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jeudi 23 mars 2017

LA PRISE DE TÊTE DES TEXTURES À EFFET "WHAOU"

Les amis, je suis face à une problématique boulot à laquelle je ne trouve pas de solution idéale, et j’avais envie de vous en toucher un mot, avoir votre avis.
 
Vous savez peut-être que, parmi mes diverses missions, je suis régulièrement amenée à développer des produits cosmétiques : de l’idée à la mise sur le marché en passant par la conceptualisation, le "marketing mix", le choix des actifs et de leurs concentrations, la supervision du développement galénique (= la texture).


En ce moment, cela ne vous a pas échappé, la tendance est à la texture "whaou". On ne se contente plus d’une "simple" efficacité, on veut du plaisir à l’application. Et si en plus il y a une petite surprise à la première utilisation, c'est encore mieux (une crème qui se transforme en lotion - effet "quick breack", une huile qui s'émulsionne en lait, un masque qui bubulle d'oxygène...).

En addition (I ♥ anglicismes), vous souhaitez des textures confortables mais non grasses, veloutées mais non collantes, légères mais non desséchantes, transparentes mais adaptées aux peaux sensibles...

... Inconsciemment ou non, sous influence directe de la cosmétique asiatique, une fois n’est plus coutume.

Sauf que tout cela, ou quasiment tout cela, n'est pas possible sans silicones.

Ce qui ne semble pas poser de problème en Asie ou aux Etats-Unis, mais voilà, le Français veut la crème et l'argent de la crème, l'innovation galénique mais parfois sans ce qui la permet.

Habituellement, quand il s'agit de crèmes et de sérums, je pousse mes clients à développer des produits sans silicones. Ou je les pousse pas d'ailleurs, car en général, ils préfèrent d'office qu'on n'en mette pas.

MAIS quand ils veulent développer un produit pour lequel la sensorialité est essentielle (typiquement un "cosmetic water" façon asiatique), la quête du "sans silicone" devient une aventure.

Je cherche, je cherche, je mets les labos au défi, j'appelle les fournisseurs d'ingrédients, ça prend des semaines, des mois, des années, mais ce qu'ils me proposent n'est jamais satisfaisant. Au bout d'un moment - quand ils ne me l'ont pas déjà annoncé avant même de démarrer les essais, ils me disent " - Mais Sophie, sans silicone, cette texture / cet aspect / cet effet sont impossibles à faire !"  - Je le sais !! Mais "impossible n'est pas français". Et vous êtes français. Peut-être peut-on y arriver quand même ?"

Eh bien parfois non. Pas dans l'état actuel des choses.

Au fait, que leur reproche-t-on, déjà, objectivement, à ces silicones ?
(vous allez le savoir, à force ;))
  • De ne pas être biodégradables rapidement : c'est tout à fait vrai, et c'est un argument recevable si vous pensez "parabole du colibri". Argument négociable en revanche si vous boycottez les silicones dans les cosmétiques et que parallèlement vous achetez des moules en silicones, des joints en silicone (...), prenez la voiture tous les jours, chauffez votre appartement à plus de 19°, mangez beaucoup de bœuf ou de Nutella. La proportion de méfaits environnementaux liés à l'utilisation de silicones dans vos tout petits produits cosmétiques est insignifiante. 
  • D'être inutiles d'un point de vue biologique : c'est complètement vrai. Bon, ils peuvent être utile pour former un film en surface de la peau qui empêchera l'eau de s'évaporer mais des alternatives existent. Et ils sont utiles et pas vraiment substituables à ce jour en maquillage, auquel on n'a jamais demandé de fonction biologiquement active, pour améliorer les performances produits.
  • D'alourdir la fibre capillaire : oui mais uniquement s'ils sont mal formulés. 
  • D'être toxiques pour l'organisme : c'est faux, ceux qui sont autorisés en cosmétique en Union Européenne sont totalement inertes.
  • D'empêcher les actifs de pénétrer : ?. Je n'ai jamais vu aucune étude qui le prouve et j'ai même envie de dire que l'inverse me semble possible car ils laissent un film occlusif sur la peau qui ne peut que favoriser la pénétration. 
  • D'aggraver l'acné : c'est probablement parfois vrai mais il me semble que les avis sont très partagés là dessus donc personnellement je ne me prononcerais pas.

Pour en revenir à ma problématique boulot. 

On peut formuler des textures très agréables sans silicone et la quasi-totalité des produits de soin que je développe sont sans silicone. Parce qu'ils sont souvent inutiles, donc, et parce que certains consommateurs le demandent, tout comme ils demandent du "sans parabène".

Mais quand au bout du 50ème essai qui colle encore parce que la galénique et/ou les actifs choisis sont compliqués à formuler, ou que le produit que l'on développe doit avoir une texture aussi folle que le concept produit et que des tas de labos s'y cassent les dents depuis des tas de mois, et bien... 

Eh bien, vous finissez par en mettre un petit peu dans la formule, de ces *** de silicones !!

...

ET COMME PAR HASARD, ce sont les produits sur lesquels on a les meilleurs retours texture. Les consommateurs adorent.

Donc vous en pensez quoi, vous, de tout cela ? Sans proposer des soins 100% siliconés comme certaines marque le font, en avoir un peu dans un produit qui est vraiment dingue à utiliser, ultra-efficace et qui vous fait plaisir à chaque utilisation, ça vous freine vraiment dans votre achat ou vous n'en avez rien à faire ?

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lundi 7 décembre 2015

COLLECTION MAKEUP PRINTEMPS 2016 PANTONE x SEPHORA : OVERDOSE DE PASTEL ?

Vous savez peut-être que Pantone, le célèbre référent et créateur de couleurs pour l'Industrie - donc au final pour nous consommateurs qui sommes en bout de chaîne, définit chaque année "LA" couleur de l'année.

On a eu le droit les années précédentes à du vert émeraude, du orange tangerine ou une sorte de lie-de-vin, et pour 2016, c'est... du pastel. 

Deux couleurs pour le prix d'une : un rose Quartz (layette) et un bleu Serenity (layette). 

(peut-être pour nous inciter à faire des bébés et rajeunir les populations occidentales vieillissantes ?) (encore un coup de Hollande - Merkel - Obama, ça)


Ces couleurs Pantone de l'année font beaucoup parler d'elles sur la Toile depuis 3-4 ans, et de nombreux chasseurs de tendances s'en inspirent pour décider des teintes de tel ou tel objet (à tort ou à raison, je ne suis pas sûre qu'il y ait eu un véritable engouement du public en 2015 pour le Marsala ou en 2014 pour le radiant Orchid - vous nous direz en commentaire si vous y avez succombé en déco, mode ou cosméto).


La news beauté du jour, c'est que Séphora s'est associé à Pantone pour créer une gamme de maquillage pour ce printemps 2016, et le résultat est, comment dire... Pastel. Enfantin. Coloré. Tout sauf nude.


Je me demande dans quelle mesure cette palette de couleurs sera adoptée par les consommatrices, vue la difficulté à les porter (je parle bien sûr des consommatrices lambda, pas des artistes du pinceau et fortes personnalités comme certaines d'entre vous :)).

Je me demande dans quelle mesure parfois, la Loi de la Tendance décidée par quelques marketeux tout-puissants-dans-leur-tour-d'ivoire n'est pas un peu trop détachée de la réalité.

Je me demande à quoi servent vraiment ces couleurs Pantone de l'année. Si elles dictent réellement la tendance, si elles garantissent un véritable succès commercial.


Vous oseriez les porter, vous, ces teintes de maquillage ? Vous achèteriez cette palette ou ces rouges à lèvres ? Et ces roses et bleus layette en fringues et touches déco (hors bébés) ?

Collec' dispo sur le site US Sephora

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mardi 25 février 2014

MADELEINES DE PROUST

Cette odeur de linge propre, de pâtisseries maison - de madeleines, notamment... ce parfum aux accents du Sud, doux, sucré mais aussi fleuri, aérien... vous voyez de quoi je parle ?

La fleur d'oranger.

Depuis quelques temps, j'ai une addiction pour la fleur d'oranger. Et hasard ou non, ces derniers mois j'ai reçu un certain nombre de produits de beauté et bien-être construits autour de cette fleur, de son eau, son huile essentielle, son parfum. 

Chaque matin, je me nettoie le visage avec la Mousse Douceur Fleur d'Oranger de Leonor Greyl. C'est un shampooing / gel douche deux-en-un, et comme il a été formulé pour la peau fragile des bébés (oui, il y a un nounours dessus ;)), vous pouvez tout à fait l'appliquer sur le visage. Il a une odeur très douce, assez discrète, une mousse agréable...


Je passe ensuite sous la douche avec le Bain Douche Moussant Fleur D'Oranger de Sephora, en alternance depuis quelques jours avec le Savon de Provence à l'huile d'Olive  Fleur d'Oranger de Théophile Berthon

Le premier a un parfum assez prononcé, très sucré, dans la lignée de parfums de douches à la Yves Rocher ou Cottage, et la fleur d'oranger n'est probablement là qu'à dose homéopathique voire inexistante, car ce qu'on cherche ici, c'est avant tout son odeur "bonne humeur", celle qui vous donne la pêche (... la banane... ? dommage que je ne puisse pas faire de jeu de mots facile avec "orange" ;)) quand vous vous êtes levé du mauvais pied.



Le second est naturel à plus de 98%, fabriqué de manière "artisanale", à base d'huiles d'olive et de coco et de glycérine végétale, avec une pointe d'huile essentielle de fleur d'oranger. Il est plus doux, plus crémeux, plus réconfortant. Et pas très cher pour cette qualité : 14,90€ le gros flacon de 500 ml. Je vous reparlerai de cette jolie marque qui a été créée en 1867 (l'a t-on exhumée récemment comme la marque Cadum ou avait-elle vraiment survécu tout ce temps, je n'en sais encore rien, il faut que je creuse...).




Après la douche, je vaporise sur mon visage un nuage de Brume de Néroli de Doux Me. Le néroli est l'autre petit nom de la fleur d'oranger. Il s'agit ici d'eau florale 100% pure, Bio, sans transformation, sans ajout de parfum, c'est vraiment celle de notre enfance. Elle est parfaite pour apaiser les peaux sèches et délicates. Quand je la vaporise, j'ai l'impression d'avoir le teint plus frais (ce n'est qu'une impression mais c'est bon pour le moral !).


J'ai aussi un Bouquet Parfumé à la Fleur d'Oranger de Baïja, cette jolie marque de produits d'hygiène, beauté et maison. Je l'ai eu dans le Mysekit concocté par Natacha Birds il y a 2-3 mois. Par contre, il n'était pas livré avec les bâtonnets de senteur, du coup, pour l'instant, il reste de côté... Ceci dit, je pourrais essayer d'y mettre des baguettes chinoises, ça pourrait peut-être marcher, qu'en pensez-vous ? ;)



Pour le moment, je ne me lasse pas de ce parfum. Je crois que j'en ai besoin : c'est encore l'hiver, il fait froid, je suis assez stressée en ce moment, et la fleur d'oranger me réconforte. Mais je pense que d'ici quelques temps j'en ferai une overdose... avec l'arrivée du printemps, j'aurais envie de parfum plus frais, plus "vert", plus tonique... vous voyez ce que je veux dire ?

Et vous, la fleur d'oranger, ça vous fait un effet Madeleine de Proust ou pas ? Et vous êtes comme moi, selon vos humeurs ou la saison, plus ou moins sensibles à certaines odeurs ? :)

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