle m'a interrogée sur le sujet (ô complexe) qu'est la CC Cream. Enfin, les CC Creams. Vu que bon, "CC Cream", ça ne veut pas dire grand-chose, comme je vous l'expliquais dans ce billet.


Et j'ai reçu un prix, un petit prix "Meilleurs blogs beauté 2013" dont personne n'a parlé, dont je me fichais un peu au début, mais qui réflexion faite me fait plaisir parce qu'il a été décerné par un jury d'une cinquantaine de blogueurs beauté, spontanément (ils devaient citer leurs 3 blogs beauté préférés - pas de liste pré-établie). J'ai donc reçu le "Second prix Sephora de Beautypress". La prem's, c'était Beauty & Gibberish, la troiz' Poulette Blog (vous remarquerez que je suis bien entourée). J'en profite pour remercier celles et ceux qui ont voté pour (dé)maquillages. :)

Prochaine minute melon dans... 6 mois ?
Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 8 avril 2013

#DIGITAL-PR #FAIL

Le digital PR ("relations publiques/presse digitales"- ou "numériques", c'est à dire relations des marques avec les blogueurs) est un métier encore un peu nouveau, et encore trop souvent géré par des gens qui ne connaissent rien ou pas grand-chose aux personnes auxquelles elles s'adressent - voire aux "règles" de la blogosphère en général. Du coup, nous, blogueur(se)s, on en voit des vertes et des pas mûres, comme erreurs ou maladresses de communication, parfois même venant de grandes grandes marques, encore aujourd'hui, oui, en 2013, et là on se dit qu'il faudrait vraiment que les marques qui veulent communiquer sur les blogs s'en remettent (enfin) à ceux qui s'y connaissent un minimum...

Je sais que mes consoeurs blogueuses beauté auraient plein d'anecdotes à raconter à ce sujet (d'ailleurs vous êtes les bienvenues en commentaire pour partager votre expérience avec nous, sans citer de marque SVP), et moi j'ai juste envie de vous toucher un mot du plus gros "fail" de CM (community manager) que j'ai rencontré (pardon pour tous ces mots barbares mais je crois que vous commencez à les connaître, non ?) Pas pour me moquer de la CM en question (je suis une gentille fille, bien élevée), mais au contraire pour expliquer aux apprentis CM par l'exemple qu'un peu de jugeotte suffit parfois à ne pas rater ses relations blogs.

J'ai reçu en octobre dernier la proposition d'une marque de tester certains de ses produits, au choix. En général je refuse ce genre de deal car je ne fais pas trop de "revues de produits" mais je suis allée voir sur son site web et j'ai retenu 2 produits un peu originaux que j'avais envie d'essayer pour vous les conseiller le cas échéant.

J'ai choisi des papier matifiants (rien de très original me direz-vous mais ceux-ci avaient la particularité d'être particulièrement abordables : 5€ les 200 feuilles, donc potentiellement un très bon plan) et un stick contour des yeux type "Labello" (pas non plus révolutionnaire mais j'avais envie de tester le geste, qui changeait un peu de ce qu'on voit d'habitude).

Et voici ce que j'ai reçu, dans une enveloppe toute simple - même pas à bulles.

(réalisé sans trucage)

Un micro-stick échantillon à moitié écrasé. Comment voulez-vous que je puisse réellement tester le geste et l'efficacité alors que le produit a la hauteur d'un trombone, son diamètre est celui d'un crayon khôl tandis que que la taille vente ressemble elle plutôt à un stick de baume à lèvres ? J'ai essayé quand même, en tenant bien le stick entre les doigts pour qu'ils ne se désintègre pas complètement avant que je l'aie utilisé au moins une fois, et j'avais l'impression de m'appliquer du stylo-feutre sur le contour des yeux. Très très agréable à sentir sur sa peau, très pratique, très rapide, vous imaginez bien...

(réalisé sans trucage)

7 feuilles matifiantes retenues par un trombone, sans protection, comme ça, dans l'enveloppe, avec limite les traces de doigts de la personne qui les a manipulées pour me les envoyer. Je fais quoi, moi, je les mets dans mon sac telles quelles, pour qu'elles y absorbent toute la poussière et les résidus de gras et m'applique ensuite plein de cochonneries sur la tronche quand j'ai envie de matifier ma zone T ? Non, bien sûr, c'est direct à la poubelle.

Alors j'en ai vu des maladresses de CM, mais là, quand même, c'est le pompon, non ;) ? Comment voulez-vous qu'une blogueuse puisse faire un test objectif avec ça ? Autant ne rien envoyer.

Qu'on ne me parle pas de coût produit - les CM qui te disent "Nan mais nous on est une petite marque, on n'a pas de budget.", allô, quoi, soit tu fais des relations digitales correctement, quitte à sélectionner peu de blogs, soit tu t'abstiens. Et là, c'est une marque qui en plus a un minimum de moyens. Qui n'est pas hyper développée en France mais qui est leader sur un autre continent. Et je rappelle que les papiers matifiants, notamment, coûtent 5 € les 200 pièces, soit en coût de revient réel probablement moins de 30 centimes, soit pour 7 papiers environ 0,5 centimes d'euros. Le trombone coûte peut-être plus cher. Pour le stick format vente, ça doit leur coûter moins de 1€, aussi (fabrication dans un pays où la main d'oeuvre ne coûte pas cher, pas d'actifs très coûteux à l'intérieur, emballage standard...). Finalement, ce qui leur a coûté le plus cher, c'est le temps passé par la CM à me contacter, l'enveloppe et le timbre (une fortune).

Je signale en passant que n'importe quelle consommatrice peut demander les mêmes échantillons sur le site de la marque, ça fait partie de ses services phare (c'est une blopine qui me l'a dit, je ne suis pas allée vérifier). D'ailleurs, tiens, le courrier d'accompagnement (bien trop formel pour de la communication blog), était probablement le même que celui qu'ils envoient à leurs consommatrices car il commence comme cela : "Objet : demande d'échantillons - Paris, le 19 octobre 2012 - Chère Madame, Nous avons bien pris note de votre demande par mail et vous remercions de l'intérêt que vous portez à notre marque." (le monde à l'envers). Je suppose cependant que la marque n'oserait pas envoyer 7 feuilles matifiantes reliées par un trombone à une de ses consommatrices comme elle en envoie aux blogueuses dont elle espère un retour positif sur le blog pour en faire la promotion sans rien dépenser (elle a bon dos, la blogosphère).

Je veux bien que l'on m'envoie des échantillons (ou plutôt des miniatures, ou des prototypes pour les nouveautés) pour des produits que l'on peut tester sous cette forme, ça arrive de temps en temps, par exemple pour un parfum, un fard à paupières, ou une crème hydratante pour laquelle une semaine de test peut suffire. Mais un micro-stick qui ne ressemble en rien à son grand-frère (sans même parler de son écrasement) ? Des papiers matifiants sans emballage déjà sales à l'ouverture de l'enveloppe ??

Je vous passe mon léger agacement suite aux relances insistantes de la CM - après 15 jours : "Avez-vous testé les produits ?", la semaine suivante "Mais avez-vous testé les produits, qu'en pensez-vous ?". Je comprends que vous ayez envie d'avoir notre avis (et surtout que vous ayiez la pression de votre direction pour avoir des parutions), car moi aussi de temps en temps je suis de ce côté de la barrière, mais mince, quoi, le deal n'est pas "Je t'envoie un produit (... un échantillon) gratos, tu me fais une revue sur ton blog, et dans les 15 jours s'il te plaît.", si je n'ai pas envie d'en parler après l'avoir découvert, je n'en parle pas, et quoiqu'il en soit, laisse-moi le temps de les tester, tes produits, tu crois que tu es la seule à me solliciter, tu crois que dès qu'on reçoit ton produit on est tellement flattée et excitée et on n'a tellement pas de vie en-dehors du blog que bim, on l'essaye tout de suite et paf, on en fait direct un post - posititif, en plus le post, dans l'espoir que tu sois content et que tu nous renvoies des échantillons gratuits ? (les papiers matifiants à tester en plein hiver, entre parenthèses...)
Bref, je vois que je commence à m'emporter un peu, mais je n'en veux pas du tout à cette CM maladroite (qui a quand même manqué d'un peu de jugeotte pour accumuler les erreurs comme cela), j'ai fini par lui répondre ce que je viens de vous dire, et si je vous en parle aujourd'hui, c'est plutôt pour dire aux CM d'une manière générale de réfléchir un peu à leur stratégie de communication avant de faire n'importe quoi, on ne demande pas grand-chose, juste de ne pas être prises pour de simples medias bas de gamme faciles à avoir, il y a des êtres humains derrière les blogs, respectez-les, et si leur influence n'est probablement pas aussi forte que certains le pensent ou essayent de le faire croire, si vous vous foutez de leur gueule - consciemment ou pas, ça risque de se retourner contre vous.

(ah et acceptez les critiques pas 100% positives, aussi, merci)

(PS : et il y a aussi de supers CM, hein, je ne mets pas tout le monde dans le même panier !)

A bon entendeur... ;)
Rendez-vous sur Hellocoton !

jeudi 14 mars 2013

L'ART D'ACCEPTER LA CRITIQUE

Un blog, c'est un espace où l'on partage avec ses lecteurs des morceaux de vie et/ou des expériences et réflexions sur une thématique (au hasard, la beauté), reflet des émotions de son auteur, de ses goûts, ses valeurs, ses envies, ses coups de coeur... et parfois ses déceptions et ses agacements.

Il m'arrive d'émettre des avis négatifs sur certains produits et certaines marques, notamment dans leur manière de communiquer (déformation professionnelle d'une marketeuse qui a beaucoup de mal avec le marketing trop "commercial", déformant la réalité, sous-entendant que les concurrents font de la m... ou des tests animaux, ou que leur produit est top-révolutionnaire......), pas souvent, avec toujours moult arguments et une certaine objectivité (j'évite d'écrire sur le coup de l'émotion, je contrebalance quasi-systématiquement avec des aspects que j'apprécie chez la marque, et puis je suis quand même une très gentille fille comme on en fait peu, vous le savez, vous, les fidèles), mais quand je le fais, en général, ça ne laisse pas indifférent. Ni mes lecteurs ou les lecteurs de passage (je le vois aux réactions en commentaire), ni les marques.


C'est de ce dernier point dont je veux vous parler aujourd'hui. Vous n'imaginez pas jusqu'à quel point cela peut aller. 
 
Il y a 3 types de réactions : les marques qui ont d'autres chats à fouetter (après tout, l'influence de la plupart des blogueuses est quand même relativement limitée), celles qui prennent note de la critique, l'acceptent, voire qui y réagissent concrètement (qui ont aussi compris qu'il vaut mieux entendre parler de leur produit / marque, même parfois négativement, que pas du tout), et les marques qui se sentent attaquées au plus profond d'elles-mêmes et sur-réagissent.

Je pense à tout cela parce qu'il y a quelques jours, Lush a demandé à me rencontrer pour discuter de l'article où je vous disais (avec une pointe d'agacement bien perceptible) à quel point leur manière de communiquer me gênait. J'ai trouvé l'initiative plutôt bonne. Faut dire que je ne les avais pas épargnés, enfin... surtout vous en commentaire ;) ! J'ai donc rencontré la responsable de "l'image de marque" et l'attachée de presse, on a échangé sur ma position, elles l'ont tout à fait acceptée, voire partagée sur certains points, on en a profité pour aller plus loin dans la réflexion et voilà, mission accomplie pour la marque : des éléments constructifs sur ce qui déplaît à certains chez Lush et une blogueuse contente, qui n'a pas changé d'avis, mais qui saura reparler positivement de la marque sans que ça lui torde les boyaux au moment de cliquer sur "publier" (parce que souvenez-vous, j'aime plutôt bien la marque et les produits, c'est juste la communication à la Lush qui me dérange).

Autre exemple de marque qui a bien réagi : SVR. Il y a 18 mois, j'avais écrit un billet pas très sympa sur un de leurs produits dont je trouvais une des revendications "dangereuse". La responsable service conso est venue poster en commentaire une explication, simplement, rationnellement, compréhensive, sans s'énerver, sans jugement, mais sans non plus abonder dans mon sens. Elle a ajouté qu'ils tenteraient à l'avenir d'être plus prudents dans leur communication autour du produit en question. Entre nous, j'avais écrit ce post sur le coup de l'agacement, donc j'avais un peu over-réagi (leur angle de comm étant confusant), et en plus d'un EDIT (ce que je fais régulièrement), j'avais après-coup édulcoré un poil le contenu-même du post, ce que je ne fais habituellement jamais. La encore, la marque a gagné à accepter la critique et entrer dans le dialogue.

Parfois, non seulement les marques reçoivent positivement la critique, mais en plus, elles agissent ! Souvenez-vous de ce panneau publicitaire minceur Clarins qui trônait au milieu des décombres de Port-au-Prince juste après le tremblement de terre, ou de cette huile de palme dans un produit Christophe Robin. Après avoir pris connaissance de mes billets, Clarins a supprimé le fameux panneau et reversé la somme correspondant à l'investissement publicitaire à des associations haïtiennes et Christophe Robin a intégré dans son Huile à la Lavande une huile de palme écogérée. Chapeau, je n'en demandais pas tant.

A l'inverse, certaines marques (enfin, certaines personnes chez certaines marques) réagissent parfois très mal, voire très TRES mal, souvent sous le coup de l'émotion, et feraient mieux de s'accorder une bonne nuit de prise de recul et de réflexion avant de passer à l'action.

Je vous passe ces marques aux CM idiots qui me blacklistent parce que j'ai osé mettre le doigt sur quelque chose qui ne me plaisait pas (en général, c'est parce que ce n'est pas juste un "je n'ai pas aimé le parfum" ou "je n'ai pas vu d'amélioration sur la peau" mais plutôt la mise en évidence d'un petit abus d'ordre marketing, scientifique ou légal que la marque aurait préféré faire passer en douce), je vous passe aussi la marque qui m'a virée de ses listes parce que j'ai écrit en commentaire sur le blog d'une fille qui disait avoir fait une allergie à un produit que j'avais étonnamment fait une allergie au même produit - non, je vais vous parler des vrais abus.


Il y eût par exemple cette entreprise de copies de parfums dont je tairai le nom, dont j'avais évoqué les pratiques illicites (= se servir de la notoriété de parfums connus pour vendre des copies) et qui m'avait menacée de procès, après avoir tenté de me dénigrer auprès de mes lecteurs (le directeur marketing avait fait des recherches sur moi et avait posté le résultat en commentaire pour "révéler" que je travaillais dans l'industrie cosmétique - scooooop ! - et que donc forcément je n'étais pas objective vis à vis des "rebelles" comme eux, j'étais du côté des méchants qui veulent se garder tout le magot, pensant - à tort - retourner ainsi mes lecteurs contre moi), et après avoir publié de faux commentaires négatifs sur le blog de Babillages qui avait repris "l'affaire" (mais quand on poste avec la même adresse IP, on est démasqué, eh oui). Menace de procès, donc, mais attention, écrit en tout petit dans le texte "NB/ Il est bien évident que nous vous demandons d'enlever les photos et pas l'article qui parle de notre société." Depuis quand une marque refuse t'elle à un blogueur d'utiliser une photo récupérée sur le Net, d'autant plus quand c'est la marque qui vous a sollicitée à 2 reprises pour parler d'elle ?... Bien sûr, ils ne pouvaient rien dire sur le contenu de l'article, puisque je ne disais rien de faux - pour le coup, je m'étais fait aider d'une experte en droit des marques. (entre parenthèses, cette marque s'est effectivement pris plein de procès sur le dos, ils ont dû supprimer leur fameux moteur de recherche, puis comme ils ont vu que sans citer les marques copiées les affaires ne marchaient plus, ils l'ont remis, enfin bref, je n'aime pas les "j'avais bien raison" mais là, voilà quoi)

Il y eût aussi ce patron de marque Bio qui m'a laissé un message très énervé et très très limite sur mon répondeur parce que j'avais dévoilé que dans certains de ses rouges à lèvres, il y a avait du rouge cochenille (de l'écrasé d'animaux mort, quoi). Dans ce message, il me donnait 24 heures pour modifier mon billet, sinon il allait voir son avocat pour m'attaquer en diffamation car JAMAIS AU GRAND JAMAIS il n'aurait utilisé de colorant animal, mais comment osais-je affirmer une chose pareille. Il avait quand même réussi à me faire douter, malgré mes 2 sources différentes (dont une interview où la directrice R&D elle-même disait qu'elle utilisait de la cochenille), mais non, bien sûr, j'avais raison, il a fini par le reconnaître, et il s'en est excusé platement plus tard (encore le fameux "coup de l'émotion", toussa, mais franchement, quand vous entendez ce genre de message, vous avez du mal à pardonner). Par la suite, il a aussi demandé à me rencontrer et il s'est montré très agréable. J'ai quand même supprimé dans le fameux billet les noms des 3 marques utilisant du rouge cochenille que j'avais trouvées, car elles n'étaient pas les seules et ça n'apportait rien de les citer, à partir du moment où chacun pouvait retenir le numéro du "color index" rouge cochenille pour le retrouver sur la liste INCI des produits cosmétiques si cette question est importante pour lui.


Je termine avec un grand #fail très très drôle (je ne m'en lasse pas) d'une attachée de presse qui n'a pas apprécié une (pourtant pas si méchante) critique (que ça) et qui s'est ridiculisée en public sur Planète Beauté, un grand moment d'étonnement et de rire que je vous invite à (re)lire ici. Et là, je me dis que les marques avec lesquelles j'ai eu des soucis ont bien de la chance que je ne les ais pas citées, car elle court elle court la viralité sur Internet...

La morale de tout cela, c'est qu'il ne faut pas réagir "sous le coup de l'émotion"
(blogueurs comme marques, j'essaye de m'appliquer aussi cette règle, je réfléchis avant d'écrire des critiques négatives), que ce n'est pas bien de menacer les blogueurs de procès juste pour leur faire peur en espérant qu'ils retireront leur post (ce qu'ils ne feront pas s'ils n'ont rien à se reprocher), que les blacklistages sont inutiles (rien ne m'empêche de continuer à parler - en bien ou en mal - des marques même si je ne reçois ni dossier de presse ni produit, bien au contraire), que si vous vous attaquez à un blogueur, vous risquez de vous mettre toute sa communauté et bien plus à dos (ça s'est souvent vu), et qu'en cas de critiques non digérées, le dialogue reste quand même la meilleure solution.
Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 30 novembre 2012

LE TUMBLR SPECIAL BLOGUEURS DU VENDREDI

Amis blogueurs, si vous ne l'avez pas déjà vu sur ma fanpage Facebook, allez jeter un oeil à ce tumblr qui nous est dédié, ça vaut le coup ! Les "simples" lecteurs s'en amuseront aussi je pense... :)


(n'oubliez pas une fois en bas de l'écran de cliquer sur le flèche pointe vers le bas, il y en a encore d'autres !)

Il y a celui-ci aussi, en anglais, mais il me fait moins rire. Avec une spéciale dédicace à mes amies juste ;)

"Toute ressemblance avec des personnages ou situations existant ou ayant existé ne serait que pure coïncidence.", bien sûr.
 
Bon week-end à tous !
  .
Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 2 novembre 2012

LA BLOGROLL DU MOIS #2

Et voici 5 nouveaux blogs que je suis régulièrement et que j'ai très envie de vous faire découvrir. Comme la dernière fois, j'attends votre propre opinion en commentaire si vous les connaissez déjà, et si vous n'en avez encore jamais parlé, je suis ravie de vous les présenter !
(on clique sur les images pour découvrir les blogs)



Parce que ce blog (un grand classique) est un reflet assez fidèle de la vie de ces parisiennes d'aujourd'hui, branchouilles-mais-pas-trop, cultivées, stylées, drôles, sympas, avec beaucoup d'auto-dérision, bref, nos meilleures amies, un blog qui aborde un peu tous les sujets avec un bon dosage :  mode, beauté, voyages, quotidien, bons plans, réseaux sociaux..., et surtout, oui surtout, Violette a un style (d'écriture) sans pareil, elle sait si bien jouer avec la langue française que ça pourrait presque nous en donner des complexes, et elle me fait vraiment rire (je ne résiste jamais aux blogueuses qui me font rire, vous l'avez compris), quoiqu'en réfléchissant un peu, je me demande si ce n'est pas plutôt l'ami Brian qui m'amuse le plus...



Parce que c'est le blog de la "girl next door" par essence, celui de la bonne copine qui nous raconte sa vie (son ado surnommé L'Ingrat - sympa la mère, son époux malto-anglo-et-encore-une-autre-nationalité-qui-m'échappe, sa passion pour les sacs, son écumage des brunchs parisiens le dimanche...) et son penchant pour les produits de beauté (son étagère à vernis hallucinante qui ferait presque de l'ombre au rayon "ongles" de Sephora, ses tests produits, ses coups de coeur, ses coups de gueule...), parce que Kaki n'a pas sa langue dans sa poche, parce qu'on la sent sincère et entière, parce qu'elle me fait rire IRL, cette grande bavarde, parce que voilà, son blog lui ressemble vraiment.



Parce que Charlotte sait dénicher mieux que personne les produits super mignons qui vous feront réagir comme si vous regardiez une vidéo de cute cat ("Ooooooooh ♥♥"), parce que son blog tout entier est un hommage à la mignonitude (Charlotte est artiste et directrice artistique IRL, ça aide), que ses articles et les commentaires sont toujours sur le registre hyper positif de la joie, la fraîcheur, l'attendrissement, le cocooning (...) - oui, c'est ça, c'est bien ça, c'est le Pays de Candy de la blogosphère beauté et vous savez quoi ? On en a besoin !! Surtout quand il fait froid et moche dehors. :)



Parce que ce que je suis très admirative de la ténacité d'Anna à tenir ce blogs malgré un boulot très prenant de community manager chez Natira Brasil, malgré surtout un mec, deux chats et une dizaine d'enfants survoltés à charge (j'exagère à peine), un blog très personnel, pas trop fifille mais plutôt "maman geek", plein d'anecdotes et petites découvertes, dont les billets toujours très courts se dégustent comme autant de petites bulles de champagne, un blog auquel j'accroche aussi parce que je connais IRL cette Shiva des Temps Modernes. (Shiva, ses multiples bras, vous aviez compris l'allusion bien sûr)


 

Parce que je suis une fan inconditionnelle du travail de ce jeune homme qui n'a rien d'une caricature de "coiffeur star" même s'il en a indiscutablement l'étoffe, parce qu'il est le roi des chignons vite-faits-trop-bien-faits-et-tellement-actuels, des coupes naturelles comme on les aime, faciles à entretenir au quotiden, des astuces auxquelles on n'aurait jamais pensé (comment maquiller le cuir chevelu en cas d'alopécie...), parce qu'il est juste tellement talentueux que l'on met toujours quelques secondes à se remettre de ses vidéos et que par-dessus tout ça, il a l'air pourtant si humble et généreux que, voilà, quoi, Fred, fais-moi une coupe !!

PS: j'ai (enfin) créé une blogroll que je mettrai à jour tous les mois juste ici.

.
Rendez-vous sur Hellocoton !