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mercredi 14 mars 2012

BEAUTÉS DU MONDE #11 : JAMILA, MAROCAINE


Jamila est une jeune femme incroyablement lumineuse qui a suivi la formation pendant laquelle je suis intervenue au Maroc il y a quelques jours. Elle vit dans un petit village assez isolé (10 km de piste) de l'Anti-Atlas, Toumanar, où elle donne des cours d'alphabétisation et soutient la coopérative de femmes qui produit notamment de l'huile d'argan. A 31 ans, elle en fait 10 de moins. Quel est son secret ? Probablement une joie de vivre sans pareille – Jamila est généreuse, attentive à son prochain, toujours positive, avec un rire cristallin qui dériderait les plus ronchons d'entre nous. :)

Qu'est-ce qu'une jolie femme pour toi ?

C'est une femme qui aime la vie, qui rit beaucoup, qui prend soin d'elle et que les gens aiment pour toutes ces qualités.


Quelle personnalité symbolise le mieux la beauté pour toi ?

Yasmin Abdel Aziz, une actrice égyptienne.


Quelle est ta routine beauté ?

Ma routine est très simple. Chaque matin, je me lave le visage et le corps avec du savon, puis je me brosse les dents et les cheveux. Je mets un déodorant parfumé. Le soir, je me brosse les dents et les cheveux. Quand il fait très chaud, je prends une deuxième douche dans la journée.

Je me lave les cheveux avec du shampooing tous les 4-5 jours, ou plus souvent l'été, à cause de la chaleur.

Je n'ajoute rien sur la peau, ni crème, ni huile, parce que je n'en ai pas besoin.

Et je ne mets jamais de maquillage.

Jamila et son fils Amine.


As-tu des secrets de beauté à partager avec nous ?

Une recette que les femmes de mon village utilisent pour adoucir la peau et éliminer les points noirs : préparer une pâte avec une base de poudre naturelle (farine de blé ou argile, par exemple), ajouter un peu de jus de citron et du lait, appliquer sur le visage, laisser pauser 15 minutes puis rincer.

Sinon, la base des soins de beauté dans ma région est bien sûr l'huile d'argan, que l'on applique sur la peau pour l'adoucir et la régénérer et sur les cheveux avant le shampooing pour les nourrir, les lisser, les faire briller.


Où achètes-tu tes produits de beauté ?

J'achète mon savon et mon shampooing à l'épicerie du village. Parfois, je me rends en ville dans des magasins un peu plus grands où il y a plus de choix.

(la ville voisine, Tafraout, et un de ses magasins)


A lire aussi, les interviews beauté de :

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lundi 5 mars 2012

UN PEU DE MAROC, DE TERROIR ET DE SOLIDARITE

Et me revoilà de retour du Maroc, où je ne suis pas allée pour les vacances – non, non, mais pour une mission professionnelle.
C'est mon amie Bérengère, qui travaille depuis quelques années au sein de l'association franco-marocaine Migrations et Développement, qui m'a demandé d'intervenir lors d'un stage de quelques jours destiné à développer les connaissances d'intervenants dans le commerce équitable local.
Les stagiaires : des interlocuteurs marocains de coopératives de femmes de la région de l'Anti-Atlas (entre Agadir et Ouarzazate) et des françaises d'origine marocaine souhaitant commercialiser le fruit de ces coopératives en France.
Le but : (in)former et réunir les compétences & réseaux de chacun pour développer de manière la plus performante possible l'activité économique des femmes des villages de la région, ainsi que la qualité et la traçabilité de leurs produits.
Ces coopératives produisent des produits dérivés de l'argan (huiles alimentaires et cosmétiques, "Amlout", savons, crèmes hydratantes...), du safran (épice, thé et cosmétiques), du figuier de Barbarie (huile, farine, lamelles de « raquettes » qui ressemblent à peu à des cornichons – je regrette de ne pas avoir pu goûter), de la rose (eau florale, huile, shampooings...), de l'amande (huile, savons), des dattes, de l'olive (…), et également du petit artisanat.
Les produits des coopératives sont vendus au Maroc, et le seront bientôt en France sous une marque qui garantira un haut niveau de qualité (la notion de terroir est très importante pour tous les intervenants sur ce projet – je vous laisse regarder les photos ci-dessous qui montrent le niveau d'équipement et d'hygiène de certaines coopératives, sachant que certains produits sont même certifiés Bio par Ecocert (!)) et bien sûr, dans les règles du commerce équitable.
Mon intervention a consisté à faire un point sur la réglementation européenne en matière d'étiquetage alimentaire* et cosmétique, puis réfléchir avec les stagiaires à la création d'une identité visuelle de marque, à l'aide d'un graphiste bénévole d'Agadir. Puis nous sommes partis deux jours sur la route à la rencontre des coopératives que Migrations et Développement soutient – une expérience terrain très intéressante, vous imaginez bien !
Alors voilà, je voulais vous toucher un mot de cette petite escapade marocaine, car c'est le genre de mission professionnelle qui donne encore plus de sens à mon travail, et je vous encourage, une fois n'est pas coutume, chacun à votre niveau, bénévolement ou non, à en faire autant si vous en avez l'occasion, et pas forcément loin de chez vous – il y a probablement plein de choses à faire dans votre quartier !
... suite et fin en quelques photos...

LES MATIÈRES PREMIÈRES


OLIVIER


FIGUIER DE BARBARIE



ARGANIERS & NOIX D'ARGAN


AMANDIER

LES PRODUITS DÉRIVÉS

 
* Merci à Nutrikéo, agence de conseil en nutrition - santé, pour son aide sur la partie alimentaire
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